L'ultime sacrifice

Beaucoup de martyrs ont payé de leur vie leurs convictions. Néanmoins, il y a un sacrifice qui surpasse le leur à tous – celui de notre Créateur. Pourquoi était-il nécessaire ?

Jésus est mort pour vos péchés ! » Sans doute cette déclaration vous est-elle familière.  Avez-vous pleinement réfléchi à ce qui s’est passé ce jour-là, il y a près de 2 000 ans, sur une colline dénudée hors de Jérusalem, et ce que ce sacrifice représente pour vous et moi ?
 
Dans Romains 5:7-8, l’apôtre Paul a écrit : « A peine mourrait-on pour un juste ; quelqu’un peut-être mourrait pour un homme de bien ».
 
Parfois, en effet, quelqu’un se sacrifie ou périt pour quelqu’un d’autre ou pour une cause précise. Un exemple déchirant de ce genre de sacrifice est celui qui eut lieu le 20 juin 2009, quand une jeune Iranienne de 26 ans reçut une balle en pleine poitrine, lors d’une manifestation dans une rue de Téhéran. L’incident fut filmé et retransmis dans le monde entier.
 
En l’espace de quelques heures, des millions de gens furent témoins de son trépas. On pouvait voir la peur dans ses yeux qui semblaient dire : « Que m’arrive-t-il ? » Quelques minutes plus tard, elle gisait, morte, dans une mare de sang. Bien que Nadia ne soit pas descendu dans la rue, ce jour-là, s’attendant à mourir, elle fut proclamée martyr pour la cause iranienne.
 

Les chrétiens ne sont pas étrangers aux sacrifices

L’un des livres les plus connus de la littérature chrétienne est Le livre des martyrs, écrit par John Foxe au 16e siècle pour relater l’histoire des martyrs chrétiens après la fondation de l’Église primitive. Il débute par le récit d’Actes 7 sur le martyre d’Étienne, faussement accusé de blasphème. Après s’être défendu brillamment, condamnant ses accusateurs, Étienne connut l’horrible sort d’une mort par lapidation – devenant le premier martyr défendant le nom de Christ.
 
Foxe parle ensuite des traditions selon lesquelles Jacques, fils de Zébédée et disciple de Christ, fut décapité. Philippe fut battu, jeté en prison, puis crucifié. Jacques, le frère de Jésus, « à 94 ans, fut battu et lapidé par les Juifs ; et eut la cervelle écrasée par une massue de fouleur ». Pierre fut crucifié, et Paul décapité. Pour autant que nous sachions, Jean fut le seul des 12 apôtres originaux à ne pas avoir subi une mort de martyr.
 

Un sacrifice parfait

À travers l’histoire, un certain nombre d’individus se sont sacrifiés de manière notoire et héroïque en maintenant leurs convictions. Toutefois, les hommes et les femmes qui ont offert leur vie au nom de Christ ne pouvaient, bien que pieux, prétendre offrir le plus grand des sacrifices. Cette distinction appartient à quelqu’un d’autre.
 
Pour revenir à la déclaration de Paul, dans Romains 5, ce dernier poursuit, au verset 8 : « Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous ». 
 
Il n’y a qu’un individu qui ait été parfait, sans péché, et totalement innocent et qui pourtant ait accepté de donner Sa vie comme sacrifice pour l’humanité entière afin que nous vivions ! Il était le Fils de Dieu et Il a offert Sa vie pour la rémission des péchés du monde entier (Jean 3:16).
 
Il ne Se contenta pas de mourir pour Ses amis. Paul précise, dans Romains 5:6, que Christ « est mort pour des impies ». Et il précise encore, dans Romains 6:10 que « c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes ».
 
Personne ne pourrait mourir pour une telle cause – pour le pardon des péchés, pour nous affranchir de ces derniers, et pour permettre à l’humanité d’être réconciliée à Dieu. C’était – et ce sera toujours, l’ultime sacrifice.
 

Pour mesurer ce sacrifice, il faut comprendre qui était Christ

Qui était Jésus-Christ ? Dans son livre More Than a Carpenter [Plus qu’un charpentier], Josh McDowell déclare que quand on examine les déclarations de Jésus et de Ses témoins oculaires, on n’a que trois options : Jésus était soit un menteur, soit un lunatique, soit notre Sauveur.
 
Il importe que nous sachions à quoi nous en tenir. Bien des années après que Jésus soit mort et ressuscité, l’apôtre Paul avertit que l’on prêchait déjà « un autre évangile » (2 Corinthiens 11:4). C’est aussi ce qui se passe à présent. Le Jésus que l’on prêche de nos jours – tant par son apparence que par ses enseignements –n’est pas du tout le même que Celui qui est décrit pour nous dans la Bible !
 
On nous décrit un Jésus chétif, aux cheveux longs, efféminé. S’agit-il là du vrai Jésus ? Du fils d’un charpentier qui vécut dans la Judée du premier siècle ? Ces dernières années, plusieurs articles ont été publiés, décrivant l’apparence de tout Juif ordinaire du première siècle, et cela n’a rien à voir avec le Jésus des icônes des églises et des cathédrales. D’après les documents bibliques et historiques, ces descriptions ne sont pas exactes. 
 
Ce que nous savons de Lui, à partir de la Bible, c’est que La Parole [ou le Verbe] – Celui qui naquit d’une vierge en la personne de Jésus, notre Sauveur, était « Dieu avec nous » (Matthieu 1:23) et Dieu « manifesté en chair » (1 Timothée 3:16). De plus, il est écrit, dans Jean 1, que « la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu », puis que « toutes choses ont été faites par elle » (versets 1, 3).
 
Or, « il s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et il a paru comme un vrai homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix » (Philippiens 2:7-8). Grâce à Son sacrifice désintéressé, « nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes » (Hébreux 10:10).
 

La crucifixion de Jésus-Christ

Songez aux évènements accompagnant Sa crucifixion. En l’an 31, au printemps, vers minuit, quelques heures après la célébration de la Pâque, des soldats et plusieurs dirigeants religieux arrêtèrent Jésus. Ils L’emmenèrent sans ménagement chez Anne (Jean 18:13), l’ancien souverain sacrificateur, puis chez Caïphe (verset 24), le souverain sacrificateur en fonction, le sanhédrin et le conseil. Les deux souverains sacrificateurs et le sanhédrin Le condamnèrent à mort, mais ils avaient besoin de l’approbation des autorités romaines. Jésus fut donc accusé de blasphème et emmené à Pilate, le gouverneur romain en poste.
 
Pilate L’envoya à Hérode, qui L’interrogea, puis Le renvoya à Pilate. Pilate finit par donner son approbation, et Jésus fut crucifié vers 9 heures du matin (Marc 15:25), le matin du jour où la Pâque avait été célébrée [un jour débutant, selon la Bible, au coucher du soleil]. Cela eut lieu après un interrogatoire de neuf heures, de moqueries et de coups.
 
Environ six heures plus tard, le Messie – le Fils de Dieu – mourait sur une colline appelée Golgotha (Jean 19:17), hors des murs de Jérusalem. Étant Dieu fait chair, Son sacrifice est le point de mire et l’évènement le plus important dans toute l’histoire de l’humanité. 
 
Comment était-il possible que Dieu meure ? C’est quelque chose que nous avons du mal à comprendre, mais nous croyons ce que dit la Bible – Il mourut, Son corps fut placé « dans le sein de la terre », le sépulcre, pendant trois jours et trois nuits (Matthieu 12:40).
 

La Pâque nous implique dans la mort de Jésus-Christ 

Chaque année, le soir du 14e jour du premier mois (nisan ou abib) du calendrier hébreu, Dieu ordonne à Son peuple de participer à un office pascal pour lui rappeler et commémorer la mort de Christ. 
 
L’apôtre Paul précise que nous devons participer convenablement à cet office, de peur d’être « coupable envers le corps et le sang du Seigneur » (1 Corinthiens 11:27). Nul parmi nous n’est digne du sacrifice de Christ – ce que Paul veut dire, c’est que nous devrions participer à cette cérémonie de la Pâque en réfléchissant profondément à sa signification.
 
La cérémonie de la Pâque comprend également celle du lavement des pieds telle que décrite dans Jean 13, et elle symbolise notre désir de nous rendre mutuellement service, comme Christ l’a fait.
 
Paul expliqua aussi aux chrétiens de Corinthe : « J’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné ; c’est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi.
 
« De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne » (1 Corinthiens 11:23-26). 
 
Par cette commémoration, simple mais hautement significative, les chrétiens fidèles proclament la mort de Jésus-Christ. Mais que dire de Sa résurrection ? Nous devrions évidemment reconnaître son importance, mais le commandement biblique est de célébrer la Pâque tous les ans et de proclamer Sa mort.
 
On est en droit de se demander pourquoi – quand la majorité des chrétiens dans le monde s’empressent de célébrer le dimanche de Pâques, ils ne se soucient guère de vérifier que [le dimanche de Pâques ou les…] Pâques ne se trouve pas dans la Bible, mais puise en fait ses racines dans de vieilles pratiques païennes (Lire à cet effet notre article « Quelle est l’origine du dimanche de Pâques ? »). Non seulement les lapins et les œufs de Pâques n’ont rien à voir avec l’adoration de Christ, ils dénigrent en fait le sens de Sa mort et de Sa résurrection.
 
Par contre, quand les membres baptisés de l’Église de Dieu s’assemblent chaque année pour la Pâque, c’est dans une ambiance empreinte de gravité. Non que nous n’éprouvions pas de joie et de reconnaissance pour ce que Jésus a fait pour nous, mais nous sommes là pour réfléchir sur un trépas – sur la mort de notre Sauveur, dont le sacrifice rend possible pour chacun de nous notre réconciliation avec le Père. Nos péchés, qui nous séparaient de Dieu, ont été effacés par cet acte d’amour.
 
Et le sacrifice de Jésus-Christ est loin de se limiter à cela. Tout a changé en ce jour de printemps de l’an 31.
 
Dans les années qui suivirent la crucifixion et la résurrection de Jésus, Ses disciples bouleversèrent le monde par leur message (Actes 17:6) et beaucoup d’entre eux furent martyrisés. Leur conviction et leur courage provenaient du moment où le Père ressuscita Jésus d’entre les morts, confirmant qu’Il acceptait le sacrifice de Son Fils (Actes 2:23-24) sur une colline hors de Jérusalem.
 
Que représente ce sacrifice, pour vous ? Si vous vous êtes repenti et vous êtes fait baptiser (Actes 2:38 ; 20:21), êtes-vous prêt pour la Pâque de cette année ? Nul n’en est digne, mais nous devons tous prendre le temps de réfléchir sur ce que Christ a fait pour nous. Assurez-vous que c’est précisément ce que vous faites, puis participez à la Pâque, proclamant la mort de notre Sauveur, le plus grand sacrifice jamais offert.
 
Lisez aussi notre article intitulé « La Pâque : ce que Jésus a fait pour vous. »