7 clés pour avoir plus de discernement spirituel : 2e partie

Dans notre édition précédente, nous avons cité trois principes permettant aux chrétiens de bien juger. Dans le présent article, nous examinons les quatre clés suivantes pour avoir plus de discernement spirituel.

Nous avons vu précédemment que Dieu S’attend à ce que nous fassions preuve de discernement – que nous fassions la part de la vérité et de l’erreur, du bien et du mal, que nous sachions quels comportements adopter ou proscrire. L’idée que les chrétiens ne doivent jamais juger est fallacieuse.

Il ne nous appartient pas de juger les gens dans le sens de les condamner. C’est à Christ qu’incombe cette tâche, et Ses jugements sont entièrement justes et miséricordieux (Psaume 96:13 ; Actes 17:31 ; Jean 5:22). Par contre, Dieu S’attend à ce que nous sachions ce qui est chrétien et ce qui ne l’est pas afin que nous vivions dans l’obéissance à Ses lois bénéfiques (Deutéronome 10:13).

Nous avons déjà étudié trois clés pour avoir plus de discernement spirituel.

  1. Reconnaissez qu’il y a des absolus spirituels.
  2. Demandez à Dieu de vous aider.
  3. Haïssez ce que Dieu hait, et aimez ce qu’Il aime.

Examinons à présent quatre clés supplémentaires capables de nous donner plus de discernement spirituel.

Clé no 4 :Demandez conseil

Demander conseil à des personnes qui ont du savoir et de l’expérience est une autre clé capable de nous aider à juger justement. Le roi Salomon a insisté sur ce point dans plusieurs de ses proverbes.

« Quand la prudence fait défaut, le peuple tombe ; et le salut est dans le grand nombre des conseillers » (Proverbes 11:14).

« La voie de l’insensé est droite à ses yeux, mais celui qui écoute les conseils est sage » (Proverbes 12:15).

« Les projets échouent, faute d’une assemblée qui délibère ; mais ils réussissent quand il y a de nombreux conseillers » (Proverbes 15:22).

Dieu avait accordé à Salomon beaucoup de sagesse et de grandes connaissances, au point que les dirigeants des autres pays venaient le voir (1 Rois 4:34 ; 10:4), mais il trouvait pourtant utile d’être lui-même conseillé.

Quand nous demandons conseil, nous devrions consulter des individus qui ont du savoir, de l’expérience et de la sagesse. Il y a peu de chance que nous contenter de parler à nos amis – qui ne sont pas nécessairement assez compétents pour nous fournir de bons conseils – suffise pour recevoir les sages conseils et les résultats dont nous avons besoin.

Clé no 5 : Pratiquez l’art de bien juger

Quand des athlètes veulent devenir bons dans leur discipline, ils s’entrainent, et utilisent les meilleures techniques. Et dans la plupart des cas, ils s’entrainent beaucoup ! Généralement, plus ils pratiquent et plus ils s’améliorent. C’est également le cas pour nous ; c’est ce que nous devons faire pour avoir plus de discernement spirituel. Nous contenter de nous informer à ce sujet ou d’y penser ne suffit pas. Nous avons besoin de pratique !

L’auteur de l’Épître aux Hébreux nous le dit bien : « La nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal » (Hébreux 5:14 ; c’est nous qui soulignons tout du long).

Des décisions prises avec la tête ou avec le cœur

On s’est aperçu que quand les êtres humains émettent des jugements ou prennent des décisions, ils le font généralement soit en fonction de ce qu’ils savent, soit en fonction de ce que leur dicte leur cœur.

Ceux qui le font avec leur tête passent souvent pour des êtres logiques, rationnels, soucieux des détails et objectifs. Ceux qui le font en fonction de ce qu’ils ressentent passent généralement pour des êtres sensibles, passionnés, compatissants et sentimentaux.

Ces deux préférences ont leurs avantages et leurs inconvénients propres. Quand on prend une décision avec sa tête, c’est souvent dans un fort souci de suivre le règlement, mais il arrive que cela blesse inutilement les gens. Quand on prend une décision avec son cœur, c’est généralement bien reçu et bien vu, mais certaines règles et certains principes importants ne sauraient être ignorés.

Les meilleures décisions sont généralement celles prises tant avec la tête qu’avec le cœur. Et les jugements rendus de cette manière tiennent compte de la vérité, et sont motivés par l’amour.

Nous ne devrions jamais faire de compromis avec la vérité divine, sous prétexte que nous faisons preuve d’amour. Et nous ne devrions pas non plus nous servir de la vérité pour blesser inutilement nos semblables. Paul, en effet, nous dit de croître « en professant la vérité dans l’amour » (Éphésiens 4:15).

Clé no 6 : Choisissez bien vos amis

Les personnes avec qui nous passons du temps influencent souvent nos idées et, de ce fait, nos actions. Bien que nous ne choisissions pas les personnes que nous rencontrons en public ou celles avec qui nous travaillons, nous pouvons néanmoins choisir avec qui nous allons passer nos temps libres.

À ce propos, Salomon a écrit : « Le juste montre à son ami la bonne voie, mais la voie des méchants les égare » (Proverbes 12:26). Au premier siècle, Paul a réitéré ce principe éternel : « Ne vous y trompez pas, les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs » (1 Corinthiens 11:33).

Développant cette idée, Paul nous dit : « Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? » (2 Corinthiens 6:14).

Quand nous fréquentons des personnes qui partagent nos convictions religieuses, cela nous encourage à demeurer fidèles à Dieu. Quand nous sommes avec eux, nous avons l’occasion de « nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres » (Hébreux 10:24). Voilà pourquoi la fraternisation entre croyants était un principe si important lorsque l’Église de Dieu fut fondée (Actes 2:42) et continue de l’être pour nous à présent.

Quand nous fraternisons entre croyants, notre amour et notre respect mutuels et pour Dieu augmentent. Comme l’a expliqué l’apôtre Jean, « ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ » (1 Jean 1:3).

Clé no 7 : Tirez des leçons de vos fautes

La dure réalité, c’est que nous avons tous commis – et commettrons encore – des fautes. Cela, la Bible nous le rappelle bien des fois.

Dans la prière que fit Salomon lors de la dédicace du temple, il nota : « Il n’y a point d’homme qui ne pèche » (1 Rois 8:46 ; 2 Chroniques 6:36). Dans le livre de l’Ecclésiaste, il revient sur cette constatation : « Non, il n’y a sur la terre point d’homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais » (Ecclésiaste 7:20). Paul a également précisé que « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3:23). La question n’est pas de savoir si nous allons pécher ; c’est établi. Ce qui compte, c’est de savoir ce que nous allons faire.

Dieu veut que nous nous repentions de nos fautes et que nous nous mettions à vivre comme Il nous l’ordonne. À propos de la ténacité que nous devons avoir, face à nos fautes, Salomon a écrit : « Sept fois le juste tombe, et il se relève, mais les méchants sont précipités dans le malheur » (Proverbes 24:16).

Ce qui compte, c’est que nous nous relevions toutes les fois que nous chutons. Et que nous tirions des leçons de nos erreurs, afin de ne plus chuter – du moins, plus aussi souvent.

Le discernement spirituel augmente, et la confusion disparaît

En débutant cette série d’articles, j’expliquais que Papa dut prendre une décision à propos du jour où nous allions adorer Dieu. Au départ, L’adorer le septième jour, comme l’enseigne la Bible, et le dimanche, en l’honneur de la résurrection de Christ, semblaient logiques. Néanmoins, quand son discernement spirituel augmenta, la confusion disparut. Papa et Maman finirent par découvrir que Jésus ne ressuscita pas des morts un dimanche, et que le transfert du jour de culte du samedi au dimanche n’est pas autorisé dans la Bible.

Armés d’une meilleure compréhension de la Bible et ayant plus de discernement spirituel, ils se sont mis à adorer Dieu le jour qu’Il a béni et sanctionné à cet effet. (Incidemment, peu après que Papa ait demandé à son patron de ne plus travailler le samedi, la société où il travaillait a cessé de travailler le samedi, et tous les employés ont alors eu le samedi et le dimanche libres. Ma famille estime que c’était une bénédiction divine.)

Dans la vie, vous aurez à prendre des décisions morales et spirituelles exigeantes. Appliquez ces sept clés afin que « votre amour augmente de plus en plus en connaissance et en pleine intelligence pour le discernement des choses les meilleures » (Philippiens 1:9).

Nous vous proposons à cet effet, nos articles « Jugez justement » et « La recette de la réussite ».