L’incarnation : Noël nous cache son sens

Si Noël célèbre la naissance du Fils de Dieu, pourquoi se concentre-t-on autant sur ses emplettes, pratique-t-on des coutumes païennes souvent passées sous silence et se concentre-t-on si peu sur la vérité merveilleuse et bouleversante de l’incarnation ?

Le défunt théologien R.C. Sproul disait : « Ce que nous célébrons à Noël, ce n’est pas seulement la naissance d’un bébé, si significative soit-elle, mais ce qui est si significatif avec la naissance de ce bébé particulier, c’est qu’avec cette dernière, nous avons l’incarnation de Dieu Lui-même ».

Néanmoins, des milliards d’individus qui célèbrent Noël, de Jérusalem à Tokyo, combien réfléchissent à cette incarnation – à Dieu fait chair ?

Ce que les gens célèbrent à Noël

Il est intéressant de noter ce que le nombre de recherches sur Google révèle à propos de ce que les gens pensent. « Le sapin de Noël » et « les chants de Noël » font chacun, en moyenne, du moins ici en Amérique, l’objet d’un million de recherches par mois, tandis que « la nativité de Jésus » fait seulement l’objet de 3 600 recherches mensuelles. Pour ce qui est des « cadeaux de Noël », cette rubrique fait l’objet de 165 000 recherches par mois, tandis que celle « cadeaux de Noël pour Jésus » n’en suscite que 140. (Je suis conscient du fait qu’il s’agit de plusieurs rubriques différentes, mais si Noël est supposé être l’anniversaire de la naissance de Jésus, pourquoi n’est-ce pas à Lui qu’on fait des cadeaux ?) Notons au passage que « la fête païenne de Noël » fait seulement l’objet de 8 100 recherches.

On croit de moins en moins que Jésus soit né d’une vierge

Les Américains sont parmi les plus ardents promoteurs de Noël, mais bien que le nombre d’Américains célébrant cette fête demeure élevé, ils le font de moins en moins pour la religion. Le dernier sondage du Pew Research Center à ce sujet avait pour titre : « Les Américains déclarent que les aspects religieux de Noël déclinent dans la vie publique ».

Ladite enquête a révélé que « non seulement plusieurs des aspects plus religieux de Noël perdent de leur importance dans le domaine publique, mais on remarque aussi plusieurs signes indiquant qu’ils disparaissent dans la vie privée des Américains ainsi que dans leurs convictions individuelles. Par exemple, on remarque un déclin notoire du pourcentage d’adultes américains déclarant croire que les éléments bibliques du récit de Noël – comme celui que Jésus serait né d’une vierge – reflète des évènements historiques ayant vraiment eu lieu ».

C’est notamment le cas chez les jeunes. Par exemple, la croyance – dans la génération du millénaire – que Jésus naquit d’une vierge a baissé de 12% en trois ans, n’étant plus que de 55%. Pour toutes les générations, le déclin était de 6%, 66% seulement des gens le croyant encore.

Noël et les non-chrétiens

Des millions de non-chrétiens, dans le monde entier, ont adopté « l’esprit de Noël » et célèbrent cette fête. Mais qu’est-ce que cela représente, pour eux ? Voici un aperçu de l’idée qu’on s’en fait, au Japon.

« Noël n’est célébré au Japon que depuis quelques décennies. On ne l’y observe toujours pas comme une fête religieuse, car il y a peu de chrétiens dans ce pays. Plusieurs coutumes américaines adoptées au Japon, comme celle d’envoyer et de recevoir des cartes de Noël et des présents, sont populaires…

« La veille de Noël passe pour être un jour romantique lors duquel des couples passent du temps ensemble et s’offrent des cadeaux. Sous bien des aspects, cela ressemble à la St Valentin en Angleterre et aux États-Unis. Les jeunes couples aiment se promener et admirer les décorations de Noël et prendre un repas romantique dans un restaurant. Incidemment, réserver une table la veille de Noël peut être très difficile, vu que c’est très populaire ! » (WhyChristmas.com).

À présent, même dans les nations traditionnellement chrétiennes, l’accent de la fête est placé sur les sapins et les cadeaux, sur les décorations élaborées et sur des coutumes d’origine païenne dont on préfère ne pas évoquer l’origine, sans oublier le père Noël, les lutins et les rênes volants.

Mais où est Christ, dans tout cela ? Pourquoi s’étonner si – pour la plupart des gens – insister sur une vérité biblique fondamentale comme l’incarnation semble déplacé ? (Lire à cet effet notre article « Plaidoirie finale au procès de Noël »).

Que représente l’incarnation ?

Le mot « incarnation » ne se trouve pas dans la Bible, mais ledit phénomène est décrit dans de nombreux passages, notamment dans les écrits de l’apôtre Jean.

Le mot « incarnation » provient du latin in carne qui signifie littéralement « en chair ». La Bible nous dit, à de nombreuses reprises, que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, a pris une forme humaine.

Lisons le début de l’Évangile de Jean, qui couvre la préhistoire et jette les bases de l’œuvre de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ :

« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu […] Toutes choses ont été faites par elle […] Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité » (Jean 1:1, 3, 14 ; c’est nous qui soulignons).  

Par un miracle qui défie notre imagination, la Parole a pris la forme d’un homme et a habité parmi Ses créatures. Christ était Dieu mais était aussi humain. La Bible ne nous décrit pas les apôtres passant beaucoup de temps à débattre les questions métaphysiques que les théologiens allaient plus tard soulever. Apparemment, ils acceptaient avec foi la révélation que Jésus était Dieu, et homme.

Comment Dieu nous dit-Il de célébrer l’incarnation ?

Dieu ne nous ordonne pas de fêter l’incarnation. Nous avons reçu l’ordre de marquer la mort de notre Sauveur (1 Corinthiens 11:23-26). Certes, le Fils de Dieu n’aurait pas pu mourir s’Il n’était pas venu dans la chair, mais dans la Bible, l’accent n’est pas placé sur la conception (que de nombreuses Églises observent le 25 mars par la fête de l’Annonciation) ni sur la naissance de Christ (que la plupart célèbrent le 25 décembre).

Découvrez pourquoi ces dates sont erronées et pourquoi Dieu n’approuve pas ces fêtes, dans notre article « La naissance de Jésus ».

L’Église du Nouveau Testament continuait d’observer les fêtes de l’Éternel mentionnées dans toute la Bible. (Lire à cet effet notre brochure gratuite intitulée  Des jours fériés aux jours saints : le plan divin pour vous .

Que devons-nous savoir à propos de l’incarnation de Christ ?

La Bible nous apprend bien des choses à propos de la vie de Christ et de la manière dont elle devrait influencer nos vies. En voici quelques-unes :

La vie de Jésus reflétait parfaitement le Père (Jean 14:7-10)

Il déclara que le Père est plus grand que Lui (Jean 14:28) – Il Se soumit, volontairement et avec plaisir, au Père. Il Le glorifia.

Le Père honore le Fils et veut que tous L’honorent (Jean 5:21-23)

À l’instar de Thomas, nous devrions tous reconnaître Jésus en tant que « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jean 20:28).

Hébreux 1:1-4 révèle qui était le Fils, la raison de Sa venue, et ce qu’Il a retrouvé.

Sur terre, Il Se dépouilla de Sa gloire (Philippiens 2:5-11 ; Jean 17:5), bien qu’« en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité » (Colossiens 2:9).

Le Fils de Dieu veut que nous suivions Ses traces, L’imitions et devenions comme Lui (1 Jean 2:6 ; 3:1-3). Il n’a pas honte de nous appeler « frères » ; grâce à Lui, le Père souhaite « conduire à la gloire beaucoup de fils » (Hébreux 2:10-11).

Il était disposé à Se soumettre, à être tenté et à souffrir, tout en demeurant obéissant et sans péché.

Il peut compatir à nos faiblesses, car « il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins » (Hébreux 4:15-16).

L’incarnation, les souffrances et la mort de Christ

En devenant humain, Jésus fut en mesure d’accomplir le plan divin consistant à nous réconcilier – nous autres humains pécheurs – au Père. Cela, Jésus le fit en souffrant à notre place et en payant pour nous l’amende de nos péchés – la peine de mort.

L’Épître aux Hébreux décrit ce que Jésus a dû subir afin de devenir notre Souverain Sacrificateur. « C’est lui qui, dans les jours de sa chair, a présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé à cause de sa piété. Il a appris, bien qu’il soit Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes » (Hébreux 5:7-9).

L’incarnation contre le gnosticisme

L’apôtre Jean, à la fin du premier siècle, constata l’infiltration de l’hérésie dans l’Église. Il s’efforça notamment d’exposer une fausse doctrine qui niait l’humanité de Jésus.

« Reconnaissez à ceci l’Esprit de Dieu : tout esprit qui se déclare publiquement pour Jésus-Christ venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne se déclare pas publiquement pour Jésus n’est pas de Dieu, c’est celui de l’antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde » (1 Jean 4:2-3).

En dépit des tentatives de Jean d’enrayer la progression de cette fausse doctrine, cette dernière se répandit au point de devenir l’hérésie connue sous le nom de gnosticisme.

L’incarnation et l’Antéchrist

Jean précisa même que nier que Jésus avait été incarné revenait à s’opposer à Christ, comme l’Antéchrist.

« Car plusieurs séducteurs sont entrés dans le monde, et ne déclarent pas publiquement que Jésus-Christ est venu en chair. Celui qui est tel, c’est le séducteur et l’Antéchrist » (2 Jean 1:7).

Jean parlait de quiconque s’oppose à Christ. Évidemment, de nos jours, on se sert du terme Antéchrist d’une manière plus limitée. Ce mot sert maintenant à décrire un individu précis faisant le mal au temps de la fin, celui que la Bible appelle le faux prophète et l’impie. (Pour en savoir plus à son sujet, lire notre article « Reconnaîtrez-vous l’Antéchrist ? »)

L’incarnation et vous

L’incarnation de Jésus-Christ – qui était disposé à vivre dans la chair, pour nous comprendre et compatir à nos souffrances, puis à offrir Sa vie à la place de chacun de nous – est admirable et encourageante. Elle devrait nous inciter à agir.

Comment Dieu S’attend-Il que nous réagissions ? Non par un jour de paganisme commercialisé mais par une vie de changement et de conversion.

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