Irréparables ! Trois dégâts qu'on ne peut réparer

En dépit de notre insatiable optimisme, la solution à nos dégâts est inaccessible. Il va falloir bien plus que se retrousser les manches pour réparer les dégâts que nous avons causés.

À mon avis, il y a deux types de dégâts. 

Il y a ceux qui sont plutôt superficiels – dont la seule réparation dont ils ont besoin est un soin attentif (et le cas échéant un peu d’huile de coude). C’est le genre de dégâts que je préfère avoir à réparer, parce que c’est réparable. Certes, il se peut que nous ayons à nous salir les mains ou à consulter un manuel, mais ils sont réparables.
 
Puis il y a les dégâts qui sont énormes. Pour ceux-là, ce n’est pas comme si, en ouvrant le capot, on s’aperçoit que le moteur ne fonctionne plus, mais comme si tout était en feu et prêt à exploser. Dans le premier cas, il peut suffire de refaire le moteur ; dans le second, on a intérêt à s’enfuir illico en espérant que les débris de l’explosion ne nous blesseront pas.
 

Rien ne va plus

Il est rare qu’on trouve quelqu’un disposé à soutenir que l’humanité se porte bien. Ce qu’on débat, c’est le type de dégâts dont il est question. On voudrait bien qu’il s’agisse du premier type de dégâts – pour lequel il suffit de travailler dur et de faire de son mieux pour tout arranger, tout remettre en ordre et que tout redevienne normal. C’est là le type de cadre auquel le monde a tendance à croire lorsqu’il s’agit d’élire des dirigeants et des responsables ; on s’imagine que tout rentrera dans l’ordre si seulement on peut placer des personnes compétentes dans les postes-clés.
 
Je ne pense pas que nous ayons affaire à ce genre de dégâts. Je pense, pour reprendre mon analogie, que le moteur est en feu et prêt d’exploser, mais que nous cherchons à nous convaincre que la situation n’est pas aussi catastrophique qu’il n’y paraît. Or, est-ce bien le cas ?
 
Se peut-il que le problème, en partie, soit que nous avons tendance à généraliser ? Nous sommes d’accord qu’il y a des génocides, des manifestations, des soulèvements politiques, beaucoup de pauvreté et de corruption, mais cela ne nous touche pas nécessairement de près. Cela a lieu… quelque part, ailleurs, pour certains. Mais en quoi cela nous concerne-t-il ? Certes, on entend des jurons, des mauvais propos, mais c’est un peu comme si cela ne nous concernait pas.
 
Précisons donc. Mettons les points sur les « i  . Parlons de ce qui nous met mal à l’aise et que nous préférons ignorer, parce que, dans le fond, cela nous force à nous demander si nous pouvons réellement tout arranger.
 
Parlons…
 

1. du terrorisme, des kidnappings, des tortures et des enfants qu’on moleste.

Grâce à une liste qui s’allonge, d’atrocités gratuites et de tueries impitoyables, Daesh a fait l’objet de manchettes déprimantes successives ; il se peut que celle de l’agence de nouvelles Reuters publiée le 4 février dernier et traduite par « Daesh vend, crucifie et enterre vivants des enfants en Iraq » vous ait échappé.
 
Je devrais m’arrêter là. Je n’ai pas envie de continuer, mais je le dois, car il y a quelque chose qui va terriblement mal, et nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas nous en soucier. L’article en question explique que les militants de Daesh ravissent des enfants en Iraq – des enfants Yazidi, chrétiens, ou shiites, ou quiconque a des croyances contraires à ceux-ci – et font à ces enfants des choses horribles, indescriptibles.
 
Ils kidnappent des jeunes filles et les vendent dans des marchés comme esclaves sexuelles. Ils prennent celles qui sont mentalement handicapées, les embarquent dans des camions, les chargent d’explosifs et s’en servent dans des attentats suicides. Ils prennent des jeunes garçons, leur font fabriquer des bombes ou s’en servent de boucliers humains lors de bombardements. Ils en prennent d’autres, les crucifient, les décapitent ou les enterrent vivants.
 
Des enfants ! Il s’agit d’enfants – sans défense, vulnérables. Je vous le demande : Quelle est la solution à cette terrible tragédie ?
 
Il s’en trouvera immanquablement qui tireront dans le tas avec leurs mitrailleuses pour nous débarrasser de ces monstres. Mais Daesh s’appuie sur une croyance – selon laquelle une jihad sanglante et interminable contre les infidèles est à la fois agréable et exigée de leur dieu. Eliminer Daesh n’éliminerait pas leur croyance ; cela ne ferait que créer un vide que s’empresserait de combler un autre groupe ayant les mêmes convictions.
 
Que faire ?
 

2. Un homme reçoit un prix pour s’être transformé en femme.

Passons à un tout autre sujet : la frénésie médiatique créée par le changement de sexe de l’ancien athlète olympique Bruce Jenner. Ce dernier prétend se sentir femme, et après une kyrielle d’injections hormonales et d’opérations chirurgicales cosmétiques, il a maintenant l’apparence d’une femme.
 
Ce n’est pas une femme, bien sûr ; c’est un homme aux idées bien confuses qui a dépensé des sommes faramineuses pour apporter à son corps des changements énormes et irréversibles, sincèrement convaincu qu’il est né avec le mauvais sexe.
 
Les voix les plus fortes dans les médias et dans notre culture occidentale clament que Jenner est un héros – que sa décision de revêtir sa vraie identité est brave, inspirante et louable. La chaine ESPN a même décerné à Jenner le prix Arthur Ashe du Courage, habituellement décerné à « ceux ayant le courage de défendre à tout prix leurs convictions ».
 
Le problème, c’est que Jenner et bien d’autres essaient de définir la réalité à partir de ce qu’ils ressentent. Il n’a pas le sentiment d’être un homme ; aussi essaie-t-il de changer de sexe. C’est là une école de pensée menant à une boue d’opinions relativiste qui se valent toutes entre elles. Quand le bien et le mal sont définis par des cas isolés, nous créons un monde où les faits n’ont plus aucune valeur et où les sentiments décident de tout le reste.
 
Que faire ?
 

3. Un génocide sanglant qui fait plus de victimes que la Deuxième Guerre mondiale.

Vous vous demandez peut-être en quoi un changement de sexe peut bien figurer sur une liste débutant par les tueries impitoyables d’une organisation terroriste. Après tout, si Jenner a réellement tort, il ne se fait du tort qu’à lui-même. Mais est-ce bien le cas ?
 
Faire ce qui nous parait juste au lieu de ce qui – aux yeux de Dieu – est juste, a provoqué bien plus de dégâts qu’une incertitude sexuelle. Cela a provoqué le pire génocide que le monde ait connu, et ce qui est encore plus sinistre, c’est qu’il a encore lieu.
 
On l’appelle « avortement », et contrairement aux autres génocides, c’est légal dans beaucoup de pays, et même loué.
 
Dans une grande partie du monde dit « civilisé », on accepte qu’une femme enceinte paie un médecin pour qu’il découpe son fœtus en morceaux et extraie ses parties sanguinolentes de son utérus. On se dit que « c’est son droit » et sa prérogative. Cette opération est codifiée et protégée par la loi dans de nombreux pays, et elle a lieu environ 125 000 fois par jour, dans le monde.
 
La Deuxième Guerre mondiale a fait plus de 50 millions de victimes. Depuis 1980, plus de 1,3 milliards d’enfants ont été avortés. Pas « millions » mais « milliards » ! Ces enfants, dans bien des cas, avaient un cœur qui pompait du sang dans leurs veines minuscules, avaient diverses expressions sur leur visage et réagissaient au toucher et au bruit. En tant qu’espèce, nous nous sommes convaincus que ce ne sont pas des vies humaines ; qu’on se contente d’effectuer une opération chirurgicale au scalpel ou qu’on introduit un forceps, dans l’utérus, sur un simple « tissu mou ».
 
Quels dégâts !
 
Que faire ?
 

Que ton règne vienne

Il y a, bien entendu, d’autres problèmes. Les vénézuéliens achètent leur papier hygiénique au marché noir parce que leur économie nationale est en mauvais état. Les Américains sont submergés de dettes que devront payer leurs enfants et petits-enfants. Les habitants du Burundi sont en proie à l’instabilité politique, les élections étant truquées. Et la liste ne s’arrête pas là. C’est partout pareil.
 
Rien ne va plus, et nous n’y pouvons rien.
 
Heureusement, il y a Quelqu’un qui peut tout arranger. Nous n’avons peut-être pas la solution à tous ces problèmes, mais Christ, Lui, l’a. Après Son retour prophétisé sur terre, Il va engager l’espèce humaine sur la voie de la paix et de la prospérité (Ésaïe 2:4) – une voie qui mènera à l’établissement du Royaume infaillible de
Dieu sur terre.
 
Mais que faire en attendant ? Qu’est-ce que Dieu veut que nous fassions au milieu de tous ces dégâts irréparables ?
 
Quand Jésus donna à Ses disciples un schéma de prière, la première chose qu’Il leur dit fut de prier ainsi : « Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (Matthieu 6:10).
 
C’est ce qu’il nous est dit de faire en premier. Non pas de prier pour nos besoins personnels, pour le pardon de nos péchés, ou pour la protection contre Satan.
 
Le Royaume de Dieu ! C’est de cela que nous devons prier en premier avant tout. Le Royaume maintenant proche où Dieu « habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu » (Apocalypse 21:3-4).
 
C’est ce dont nous avons besoin.
 
Prier pour le Royaume n’est pas une simple formalité. Il ne s’agit pas d’une banalité que nous devrions inclure dans nos prières avant de passer aux choses importantes. Vos besoins, vos péchés, votre sécurité – comptent aux yeux de Dieu, et Il veut que vous Lui en parliez, mais ils ne rivalisent pas avec le besoin désespéré, qu’a le monde, du Royaume de Dieu.
 
Des garçons et de filles sans défense, en Iraq, en ont besoin. Des hommes et des femmes confus se modifiant radicalement afin de se sentir bien dans leur peau en ont besoin. Plus d’un milliard d’enfants morts avant d’avoir vu le jour en ont besoin.
Vous en avez besoin, et moi aussi.
 
Nous sommes mal en point. Rien ne va plus. Le Royaume de Dieu est la seule solution.
 
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