Une guerre est sur le point d’éclater au Moyen-Orient

Le Moyen-Orient est en ébullition. Ses conflits divers risquent de plonger toute la région dans un conflit généralisé. Les prophéties bibliques indiquent que ce dernier va affecter le monde entier.

Quand Mohamed Bouazizi – un jeune vendeur ambulant de 26 ans – s’estimant harcelé par un gouvernement autoritaire, s’immola par le feu, il était loin de se douter qu’il enflammerait tout le Moyen-Orient.

Les répercussions du printemps arabe

Son geste déclencha la révolution de jasmin dans sa Tunisie natale, début 2011, renversant son président.

De là, le printemps arabe s’est mis à défier les gouvernements autoritaires de nombreux pays moyen-orientaux. Les protestations se sont rapidement étendues à l’Égypte, à la Lybie, à la Syrie et au Yémen. Les manifestations, en Egypte, ont provoqué la chute d’Hosni Moubarak – mettant fin à son règne de 30 ans. En Lybie, les manifestations ont provoqué la chute de Mouammar Kadhafi, mettant fin à son règne de 42 ans et plongeant le pays dans l’instabilité et dans des conflits tribaux qui se poursuivent.

Le printemps arabe en Syrie n’a pas mené au renversement du président Bachar Al-Assad. Ce dernier se débat farouchement pour conserver son poste, ayant plongé la Syrie dans une guerre civile brutale qui dure depuis huit ans. Son gouvernement s’efforce de reprendre le contrôle des rebelles syriens, des Kurdes, de l’État islamique et de beaucoup d’autres petits groupes qui s’efforcent tous de prendre le pouvoir.

Les conflits, au Moyen-Orient dégénèrent rapidement, étant fort complexes ; mais qu’est-ce qui les rend si complexes ?

Des conflits multidimensionnels

Les guerres, au Moyen-Orient, sont complexes – impliquant de nombreux éléments. Tous les conflits dans cette région du monde doivent être compris à la lumière de trois conflits régionaux majeurs :

Le conflit israélo-arabe : Les pays arabes s’opposent à la nation d’Israël depuis sa renaissance en 1948. À l’époque, Israël a lutté pour sa survie, ayant pour ennemis l’Égypte, la Jordanie, l’Iraq, la Syrie, le Liban, l’Arabie Saoudite et le Yémen. Bien qu’assailli de toutes parts, Israël a miraculeusement repoussé les armées arabes et a survécu. Cette situation s’est reproduite en 1967 – année où les Israéliens ont réussi à capturer la cité de Jérusalem pour la première fois depuis que les Juifs en avaient été expulsés par les Romains. Israël a également été victorieux quand on l’a attaqué lors de la guerre de Yom Kippour (du jour des Expiations) en 1973.

La rivalité entre chiites et sunnites  : La dispute, née au 7e siècle à propos de l’identité contestée du successeur légitime du prophète Mahomet, a provoqué au Moyen-Orient de profondes divisions et une lutte pour le pouvoir entre l’Arabie à majorité sunnite et l’Iran à majorité chiite. L’Iran soutient les États et les groupes chiites comme les Houtis au Yémen, les Alaouites en Syrie et le Hezbollah au Liban. En revanche, l’Arabie Saoudite soutient les groupes sunnites adverses, exacerbant la rivalité entre les deux sectes islamiques.

La lutte de pouvoir entre les sunnites : La Turquie et le Qatar se disputent la suprématie du monde sunnite contre l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis et l’Égypte. La Turquie soutient les Frères musulmans et approuve le printemps arabe qui leur a donné le pouvoir en Égypte. Les dirigeants de l’Arabie Saoudite considèrent que les Frères musulmans représentent une menace pour leur pouvoir et ont soutenu les militaires Égyptiens qui ont écrasé les Frères musulmans.

Le chaos accru issu d’alliances mouvantes et du retrait américain

Ce qui complique encore davantage la crise au Moyen-Orient, c’est que ses pays y concluent des alliances avec des acteurs non-gouvernementaux agissant indépendamment – ce qui peut rendre difficile l’indentification des responsables de diverses actions. Quand les Houtis yéménites soutenus par l’Iran attaquent une raffinerie de pétrole saoudite, qui le monde blâme-t-il ? Les Houtis ou l’Iran ? Ce dernier, évidemment, nie toute responsabilité. De plus, certains pays peuvent être alliés dans un conflit, et ennemis dans un autre.

L’impact des actions commises par des nations puissantes a aussi, au fil des siècles, compliqué les choses. Depuis la Seconde Guerre mondiale, par exemple, les États-Unis ont joué un rôle-clé au Moyen-Orient, mais leur rôle s’amenuise. Comme l’a déclaré le Secrétaire d’État américain Mike Pompéo dans un discours, au Caire, en janvier 2019, « quand l’Amérique se retire, le chaos souvent s’ensuit ». Cette dernière se replie sur elle-même ; c’est le chaos.

Quand les États-Unis se sont retirés du nord de la Syrie, en octobre, la Turquie l’a envahi, attaquant les Kurdes qu’ils avaient soutenus. Le chaos qui en a résulté a forcé quelque 200 000 personnes à fuir la violence, et la Russie en a profité pour cimenter sa position en tant que nouveau courtier entre la Syrie et la Turquie.

Le Moyen-Orient est toujours en crise. Les prophéties bibliques indiquent que – de cette région du monde – va surgir un pouvoir destiné à déclencher une série d’évènements qui mèneront au retour du Christ. Les frustrations, qui ont provoqué les soulèvements populaires que nous connaissons, subsistent. De récents soulèvements ont provoqué le renversement de dirigeants au Soudan et au Liban. On ne cesse de manifester dans ces pays, et en Afrique du Nord ou plusieurs dirigeants cherchent à s’agripper au pouvoir mais où il semble qu’on revienne au tribalisme. On veut souvent voir les élites éliminées des gouvernements.

Une confédération opposée à Israël

Les nations arabes s’entendent peu. Néanmoins, d’après la Bible, elles vont s’unir dans un objectif commun. Le Psaume 83 décrit une confédération de nations principalement moyen-orientales se formant et disant : « Venez, disent-ils, exterminons-les du milieu des nations, et qu’on ne se souvienne plus du nom d’Israël ! » (verset 4).

Dans ce passage, le psalmiste implore Dieu d’intervenir contre la force écrasante menaçant les descendants d’Israël et de traiter ses ennemis comme Il le fit jadis (versets 1-3, 9-18). Les descendants modernes d’Israël comprennent bien plus que la tribu de Juda se trouvant en grande partie dans la nation moderne d’Israël (lire à cet effet notre article « Qui sont les descendants des anciens Israélites ? ») mais la nation juive a, certes, été menacée de ce danger.

Dès la fondation de la nation d’Israël en 1948, de nombreuses nations et organisations musulmanes du Moyen-Orient – tant sunnites que chiites – ont juré de détruire cette dernière. En 1948, Hassan el-Benna – chef des Frères musulmans – a déclaré : « Si l’État juif devient réalité […] le peuple arabe repoussera jusqu’à la mer les Juifs qui se trouvent chez lui ».

Ce sentiment fut confirmé en 1967 par le président égyptien Gamal Abdel Nasser, qui déclara qu’il repousserait Israël et l’engloutirait dans la mer. Néanmoins, Nasser fut repoussé et humilié dans une guerre qui ne dura que six jours.

L’an dernier, le président turc Erdogan a écrit « un appel urgent à l’action », réclamant que les 57 membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) constituent une « armée de l’islam » afin d’attaquer Israël de toutes les directions.

Récemment, le général en chef de l’Iran – Hossein Salami – a déclaré : « Ce sinistre régime [Israël] doit être rayé de la carte, et ce n’est plus qu’un rêve ; c’est un objectif réalisable » – ce qui confirme les souhaits de responsables iraniens antérieurs.

Le roi du midi contre le roi du septentrion

La rhétorique anti-israélienne risque de jouer un rôle dans l’apparition du « roi du midi [ou du Sud] » annoncé dans la prophétie de Daniel 11. Cette prophétie détaillée résume une série de conflits entre le « roi du septentrion [ou du Nord] » et le roi du midi (appelés ainsi du fait de leur situation par rapport à la nation d’Israël).

Une grande partie de la prophétie de Daniel 11 s’est accomplie ; elle décrit un bras-de-fer entre l’ancien empire Séleucide situé au nord (en Syrie/ Babylone) et l’ancien empire ptolémaïque situé au Sud (en Égypte) – conflit s’étant prolongé pendant plusieurs siècles (versets 5-36) – ainsi que l’empire romain qui allait devenir le nouveau « roi du septentrion » interrompant ledit conflit (verset 30).

Soudain, la prophétie nous projette au temps de la fin, au verset 40 – un verset-clé – indiquant le début du « temps de la fin ». Le roi du midi doit réapparaître, s’attaquant au roi du septentrion (l’empire romain ressuscité) et déclenchant une guerre au Moyen-Orient qui mènera au retour de Christ.

Le roi du septentrion fondra sur le roi du midi comme une tempête et s’emparera de nombreux pays, y compris l’Égypte. Cette dernière étant décrite comme succombant au roi du septentrion, il se peut qu’elle remplisse un rôle majeur dans la confédération du roi du midi. Par contre, Edom, Moab et Ammon (la Jordanie moderne) sont mentionnés comme échappant aux représailles du roi du septentrion (Daniel 11:41-43).

Le roi du septentrion va envahir Israël. Quand cela se produira, Jérusalem sera sur le point d’être dévastée (Daniel 11:41 ; Luc 21:20-21).

Le roi du septentrion dressera « l’abomination du dévastateur » – quelque chose qui est abominable aux yeux de Dieu et qui est lié à la cessation de sacrifices. Cela indique que des sacrifices d’animaux seront de nouveau offerts. Du fait de l’instabilité régnant à Jérusalem, il se peut que l’offrande de sacrifices provoque l’apparition du roi du midi et de ceux qu’il dirigera. La prophétie de Daniel indique un lien entre la réapparition de cette prêtrise et le retour de Christ (Daniel 12:11).

Peu après, débutera une période de grande détresse (Matthieu 24:21). Cette période durera 3 ans et ½ – « un temps, des temps, et la moitié d’un temps » ou 42 mois, ou 1 260 jours (Apocalypse 12:14 ; Daniel 12:7 ; Apocalypse 11:2-3 ; 13:5) ponctués d’évènements terrifiants menant au retour de Christ.

Christ va intervenir pour empêcher l’annihilation de toute vie sur terre (Matthieu 24:22).

Il faut noter qu’à mesure que ces évènements se déroulent, leur déroulement ne sera pas suffisamment précis pour prévoir le moment précis du retour de Christ. En effet, comme Il l’a précisé, « pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul » (Matthieu 24:36).

Christ va apporter une paix durable au Moyen-Orient

Christ va revenir ici-bas pour y instaurer le Royaume de Dieu (Apocalypse 11:15). Quand nous verrons ces évènements s’accomplir, nous saurons que le Royaume de Dieu est proche :

« De même, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le royaume de Dieu est proche. Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n’arrive […] Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme » (Luc 21:31-32, 36).