La naissance de Jésus

Ni le Christ, ni l’Église primitive ne célébraient Noël. Pourquoi ? Quand on élimine ses coutumes préchrétiennes qu’apprend-on ?

Jésus naquit-Il le 25 décembre? Qu’est-ce qui est également douteux, à propos de Noël ?

Cette fête est devenue un icône nostalgique d’un passé imaginaire. Le Père Noël, le sapin et les cadeaux occupent le premier plan tant dans les foyers chrétiens que non chrétiens.

Ces coutumes, et beaucoup d’autres, liées à cette célébration, ont peu de rapport avec la Bible et avec l’histoire authentique de la naissance de Jésus ou du message – comme de la signification – de Son Premier Avènement. Si la Bible est riche en informations sur Jésus et sur Son message, par le récit de Sa naissance (« Christ » signifiant Messie ou Oint), les traditions de Noël, elles, déforment et même contredisent, les Écritures.

Saviez-vous que la Bible ne nous dit pas quand Jésus naquit ? Que l’Église primitive ne célébrait pas Noël ? Que cette fête fut bannie par les Puritains de la Nouvelle Angleterre ? Que certains chrétiens ne la célèbrent pas pour des raisons bibliques ou doctrinales ?

Pourquoi cela ?

Honore-t-on Christ ?

Le problème, à la base, se situe dans le fait que Noël puise ses origines dans des pratiques polythéistes, païennes, et non chrétiennes. L’Église du Nouveau Testament honorait Christ en tant que Celui qui est venu pour nous écarter de l’erreur, des ténèbres et du péché. S’étant détournés du paganisme pour suivre Christ, les premiers chrétiens n’auraient jamais conservé leurs pratiques païennes antérieures pour essayer de L’honorer.

L’apôtre Paul a écrit : « Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière ! Car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité. Examinez ce qui est agréable au Seigneur ; et ne prenez point part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les » (Éphésiens 5:8-11). 

Quiconque se serait livré à fond à des pratiques dédiées au paganisme et aux faux dieux, continuant de « prendre part aux œuvres infructueuses des ténèbres » aurait ouvertement violé son engagement à obéir – en tant que chrétien – à Son Seigneur et Roi ! Il n’est donc pas étonnant que l’Église primitive n’ait pas célébré Noël.

Quand Noël serait-il devenu « chrétien » ?

« C’est en 336 de notre ère que la mention de la célébration de Noël, le 25 décembre, est apparue pour la première fois, dans l’un des premiers calendriers romains » (The World Book Encyclopedia, 1990, sous à la rubrique “Christmas [Noël”] ; c’est nous qui traduisons). Notez bien que cette première mention de Noël date de plus de 300 ans après la vie de Jésus. La date de la naissance de notre Sauveur n’est pas précisée dans la Bible. Pourquoi choisit-on la date du 25 décembre ? Et l’article en question de poursuivre :

« Cette célébration était probablement influencée par des fêtes païennes (non chrétiennes) observée à la même époque. Les anciens Romains observaient des célébrations de fin d’année en l’honneur de Saturne, leur dieu des récoltes ; et de Mithra, le dieu de la lumière. Divers peuples, dans le nord de l’Europe, observaient des fêtes à la mi-décembre pour célébrer la fin de la saison des moissons […] Leurs coutumes finirent petit à petit par être incorporées à la célébration de Noël » (ibid).

Les croyants qui célèbrent Noël ont eux-mêmes documenté ses origines non chrétiennes. Sur le site chrétien « Grace to You » [La grâce soit avec vous], est affiché l’information  suivante : « La décision de célébrer Noël le 25 décembre a été prise au cours du 4e siècle par les évêques de l’Église de Rome. Ils avaient une raison bien précise de le faire.

« La première mention de la  célébration de Noël date de 336 ; elle apparut dans l’un des premiers calendriers romains le fixant le 25 décembre ». « Ayant depuis longtemps abandonné le culte du vrai Dieu – le Créateur de toutes choses – beaucoup de cultures, dans l’empire romain, avaient sombré dans le culte du soleil. Conscients de leur dépendance du périple du soleil dans le ciel, elles observaient des fêtes apparentées au solstice hivernal, en décembre, quand les jours sont les plus courts. Ce faisant, ils faisaient des feux de joie afin de donner de la force au dieu soleil et le ramener à la vie. Quand il devenait évident que les jours se mettaient à s’allonger, de grandes réjouissances avaient lieu.

Les responsables de l’Église romaine décidèrent de célébrer la naissance du Christ pendant le solstice hivernal dans l’espoir de christianiser ces célébrations populaires païennes. Dans l’ensemble, leurs efforts visant à pousser les gens à s’y conformer échouèrent ; les festivités païennes continuèrent ». 

« Un affront à la grâce de Dieu »

La débauche caractérisait les fêtes romaines, et c’est là un trait qui n’a cessé de décrire la fête de Noël au fil des siècles.

« Noël, depuis qu’il est célébré, est généralement une saison de festivités intempestives et de complaisances bachiques ressemblant davantage à Mardi Gras ou à la veille du Nouvel An qu’à une sainte nuit de recueillement. En fait, la réputation de Noël, dans l’Amérique coloniale était tellement entachée qu’elle fut bannie dans la Nouvelle Angleterre puritaine où le ministre du culte connu Cotton Mather qualifia les réjouissances l’accompagnant d’« affront à la grâce de Dieu » (Jeffery L. Sheler, « In Search of Christmas, » U.S. News and World Report, 23 décembre 1996). 

Noël a continué d’avoir une mauvaise réputation qui a empiré avec l’accroissement des villes et de ses célébrations. En 1828, « la ville de New York créait sa première force de police professionnelle à la suite d’une manifestation violente de Noël » (ibid.). Néanmoins, ces folles célébrations, parfois violentes, n’allaient pas tarder à se transformer en réunions familiales amicales autour d’un sapin dont on a souvent d’agréables souvenirs – ce qui est dû, en grande partie, à la publicité et au mercantilisme si souvent décriés de nos jours.  

« La nouvelle tradition des échanges de cadeaux créa une aubaine commerciale immédiate et les commerçants comme les publicistes ne tardèrent pas à promouvoir la saison quasiment autant que leurs produits. Dans les années 1870, a fait remarquer un historien, les grands magasins installaient souvent plus de décorations et de symboles religieux que les églises, avec leurs orgues, leurs chorales […] des statues de saints et des anges, d’une manière qui “faisait baigner la consommation dans la gloire reflétée du christianisme”» (ibid.)  

Christ a-t-Il une place dans Noël ?

On cherche souvent, de nos jours, à redonner une place à Christ dans la célébration de Noël. Or, le 25 décembre, dès le début, n’a jamais rien eu à voir avec le christianisme. C’était une fête polythéiste basée sur des mythes. Appeler quelque chose chrétien ne suffit pas à en faire quelque chose de chrétien, peu importe les arguments avancés. Christ a-t-Il Sa place dans le paganisme ? Est-il juste de L’y associer ? Cela ne donne-t-il pas, au contraire, une fausse impression de la pureté, de la lumière et de la vérité que Christ Lui-même représente ?

Au fil des décennies, les parents ont parlé à leurs enfants du Père Noël et de son atelier au pôle Nord. Où, dans la Bible, Dieu excuse-t-Il les mensonges, notamment ceux dits à nos enfants ?

Les coutumes relatives aux échanges de cadeaux ont, elles aussi, des origines non chrétiennes. Dans son livre 4,000 Years of Christmas: A Gift From the Ages (1997), le prêtre épiscopalien Earl Count évoque les rapports historiques entre les échanges de cadeaux lors des 12 jours de Noël et les coutumes de la Babylone païenne ancienne. Il explique que le gui fut adopté lors de rites druidiques mystérieux et que le 25 décembre dérive des anciennes Saturnales romaines plutôt que de Jésus.

La date de naissance de Jésus ?

Et si vous éliminiez toutes les coutumes païennes, évitiez tout le mercantilisme, et vous concentriez seulement sur la naissance de notre Sauveur ? Noël ne serait-il pas une bonne fête à observer ?

Comme nous l’avons vu plus haut, la date du 25 décembre a été choisie non pour le Christ, mais pour les païens qui n’étaient pas disposés à renoncer à cette fête. Incidemment, la Bible indique que Jésus ne naquit pas – et de loin – un 25 décembre.

Dans Luc 2:8-11, il est précisé que lorsque Jésus naquit, les bergers surveillaient leurs troupeaux dans les champs, la nuit.

Le commentaire biblique The Interpreter’s One-Volume Commentary note que « ces humbles bergers sont avec leurs troupeaux, dans les champs, la nuit – un détail du récit qui contredit la date du 25 décembre comme date de naissance [du Christ], le temps ne le permettant pas [en décembre] » (note sur Luc 2:4-7).

Que dire des mages?

Noël ne pèche pas qu’en ce domaine, du point de vue biblique. Joe Kovacs, auteur de Shocked by the Bible, fait la remarque suivante: « Quand on leur demande combien de mages allèrent voir Jésus à Bethléhem, à la crèche, à sa naissance, les personnes interrogées répondent généralement ‘trois !’ Ce qui est inexact. D’après la Bible, il y en avait en fait… zéro ! » (2008, p. 3).

Dans Matthieu 2:1, 11, on lit ce qui s’est passé en réalité, et non ce qui est généralement représenté dans les supposées « scènes de la nativité ». On y lit que les mages se rendirent dans une maison, où ils virent le jeune enfant (et non plus Jésus, bébé). La Bible ne précise pas davantage combien de mages s’y rendirent. Par conséquent, les crèches traditionnelles ne décrivent pas une scène décrite dans la Bible. D’après Matthieu 2:16, le roi Hérode, de Judée, fit tuer tous les enfants de Bethléhem de 2 ans et au-dessous. Cela indique qu’il s’était écoulé un certain temps entre la naissance de Jésus dans la crèche, et le moment où les mages vinrent lui rendre visite, dans une maison.

Si Dieu avait voulu que nous nous souvenions de la date de la naissance de Jésus, ne nous aurait-Il pas révélé quand Il naquit, en précisant comment la célébrer ? Jésus nous a dit de célébrer Sa mort, et nous en a révélé la signification ; par contre, ni Lui ni Ses disciples n’ont précisé quoi faire à propos de Sa divine naissance, bien qu’elle soit significative et miraculeuse.

Quelle différence cela fait-il ?

On se dit : « Quelle différence cela fait-il ? Ces coutumes païennes ont dorénavant une signification pour les chrétiens ! ». Cela suffit-il à les rendre acceptables ?

Si nous laissions aux hommes le soin d’en décider, le débat ne cesserait probablement de s’éterniser. Heureusement, Dieu a précisé Sa pensée à propos des coutumes à observer pour L’adorer. Il suffit de consulter la Bible pour savoir ce qu’Il nous a dit à cet effet.

« Lorsque l’Eternel, ton Dieu, aura exterminé les nations que tu vas chasser devant toi […] Garde-toi de te laisser prendre au piège en les imitant, après qu’elles auront été détruites devant toi. Garde-toi de t’informer de leurs dieux et de dire : Comment ces nations servaient-elles leurs dieux ? Moi aussi, je veux faire de même. Tu n’agiras pas ainsi à l’égard de l’Eternel, ton Dieu ; car elles servaient leurs dieux en faisant toutes les abominations qui sont odieuses à l’Eternel, et même elles brûlaient au feu leurs fils et leurs filles en l’honneur de leurs dieux. Vous observerez et vous mettrez en pratique toutes les choses que je vous ordonne ; vous n’y ajouterez rien, et vous n’en retrancherez rien » (Deutéronome 12:29-32).

Aux pharisiens dévots, Jésus déclara : « Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi.  C’est en vain qu’ils m’honorent, en donnant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes. Il leur dit encore : Vous rejetez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition » (Marc 7:6-9).

Par conséquent, aux yeux de Dieu, cela importe. Il veut qu’on L’adore comme Il nous a ordonné de le faire.

En dépit de ce que beaucoup de gens peuvent penser, il est impossible de rendre « chrétiennes » des coutumes païennes. Jésus est « le chemin, la vérité, et la vie » (Jean 14:6), et Dieu veut être adoré « avec intégrité et fidélité » (Josué 24:14) – « pureté et […] vérité » (1 Corinthiens 5:8). Les pratiques païennes ne reflètent pas la vérité.

Pourquoi ne pas consulter nos articles consacrés aux fêtes que Dieu nous a dit de célébrer pour L’honorer, ainsi que notre section « Qui est Jésus ? » ?