Il est ressuscité ! Que faire ?

À cette période de l’année, on insiste souvent sur trois mots tirés des Évangiles, mais l’histoire ne s’arrête pas là. C’est un message d’espoir pour tous les hommes.

Il est ressuscité ! »

Chaque année, le moment venu, invariablement, on peut lire ces mots un peu partout en occident, à la devanture des églises.

Ces mots sont supposés encourager, mais à les voir si souvent répétés à certains endroits, je me pose la question suivante :

« Mais alors, que devons-nous faire ? »

Le dilemme des disciples

J’imagine que lorsque les disciples apprirent la nouvelle, ils se posèrent la même question. Après avoir passé trois ans et demi avec eux, Jésus – leur Ami et Maître – était mort. Leur espoir de voir le royaume d’Israël restauré était anéanti. Tout ce qu’ils avaient cru semblait ne plus avoir de sens.

Mais soudain, la nouvelle s’était répandue : « Il est ressuscité ! » Incroyable ! Impossible, pensaient-ils. Or, c’était pourtant ce que l’ange avait dit aux femmes qui s’étaient rendues à Son sépulcre et l’avaient trouvé vide : « Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis » (Marc 16:6).

Par la suite, tous les disciples – et plus de 500 croyants (1 Corinthiens 15:6) – verraient le Christ ressuscité. Nul ne pourrait le nier. Aucun doute possible. Il était bien vivant. Il était ressuscité.

Mais alors ?

Les disciples eurent la réponse à cette question, mais pas immédiatement. Et c’est Jésus Lui-même qui  leur fournit la première indication.

« Il leur dit : Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour, et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. Vous êtes témoins de ces choses » (Luc 24:46-48 ; c’est nous qui soulignons).

Jésus souffrit pour une raison. Il mourut pour une raison. Et Il ressuscita pour une raison – afin que « la repentance et le pardon des péchés [soient] prêchés en son nom à toutes les nations ».

L’amende payée

Le problème, avec le péché, c’est qu’il corrompt. Qu’il détruit. Qu’il nous attire la douleur et la souffrance, et les provoque chez d’autres.

Dieu ne peut pas supporter le péché et Il n’est pas disposé à le faire. Le péché étant si destructeur, Dieu – à juste titre – a décidé que l’amende de celui-ci serait la mort. Tout péché exige une vie, et le pouvoir de la mort de Christ est tel qu’il s’acquitte de cette exigence pour tous ceux qui sont disposés à se repentir de leurs péchés et à accepter ce sacrifice.

Mais cela n’élucide toujours pas notre question. Certes, Christ est mort pour payer l’amende de nos péchés, mais que faire à présent ? Quelle doit être notre réaction ? Quelle conduite adopter ?

Une nouvelle manière de se comporter

L’Épître de Paul aux Romains abonde en questions de forme, et bon nombre d’entre elles ont affaire avec notre thème – « Que faire à présent ? » Voici l’un de mes passages favoris dans son Épître:  

« Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ?  Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

« En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit réduit à l’impuissance, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché » (Romains 6:1-6).

Nous y voilà ! Paul répond ici à notre question persistante.  Christ est mort pour nos péchés, non pas afin que nous continuions de les commettre, mais pour que nous en soyons affranchis et que nous cessions de mener des styles de vie qui les engendrent.

La vie, une fois que nous nous sommes repentis et que nous avons accepté le sacrifice de Christ, est tout sauf une continuation de ce que nous faisions auparavant. Forts du pardon qui nous est accordé grâce à Son sacrifice, continuer de pécher équivaudrait à faire nettoyer son costume par le teinturier pour ensuite se vautrer dans la boue après l’avoir récupéré. Cela va entièrement à l’encontre du but recherché.

Paul explique que « le vieil homme » – la personne que nous étions avant notre conversion – qui avait l’habitude d’ignorer la loi divine et de vivre à sa guise, doit être, figurativement parlant, « crucifié », mis à mort aux côtés de Christ. Et une fois que nous avons pris cet engagement,  il importe que, « comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie ».

Seulement le commencement

Certes, Christ est ressuscité, mais l’histoire ne s’arrête pas là. Ce qui suit, c’est que nous devons aussi renaître. En tant que disciples de Dieu, nous devons continuellement nous efforcer de « faire mourir les actions du corps » (Romains 8:13) tout en marchant en nouveauté de vie.

Antérieurement, Paul nous a rappelé que « si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection […] si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui » (Romains 6:5, 8). Il ne s’agit pas seulement ici de belles paroles ; la Bible parle d’une résurrection à venir lors de laquelle les appelés, les élus et les fidèles recevront une nouvelle vie et seront accueillis dans Sa famille – une résurrection rendue possible par le triomphe de Christ sur la mort (1 Corinthiens 15:20-22).

Au-delà de cette résurrection, Dieu a prévu une autre résurrection pour les milliards d’individus qui ne L’ont jamais connu de leur vivant – une époque où, eux aussi, auront la possibilité de se joindre à Sa famille (Apocalypse 20:12 ; lire notre article « Combien de gens sont perdus à jamais ? »)

Dans cet article, nous sommes revenus plusieurs fois sur la question « Que faire à présent ? »

Voilà la réponse.

Le plan de Dieu ne s’arrête pas à la résurrection de Jésus-Christ. Au contraire. En fait, cette résurrection a préparé le terrain pour le restant de Son plan – ainsi que le restant de nos vies.

La mort et la résurrection de Jésus-Christ sont notre point de départ. C’est à ce stade que nous reconnaissons nos faiblesses, nos échecs et nos péchés. C’est là que nous reconnaissons le besoin, pour nous, de nous conformer aux standards divins et de nous engager dans un parcours de toute une vie pour suivre les traces de notre Seigneur et Sauveur.

Comme l’a écrit Paul : « Cette parole est certaine : Si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui ; si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui ; si nous le renions, lui aussi nous reniera ; si nous sommes infidèles, il demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même » (2 Timothée 2:11-13).

Une lueur d’espoir

Ce n’est pas un voyage facile. Nous allons commettre des erreurs. Nous allons trébucher plus souvent que nous le souhaiterions. Nous manquerons la cible et devrons avoir recours au sang du sacrifice de Christ pour nous laver, encore et encore.

Mais en dépit de toutes les difficultés, en dépit de tous les obstacles et du terrain accidenté qui nous séparent de notre objectif, c’est un voyage qui se termine par l’espoir. L’espoir.

L’auteur de l’épitre aux Hébreux nous encourage : « courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, qui suscite la foi et la mène à la perfection ; en échange de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu » (Hébreux 12:1-2).

Jésus est mort, mais Il est ressuscité. Plus encore, Il est maintenant assis à la droite du trône de Dieu, servant comme notre souverain sacrificateur qui « a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins » (Hébreux 4:15-16).

Nous avons un souverain sacrificateur qui n’ont seulement comprend intimement la difficulté de notre voyage, mais qui en plus vécut et mourut pour que nous puissions réussir. Ce même souverain sacrificateur, Jésus-Christ, le Fils de Dieu existe désormais comme « le premier-né de plusieurs frères » (Romains 8:29), une lueur d’espoir, d’encouragement et de force pour tous ceux qui cherchent à entrer dans la famille divine.

Les panneaux d’affichage ont raison : Il est ressuscité. L’importance de cette vérité fondamentale ne peut jamais être exagérée. Mais ce que ces panneaux négligent de nous dire est que l’histoire ne se termine pas là. Oui, Il est ressuscité. Mais un jour, nous aussi nous le serons !