Le monde en 2019

La corruption, la dysfonction et la division alimentent une crise de confiance. Des conflits de toutes sortes engendrent un climat d’instabilité dans le monde. Néanmoins, une lumière point au bout du tunnel !

Le 25 septembre dernier, le secrétaire général des Nation-Unies António Guterres prononçait son discours annuel lors de l’assemblée générale dudit organisme. Ses propos d’introduction reflétaient un malaise mondial issu du fait que l’on a généralement l’impression d’être trahi.Il a d’abord déclaré que « notre monde souffre d’un cas sévère de « Trouble Déficitaire de la Confiance ». Les gens se sentent mal à l’aise et ne se sentent pas en sécurité. La confiance est au plus bas ; au niveau des institutions nationales ; entre les États ; au niveau des règlements de l’ordre mondial ; au sein des pays… les gens ne font plus confiance aux institutions politiques ; la polarisation augmente et le populisme est en marche ».

Il précise en outre que « les valeurs universelles s’effritent. Les principes démocratiques sont attaqués et l’État de droit est miné. L’impunité se répand, les dirigeants et les États dépassant les bornes, au niveau domestique comme dans l’arène internationale ».

Ces remarques incisives décrivent précisément le monde, en ce début d’année 2019. Bien des gens ne savent plus bien à qui se fier.

L’Asie, inquiète des ambitions chinoises

En Asie, la Chine totalitaire poursuit ses objectifs, désireuse de dominer le continent, employant à cet effet de multiples stratégies. Sa croissance économique rapide prouve qu’elle est loin de se suffire à elle-même au niveau de ses matières premières. De ce fait, son projet d’une ceinture économique lancé en 2013 – tentative visant à créer une version moderne de sa route légendaire de la soie entre l’Asie et l’Europe – a pour objet de lui donner accès à des ressources et à des marchés étrangers.

D’après la revue Forbes, cette initiative est « l’un des projets les plus ambitieux dans l’histoire de l’humanité » et il « pourrait coûter autant que le plan Marshall pour rebâtir l’Europe à la suite de la Deuxième Guerre mondiale » (Frank Holmes, China’s Belt and Road Initiative Opens Up Unprecedented Opportunities, 4 septembre 2018).

Selon Stratfor, en mai 2017, les dirigeants de 29 pays européens et asiatiques, et des représentants de 130 autres pays, ont assisté à un sommet à Beijing pour célébrer quatre ans dudit projet et pour exposer les plans chinois pour l’avenir. Néanmoins, l’obstacle majeur à ce projet est le manque de confiance pour les motifs réels de la Chine. Plusieurs petits pays rechignent à lourdement s’endetter et à ce que la Chine se mette à diriger leurs économies et leurs ressources.

Dans le Pacifique, la Chine continue d’alarmer ses voisins en créant des installations militaires sur des îles artificielles dans la mer de Chine méridionale. Neil Connor, dans un article du Telegraph, explique que « la Chine a provoqué des protestations diplomatiques quand des images télévisées nationalement ont révélé qu’elle ne tient apparemment pas sa promesse de ne pas militariser les îles artificielles qu’elle a créées en mer de Chine méridionale » (9 janvier 2018).

Leur construction se poursuit, bien que la Cour permanente d’arbitrage de la Haye ait déclaré en juillet 2016 que les revendications territoriales de la Chine étaient fallacieuses. Cette dernière a rageusement refusé d’admettre la juridiction de cette cour.

L’État de droit s’effiloche ; les dirigeants dépassent les bornes.

L’Afrique et ses dictatures dysfonctionnelles

L’Afrique souffre toujours de ses régimes autocratiques dysfonctionnels avec ses « grands hommes ». Bien que quelques nations africaines aient adopté, du moins marginalement, des gouvernements démocratiques, la plupart souffrent toujours sous le joug de dictateurs. D’après PlanetRulers.com, il y a actuellement 19 dictatures en Afrique, soit trois fois le nombre de nations passant pour « libres » sur ce continent.

Dans les régimes dictatoriaux, les droits de l’homme ne sont pas respectés ; la corruption abonde, et les gens vivent dans la crainte de déplaire aux pouvoirs en place. L’auteur du présent article est souvent témoin de la prudence d’Africains scrutant soigneusement leur entourage avant de faire un commentaire qui puisse passer pour critique du « grand homme » ou de son gouvernement. La méfiance envers quiconque porte un uniforme et envers toute institution gouvernementale est quasiment universelle, tant la corruption existe des hauts aux bas échelons.

En absence d’État de droit, la volonté du dictateur prévaut.

L’Amérique du Sud et l’Amérique Centrale en proie à la corruption

La plupart des pays d’Amérique du Sud et d’Amérique Centrale se débattent aussi avec la corruption. Le pire cas est celui du Venezuela, où l’économie a littéralement implosé sous une dictature autocratique corrompue. D’après le World Factbook de la C.I.A., en 2017, l’inflation a dépassé les 2 000% et le PIB de ce pays était de 12%. Les Vénézuéliens fuient leur pays en masse.

Selon le Conseil Facultatif sur les Affaires Étrangères, de 2 à 4 millions de Vénézuéliens ont quitté leur pays. Certains ont émigré en Colombie, où beaucoup de femmes – y compris des professionnelles ayant fait des études collégiales – se sont tournées vers la prostitution pour nourrir leurs familles (David Brennan, Venezuelan Women Turning to Prostitution to Survive, Newsweek.com,  24 août 2018).

Le Brésil a élu un président populiste d’extrême-droite – Jair Bolsonaro. Une tâche herculéenne l’attend ; il s’est engagé à lutter contre la corruption, dans ce pays frappé par des scandales à tous les échelons du commerce et de la politique.

La corruption est un problème majeur dans la plupart des pays d’Amérique Centrale et d’Amérique Latine. D’après Transparency International, qui classe les taux de corruption des pays de 1 (très corrompu) à 100 (très propre), seuls le Chili, l’Uruguay et la Guyane française se situent à plus de 50. La plupart – y compris le Brésil – se situent dans la trentaine.

Les États-Unis – une maison divisée

La corruption et le crime rampant au sud du Rio Grande affecte les États-Unis par une immigration illégale. Des caravanes de gens venus de pays tels que le Honduras, le Guatemala et le Salvador, se dirigeant vers le nord pour y trouver asile, sont devenues des pommes de discorde dans l’arène politique américaine. Certains veulent abolir totalement l’agence de l’immigration et des douanes. D’autres s’alarment de l’invasion d’immigrants illégaux et d’une perte de contrôle de la frontière du pays. C’est symptomatique d’une division intense et croissante.

Une enquête effectuée en octobre 2017 par le Pew Research a révélé que « les divisions entre les républicains et les démocrates sur leurs valeurs politiques de base – sur le gouvernement, les races, l’immigration, la sûreté nationale, la protection de l’environnement et plusieurs autres domaines – ont atteint des niveaux records lors de la présidence de Barack Obama. Dans la première année de Donald Trump en tant que président, ces écarts se sont même accentués. Et la magnitude de ces différences éclipse les autres divisions dans la société, tels que le sexe, la race et l’ethnicité, la pratique religieuse et l’éducation ».

Des Américains sont maintenant la cible d’autres Américains, dans des attaques violentes, du fait de leurs opinions politiques.

La hargne croissante des gens souligne à quel point les États-Unis sont devenus « une maison divisée contre elle-même » – une situation qui, comme l’a fait remarquer Christ – ne saurait subsister. Ses citoyens se méfient de plus en plus les uns des autres, et certains sont disposés à renoncer à des principes démocratiques établis depuis longtemps, pour essayer d’obtenir gain de cause.

Sur la scène internationale, le président américain a annoncé le retrait des États-Unis du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire que la Russie ne respecte guère.

Ces violations de confiance mèneront probablement à une autre course aux armements, ayant des conséquences imprévues.

L’Union Européenne : des désaccords croissants

L’Europe affronte aussi une crise de confiance et des défis à sa règle de droit. Les citoyens britanniques ont exprimé leur méfiance à l’égard de l’UE en votant leur retrait, en juin 2016, bien que la manière dont ce dernier va s’opérer soit devenu un nœud gordien.

Stratfor fait savoir que la Russie de Vladimir Poutine essaie de causer la division dans l’UE en s’alliant à des dirigeants populistes en Hongrie et dans d’autres pays faisant jadis partie du bloc soviétique » (Eugene Chausovsky, How Russia Makes Power Plays in European Politics, 11 octobre 2018).

Il y a plus de désaccords au sein de l’Union. Stratfor explique que « le 15 octobre, le gouvernement italien s’est rendu à Bruxelles pour présenter son projet budgétaire, qui propose une augmentation de déficit de 2,4% du PIB domestique en 2019 – soit considérablement plus que le 0,8% auquel l’UE s’attendait »  (Italy: Rome Challenges the European Union With Plan to Increase Its Budget Deficit, 16 octobre 2018). Rome défie ouvertement les règlements de Bruxelles. L’issue de cette situation sera indicative de la solidité de l’UE et déterminera si elle peut subsister dans sa forme actuelle.

La Pologne est poursuivie en justice par l’UE, son gouvernement conservateur étant accusé par cette dernière de faire bande à part. D’après l’agence Reuters, « la Commission Européenne maintient que la loi polonaise sur la Cour Suprême est incompatible avec la loi de l’UE puisqu’elle sape le principe de l’indépendance judiciaire, y compris l’inamovibilité des juges » (24 septembre 2018).

Pourquoi cette crise de confiance ?

Quelle est la cause de ce « Trouble Déficitaire de la Confiance » dont a parlé M. Guterres ? C’est un mélange d’idées corrosives et de confiance mal placée.

L’apôtre Paul avertit Timothée que des idées tordues circuleraient peu avant le retour de Christ. « Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu,  ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Eloigne-toi de ces hommes-là » (2 Timothée 3:1-5).

Ces attitudes prolifèrent vers un crescendo d’égocentrisme, d’indifférence glaciale et de violence ouverte.

Il y a une crise de confiance parce que les gens se fient à leur propre raisonnement ; or, « le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant : Qui peut le connaître ? » (Jérémie 17:9).

Du chaos à la confiance

Nous ignorons ce qui va se passer en 2019, mais la corruption, les scandales et les conflits, exacerbés par le manque de confiance, vont certainement jouer un rôle dans la situation des gens.

La solution serait de cesser de nous fier à nous-mêmes et à d’autres, et de placer notre confiance là où elle devrait être. La Bible nous dit que « celui qui a confiance dans son propre cœur est un insensé, mais celui qui marche dans la sagesse sera sauvé », et « mieux vaut chercher un refuge en l’Éternel que de se confier à l’homme ; mieux vaut chercher un refuge en l’Éternel que de se confier aux grands » (Psaumes 118:8-9).

Contrairement à ce qui va se produire dans le monde en 2019, la confiance en Dieu ne sera jamais mal placée. Nous pouvons être assurés que l’heure vient où, selon les prophéties bibliques, après tout le chaos actuel, le monde entier aura confiance…

« Tu diras en ce jour-là : Je te loue, ô Éternel ! Car tu as été irrité contre moi, ta colère s’est détournée, et tu m’as consolé. Voici, Dieu est ma délivrance, je serai plein de confiance, et je ne craindrai rien ; car l’Éternel, l’Éternel est ma force et le sujet de mes louanges ; c’est lui qui m’a sauvé » (Ésaïe 12:1-2).

Nous pouvons avoir une entière confiance en Dieu et en Ses promesses. 

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