Jacob est trompé par Laban

Après que Jacob ait menti à son père pour qu’il lui donne la bénédiction du droit d’aînesse à la place de son frère, Ésaü voulut le tuer. Jacob se réfugia chez son oncle Laban. Et là, il apprit ce que l’on ressent quand on est trompé.

Jacob avait quitté le foyer familial et il se rendait à Charan. C’est là que Laban – le frère de sa mère – habitait. Le soleil se couchant, il chercha un endroit où passer la nuit. Il trouva une pierre sur laquelle poser sa tête et il se coucha, puis s’endormit.

Une échelle montant au ciel

Il eut un songe. Dans ce songe, une échelle se dressait de terre vers le ciel. Des anges y montaient et en descendaient. Dans ce songe, Dieu déclara : « Je suis l’Eternel, le Dieu d’Abraham, ton père, et le Dieu d’Isaac. La terre sur laquelle tu es couché, je la donnerai à toi et à ta postérité » (Genèse 28:13).

Dieu précisa : « Ta postérité sera comme la poussière de la terre ; tu t’étendras à l’occident et à l’orient, au septentrion et au midi ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta postérité. Voici, je suis avec toi, je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai dans ce pays ; car je ne t’abandonnerai point, que je n’aie exécuté ce que je te dis » (versets 14-15).

Jacob se réveilla et dit : « Certainement, l’Eternel est en ce lieu, et moi, je ne le savais pas ! […]

Que ce lieu est redoutable ! C’est ici la maison de Dieu, c’est ici la porte des cieux ! » (versets 16-17).

Jacob se leva de bon matin ; il prit la pierre dont il avait fait son chevet, il la dressa pour monument, et il versa de l’huile sur son sommet. Il donna à ce lieu le nom de Béthel – nom qui signifie « la maison de Dieu ». Il dressa la pierre pour monument à cet endroit où Dieu l’avait béni.

Puis Jacob dit : « Si Dieu est avec moi et me garde pendant ce voyage que je fais, s’il me donne du pain à manger et des habits pour me vêtir, et si je retourne en paix à la maison de mon père, alors l’Eternel sera mon Dieu ; cette pierre, que j’ai dressée pour monument, sera la maison de Dieu ; et je te donnerai la dîme de tout ce que tu me donneras » (versets 20-22).

Sa rencontre avec Rachel

Jacob poursuivit sa route. Il arriva à un puits. Plusieurs troupeaux de moutons se trouvaient à proximité, attendant que leurs bergers leur donnent à boire. Une grosse pierre couvrait l’ouverture du puits. Quand tous les troupeaux étaient assemblés dans le lieu, quelqu’un roulait la pierre, découvrant l’ouverture du puits. On puisait de l’eau pour abreuver les moutons, puis l’on recouvrait le puits.

Jacob demanda alors aux bergers : « Mes frères, d’où êtes-vous ? »

  • Nous sommes de Charan.
  • Connaissez-vous Laban, fils de Nachor ?
  • Nous le connaissons.
  • Est-il en bonne santé ?
  • Il est en bonne santé ; et voici Rachel, sa fille, qui vient avec le troupeau. (Genèse 29:4-6).

Comme il leur parlait encore, survint Rachel avec le troupeau de son père. Lorsque Jacob vit Rachel, il s’approcha, roula la pierre de dessus l’ouverture du puits, et abreuva le troupeau de Laban, frère de sa mère. Et Jacob embrassa Rachel. Il apprit à Rachel qui il était.

Elle courut l’annoncer à son père. Dès que Laban eut entendu parler de Jacob, fils de sa sœur, il courut au-devant de lui, il l’embrassa et le fit venir dans sa maison. Jacob demeura chez Laban et les siens, les aida, s’occupa des troupeaux et travailla dans les champs.

À travailler avec Laban

À un moment donné, Laban demanda à Jacob : « Parce que tu es mon parent, me serviras-tu pour rien ? Dis-moi quel sera ton salaire » (verset 15).

Laban avait deux filles : l’aînée s’appelait Léa, et la cadette Rachel. Rachel était belle, et Jacob tomba amoureux d’elle. Il dit à Laban : « Je te servirai sept ans pour Rachel ». Il souhaitait en faire sa femme. Jacob servit sept années pour Rachel, et il dit à Laban : « Donne-moi ma femme, car mon temps est accompli » (verset 21). Laban rassembla tous les gens du lieu et fit un festin de noces.

La tromperie de Laban

Le soir, dans l’obscurité, Laban conduisit Léa (et non Rachel) vers Jacob. Jacob, pensant qu’il s’agissait de Rachel, passa la nuit avec elle. Le matin suivant, quand il s’éveilla, il s’aperçut que c’était Léa. Il dit à Laban : « Qu’est-ce que tu m’as fait ? N’est-ce pas pour Rachel que j’ai servi chez toi ? Pourquoi m’as-tu trompé ? »

Laban répondit : « Cela ne se fait pas chez nous de donner la cadette avant l’aînée. Achève la semaine avec celle-ci, et nous te donnerons aussi l’autre pour le service que tu feras encore chez moi pendant sept autres années. Jacob fit ainsi et acheva la semaine avec Léa ; puis Laban lui donna pour femme sa fille Rachel » (versets 26-28).

Jacob avait été trompé par Laban. Il avait maintenant deux femmes. Dieu a prévu que tout mariage se fasse entre un homme et une femme (Genèse 2:21-25). Avoir plus d’une femme allait causer bien des problèmes à Jacob et sa famille.

Il y a de fortes chances que Jacob se soit alors souvenu d’avoir trompé son père Isaac pour recevoir la bénédiction du droit d’aînesse. C’était maintenant à son tour d’être trompé, d’apprendre ce que l’on ressent quand on vous trompe et de mesurer la gravité des mensonges. Néanmoins, Dieu avait des projets pour Jacob, et il allait se servir de l’expérience de ce jeune mari pour le mener à accomplir ses desseins.

Questions :

Voici quelques questions sur lesquelles réfléchir ou à débattre en famille :

  1. Quel fut le songe de Jacob ?
  2. Que fit-il de la pierre dont il avait fait son chevet, une fois réveillé ?
  3. Qui vint au puits, quand Jacob parlait aux bergers ?
  4. Que fit Jacob quand il vit Rachel ? Que fit-il quand il découvrit son identité ?
  5. Combien d’années Jacob dut-il servir Laban avant d’avoir Rachel pour femme ?
  6. Comment Laban trompa-t-il Jacob ?
  7. Puisque Jacob avait menti à son père et avait volé la bénédiction d’Ésaü, pensez-vous que Dieu se servit des déboires de Jacob avec Laban pour lui apprendre la gravité du mensonge ?

Pour de plus amples détails sur la manière dont Jacob s’empara du droit d’aînesse de son frère Ésaü, lire notre article Esaü et Jacob et le droit d’aînesse.