Prêts pour la fin du monde ?

Des millions de gens s’attendent fébrilement à la fin du monde. Certaines craintes sont légitimes, mais comment s’y préparer au mieux ?

En somme, Maël Moulin vit comme un banlieusard d’une grande mobilité. Il travaille comme développeur de logiciels pour une banque d’investissement dans le centre d’une grande ville, où il se rend en train, de son domicile dans la banlieue nord de la ville. Sa femme, Chloé, travaille à temps partiel comme physiothérapeute, en plus de véhiculer leurs deux adolescentes à leurs activités sportives ou à leurs leçons de musique.

Néanmoins, les Moulin (qui préfèrent ne pas être identifiés) se livrent à d’autres activités que seuls leurs proches et quelques amis connaissent.

Chloé stocke toutes sortes de denrées, d’articles et de produits. Chaque semaine, elle met en bocaux et déshydrate de grandes quantités de viande et de légumes et achète au magasin du coin des boites pour aliments non périssables qu’elle entrepose dans leur sous-sol. Chloé a également constitué une réserve de matériel de premiers soins, d’articles de toilette, d’eau, de piles, de charbon de bois et d’allumettes.

Les Moulin ont pratiquement de quoi survivre pendant un an.

Maël est très occupé à rénover leur maison, y installant des caméras de sécurité, des vitres en verre trempé, des panneaux solaires et une serre hydroponique, ainsi qu’une clôture électrique autour de leur propriété. Il a également acheté des pistolets et des carabines pour lui, sa femme et ses enfants, et ils font du tir chaque semaine. « Il faut être prêt à se défendre et à protéger ses biens des maraudeurs ! » nous dit Maël.

Le couple vient d’acheter un terrain à la campagne et y a fait construire un abri bétonné – où ils pourraient se réfugier en cas de menace à court terme ou s’ils devaient quitter la banlieue. Ils y ont aussi entreposé de la nourriture, de l’eau, des armes à feu et des munitions. Nul ne sait – hormis leurs proches – où ce bunker est situé. « Il n’y a de place pour personne d’autre, et nous ne voulons pas qu’on vienne frapper à la porte quand tout va éclater ! » ajoute Maël.

Prêts pour la fin du monde

Les Moulin se préparent, en prévision de la fin du monde ; ils font partie d’un nombre croissant d’individus convaincus qu’une terrible catastrophe ou une situation d’urgence – y compris une désintégration totale de la société – va probablement avoir lieu dans un avenir proche, et ils s’y préparent fébrilement, afin d’y survivre.

Beaucoup de gens sont comme eux ; ils sont très discrets. Il est donc difficile de savoir combien ils sont. D’après Tom Martin, fondateur du mouvement American Preppers Network, ils seraient de trois à cinq millions en Amérique, et plusieurs millions en plus dans d’autres pays. Selon lui, « le phénomène […] est mondial et ne cesse de croître. Et partout où il y a eu des catastrophes naturelles, il y en a de plus en plus ».

Le nombre de nouveaux commerces et de sites consacrés aux « Preppers » (ceux qui se préparent à la fin du monde ou à une guerre nucléaire) est significatif de l’importance dudit mouvement. Leur croissance est rapide. Par exemple, l’un d’eux a enregistré une croissance des 708% de ses revenus, ces trois dernières années. La construction d’abris et de bunkers est également en forte augmentation.

Des milliers de blogs et de sites Internet pour survivants, et plusieurs dizaines de revues sur ce sujet existent. La télévision, elle aussi, s’en mêle ; la chaine américaine de National Geographic produit une émission – Doomsday Preppers [préparatifs de fin du monde] – faisant des reportages, dans chacun de ses épisodes,  sur des foyers se préparant pour ladite éventualité ; et l’émission Doomsday Bunkers de la chaine Discovery fait la chronique d’une société qui construit des abris souterrains pour ces préparateurs en herbe.

La motivation

Soyons francs ; le mouvement des preppers n’est pas vraiment un phénomène nouveau. Il y a toujours eu des gens, souvent en marge de la société, se préparant pour des scénarios apocalyptiques. « Ce qui diffère, avec ce mouvement, fait remarquer Martin, c’est qu’il s’est généralisé. Il y a des preppers dans toutes les couches de la société, de toutes les tranches d’âge, de tous sexes et de tout niveau social ».

Selon Martin, c’est l’attentat du 11 septembre 2001 à New York qui a été un tournant décisif dans l’intérêt accru de bien des gens pour des préparatifs contre les catastrophes. Les catastrophes comme les ouragans Katrina et Sandy ou l’épidémie d’ébola, l’an dernier, ont accéléré le mouvement. « Toutes les fois qu’il y a une grave épidémie ou une catastrophe naturelle dans le monde, cela alimente encore davantage le mouvement des preppers ».

On se prépare pour le pire pour diverses raisons, et à divers degrés. Les deux scénarios les plus courants : une catastrophe naturelle ou d’origine humaine régionale ou la fin du monde. Dans le premier cas, on cherche à survivre pendant un certain temps, jusqu’à ce que tout redevienne normal.

La vraie fin du monde

Bon nombre de preppers de fin du monde ont des craintes légitimes à propos de tout un éventail de catastrophes pouvant se produire dans notre monde. Mais que se passerait-il si ces catastrophes avaient lieu l’une après l’autre, empêchant les gens de survivre ? Que se passera-t-il si la fin du monde est réelle ?

Jésus a annoncé une époque de détresse sans précédent dans l’histoire. « Car alors, la détresse sera si grande qu’il n’y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais » (Matthieu 24:21). Les menaces de cette époque de détresse, décrite en détail dans le livre de l’Apocalypse, dépassent tout ce à quoi l’on peut physiquement s’attendre.

Néanmoins, il y a moyen d’y survivre et d’y échapper ! Jésus, en effet, a fait la promesse suivante : « Si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé ; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés » (verset 22).

Les « élus » sont les disciples de Christ qui se repentent de leurs péchés et qui s’engagent à obéir fidèlement à Dieu. À la fin de cette prophétie du mont des Oliviers, Jésus dit à Ses disciples de se préparer pour Son Second Avènement :

« Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l’improviste ; car il viendra comme un filet sur tous ceux qui habitent sur la surface de toute la terre. Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme » (Luc 21:34-36).

En dépit des horribles péchés qui se commettent en ce monde, Dieu a Ses regards sur Son peuple et Il s’occupera de lui lors de cette « grande détresse ». Christ va revenir en tant que Roi des rois et éliminer la menace de destruction du monde ; les élus vont régner avec Lui ; Son gouvernement juste va enfin instaurer la paix dans le monde entier !

Afin de savoir quoi faire à propos de ces sujets de la plus haute importance, et savoir comment vous préparer spirituellement pour les temps difficiles qui s’annoncent, consultez les articles suivants :

Dans le second cas, on se prépare pour la fin du monde tel que nous le connaissons. Cela décrit les preppers de la fin du monde, qui sont persuadés qu’une catastrophe de nature à changer le monde entier – comme un écroulement de l’économie mondiale, ou l’explosion d’armes de destruction massive (nucléaire, chimique ou bactériologique), une pandémie de super-virus, une collision avec un astéroïde ou une comète, une pulsion électromagnétique issue d’une éruption solaire ou une détonation nucléaire désactivant tous les appareils électroniques – nous menace.

Eux se préparent non seulement à survivre à de tels événements, mais aussi à la désintégration subséquente des infrastructures sociales (comme les transports, les routes, les services publiques, les hôpitaux, les prisons), l’interruption de l’approvisionnement alimentaire, des soulèvements sociaux et la loi martiale.

Pas étonnant que, pour ces gens-là, se préparer pour ces scénarios apocalyptiques deviennent le point focal de leur vie !

Vous ne pouvez-vous préparer physiquement

Nous vivons indubitablement dans un monde de plus en plus incertain et dangereux. Il est logique d’emmagasiner quelques provisions en cas de catastrophe naturelle, de mauvais temps, de pannes d’électricité ou autres situations analogues. « Faire certains préparatifs pour des temps difficiles est toujours sage, explique Doug Horchak, pasteur de l’Église de Dieu, Association Mondiale, vivant à Dallas, dans le Texas, mais les préparatifs auxquels se livrent bien des gens, de nos jours, ne les protégeront pas contre ce qui s’en vient ! »

La Bible annonce depuis longtemps un scénario de fin du monde auquel l’humanité ne s’attendra pas. « En fait, Jésus a parlé d’une période de grande détresse devant se produire, unique et sans précédent dans toute l’histoire, telle que le monde n’en a jamais connue », ajoute M. Horchak.

« De plus, bien qu’ayant été prévenus longtemps à l’avance, cette période, comme l’a dit Jésus, viendra quand le monde ne s’y attendra pas. Et nous devrions nous y préparer ; mais comment ?

Cette préparation est en fait l’élément sur lequel Jésus a insisté dans Sa prophétie. « Tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas » (Matthieu 24:44).

Comment peut-on se préparer pour les événements cataclysmiques accompagnant Son retour ? « Si vous vous préparez pour une bataille – ce que font beaucoup de preppers – vous êtes loin de faire ce que Jésus a dit de faire, ajoute Doug Horchak. Seule une préparation spirituelle pourra vous sauver, dit-il, citant Luc 21:36 où Jésus a dit : « Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme ». 

« Dieu doit faire partie de nos projets. Quand on voit comment est ce monde et quand on imagine comment il peut devenir, si Dieu n’occupe pas une place dans sa vie, on n’a que ses craintes, au niveau physique. Et quand c’est le cas, on se met à se méfier des autres, la division et l’animosité s’installent, et la nature humaine a amplement les moyens de donner libre cours à ses pulsions, de manière négative ».

En revanche, les preppers spirituels s’appuient avec confiance sur les nombreuses promesses bibliques indiquant que Dieu protégera ceux qui Le servent : « L’Eternel est bon, il est un refuge au jour de la détresse ; il connaît ceux qui se confient en lui » (Nahum 1:7 ; lire aussi Exode 14:14 et Psaumes 34:19).

« Il y a, certes, des mesures que nous pouvons et devrions prendre pour faire face aux urgences et nous protéger, dit M. Horchak, mais Dieu explique clairement que nous devons nous fier à Lui. Il veut que nous nous tournions vers Lui pour savoir quoi faire, non seulement dans les calamités, mais toujours ».

L’un des articles-clé du mouvement des preppers se préparant à la fin du monde consiste à ne se fier qu’à soi au lieu de se confier en Dieu. Beaucoup de preppers ne veulent pas avoir à dépendre de quelqu’un ou d’une quelconque institution, ni même de Dieu. Ils ont fermement l’intention de se débrouiller tout seuls et d’agir à leur guise.

Nous devons surtout être prêts spirituellement

Il n’y a pas de meilleur moyen de se préparer pour les temps difficiles qui s’annoncent que de développer une relation étroite avec Dieu par la prière, l’étude de la Bible, le jeûne, la méditation et la fraternisation avec d’autres croyants. « Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous », lit-on dans Jacques 4:8. Il n’y a que Dieu qui puisse nous protéger.

Notre Père céleste nous promet en outre que nous n’avons pas besoin d’être effrayés par les défis de cette vie ni de laisser des situations qui nous échappent dominer nos pensées. Comme l’a écrit Paul, « l’Esprit que Dieu nous a donné ne nous rend pas timides ; au contraire, son Esprit nous remplit de force, d’amour et de sagesse » (2 Timothée 1:7). Se préparer pour la fin du monde ou anticiper une catastrophe comme le font les preppers n’est pas ce que Dieu a présent à l’esprit. Il souhaite que nous ayons de l’espérance et la paix d’esprit, confiants qu’Il maitrise tout ce qui se passe.

« Si nous nous préparons spirituellement, nous efforçant d’avoir une relation étroite avec Dieu, nous n’avons rien à craindre, car Dieu protège les Siens, conclut M. Horchak. Dieu seul pour nous fournir la protection nécessaire contre une calamité ou un catastrophe globale et Il est notre seule source de sécurité »