Le pouvoir de Sa résurrection

La plupart des chrétiens acceptent la résurrection de Jésus. Néanmoins, saisissons-nous pleinement son pouvoir, et son impact ?

La résurrection de Jésus-Christ était l’un des évènements les plus significatifs dans l’histoire. En ressuscitant des morts et en retrouvant sa puissance éternelle à la droite du Père, Jésus accomplissait une phase importante du plan de Dieu qui relève de la plus haute importance pour la vie et l’avenir de tout être humain.

Approfondissons ce sujet et essayons de mieux comprendre ce que la réalité de la résurrection de Christ devrait signifier pour nous.

Notons les paroles de Jésus et les évènements menant à Sa résurrection. Nous examinerons ensuite l’impact que cette résurrection eut sur l’Église primitive. Puis nous conclurons par sept croyances clés fondées sur la résurrection.

La première mention de la résurrection de Jésus

Dans quel passage la Bible fait-elle mention, pour la première fois, de la résurrection de Christ ? Le plan de Dieu – qui a prévu la mort et la résurrection de Jésus – fut mis en branle avant la création de l’homme (Apocalypse 3:8). Néanmoins, il est clair – d’après l’histoire biblique – que les hommes ont toujours eu une compréhension très limitée de ce plan.

Dans un sens, on peut dire que la première prophétie relative à la résurrection de Christ se trouve dans Genèse 3:15. Cette prophétie indique que le moment viendrait où le serpent – Satan – semblerait réussir en attaquant Jésus (« tu lui blesseras le talon »). Néanmoins, Jésus (la « postérité » promise) triompherait tout compte fait du Malin et détruirait totalement son pouvoir (« celle-ci t’écrasera la tête »).

L’Ancien Testament contient un certain nombre d’autres prophéties relatives à la résurrection de Christ, mais celles-ci ne furent pas vraiment comprises quand Jésus débuta Son ministère, au Premier siècle. Ce n’est que plus tard que les apôtres commencèrent à se rendre compte de la teneur de celles-ci.

« Détruisez ce temple »

Au début de Son ministère, Jésus Se rendit à Jérusalem, et Il fit allusion, pour la première fois, à Sa résurrection. Il avait chassé du temple les changeurs et les vendeurs, et les dirigeants religieux, irrités, Lui avaient demandé par quelle autorité Il agissait ainsi.

« Les Juifs, prenant la parole, lui dirent : Quel miracle nous montres-tu, pour agir de la sorte ? Jésus leur répondit : Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. Les Juifs dirent : Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras ! » (Jean 2:18-20).

Les autorités religieuses ne comprirent pas le symbolisme des paroles de Jésus. Elles ne s’intéressaient qu’au temple physique – que le roi Hérode avait commencé à reconstruire en 19 avant notre ère. Bien qu’une grande partie du projet de reconstruction d’Hérode se soit achevée avant sa mort, en 4 avant notre ère, la tâche se poursuivit pendant encore plus de 60 ans après cela. C’est pour cela que les Juifs Lui dirent, lors de cet incident, qu’il y avait 46 ans que les travaux se poursuivaient. 

« Mais il parlait du temple de son corps. C’est pourquoi, lorsqu’il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu’il avait dit cela, et ils crurent à l’Ecriture et à la parole que Jésus avait dite » (versets 21-22).

Les disciples ne comprenaient pas

Jésus continua d’enseigner Ses disciples à propos de Sa résurrection ultérieure, mais ils ne comprirent pas, pendant un certain temps. C’était compréhensible ; ils n’avaient pas encore reçu le Saint-Esprit. Et que dire de nous ? Combien de fois avons-nous lu certains passages, sans toutefois comprendre ce qu’ils déclarent ?

« Alors il commença à leur apprendre qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les scribes [ces trois groupes formaient l’instance dirigeante – le Sanhédrin], qu’il soit mis à mort, et qu’il ressuscite trois jours après. Il leur disait ces choses ouvertement. Et Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre. Mais Jésus, se retournant et regardant ses disciples, réprimanda Pierre, et dit : Arrière de moi, Satan ! car tu ne conçois pas les choses de Dieu, tu n’as que des pensées humaines » (Marc 8:31-33).

Jésus, reprenant Pierre, ne mâcha pas Ses mots. Pierre avait essayé de corriger son Sauveur, comme s’Il avait tort de parler de Sa mort prochaine. Mais, généralement, les disciples étaient moins agressifs et étaient plutôt attristés d’entendre leur Maître parler de cette manière. Et Jésus savait qu’ils ne saisissaient pas pleinement ce qu’Il disait (voir Marc 9:31-32; 10:33-34; Jean 11:21-27).

À la fin de Son ministère, Jésus dit à Ses disciples : « Jésus prit les douze auprès de lui, et leur dit : Voici, nous montons à Jérusalem, et tout ce qui a été écrit par les prophètes au sujet du Fils de l’homme s’accomplira. Car il sera livré aux païens ; on se moquera de lui, on l’outragera, on crachera sur lui, et, après l’avoir battu de verges, on le fera mourir ; et le troisième jour il ressuscitera. Mais ils ne comprirent rien à cela ; c’était pour eux un langage caché, des paroles dont ils ne saisissaient pas le sens » (Luc 18:31-34). 

Le sépulcre gardé et scellé

Les jours suivants, tout ce que Jésus avait prédit s’accomplit. Il fut arrêté, livré aux autorités païennes, torturé et crucifié. Dans la plupart des cas, cela aurait sonné le glas du mouvement de n’importe quel chef – ses disciples se décourageraient rapidement et retourneraient à leurs activités antérieures, et la vie reprendrait son cours, comme avant, comme si rien ne s’était produit.

Mais les autorités religieuses comprenaient qu’elles devaient faire autre chose pour que tout rentre dans l’ordre. Elles savaient que l’enseignement de Jésus sur une résurrection des morts poserait un plus grand danger que toutes les autres choses qu’Il avait enseignées. Si Ses disciples pouvaient convaincre le peuple que Jésus était, en fait, ressuscité des morts, elles ne pourraient plus les arrêter.

« Ils s’en allèrent, et s’assurèrent du sépulcre au moyen de la garde, après avoir scellé la pierre » (Matthieu 27:66).

Voilà bien une autre preuve de la puissance et de la sagesse incroyables de Dieu. Ce que ces dirigeants religieux voulaient faire, c’était de s’assurer que personne ne viendrait dérober le corps de Jésus, prétendant qu’Il était ressuscité. Or, Dieu Se servit de leurs efforts pour confirmer la résurrection !

En dépit de tous les enseignements de Jésus ; en dépit de Sa promesse qu’Il ressusciterait au bout de trois jours et trois nuits, les disciples ne s’attendaient néanmoins pas à ce qui allait se produire. Notez également que si les autorités romaines s’étaient chargées, et elles seules, de garder la tombe, les gens auraient eu des doutes sur ce qui s’était passé. Les Romains n’étaient-ils pas réputés pour se laisser soudoyer, accepter des pots-de-vin ? On aurait prétendu que les disciples avaient soudoyé les gardes, les laissant prendre le corps de Jésus.

Or, puisque les autorités religieuses scellèrent elles-mêmes le Sépulcre et y placèrent des gardes, quand Il en sortit, personne ne pouvait légitimement prétendre que les disciples avaient dérobé Son corps. Dieu Se servit des efforts de ces dirigeants religieux pour prouver précisément ce qu’ils tenaient à nier.

Pas prêts pour l’impossible

Nous répétons qu’en dépit de tous les enseignements de Jésus ; en dépit de Sa promesse qu’Il ressusciterait au bout de trois jours et trois nuits, les disciples ne s’attendaient néanmoins pas à ce qui allait se produire.

Consultons le récit de Luc sur la résurrection :

« Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre de grand matin, portant les aromates qu’elles avaient préparés. Elles trouvèrent que la pierre avait été roulée de devant le sépulcre ; et, étant entrées, elles ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus.

« Comme elles ne savaient que penser de cela, voici, deux hommes leur apparurent, en habits resplendissants. Saisies de frayeur, elles baissèrent le visage contre terre ; mais ils leur dirent : Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n’est point ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé, lorsqu’il était encore en Galilée, et qu’il disait : Il faut que le Fils de l’homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu’il soit crucifié, et qu’il ressuscite le troisième jour.

« Et elles se souvinrent des paroles de Jésus (Luc 24:1-8).

Nous vous conseillons de lire le restant du récit pour savoir ce qui se produisit ce jour-là et les jours suivants – quand Jésus apparut à deux de Ses disciples sur le chemin d’Emmaüs, puis quand Il apparut à plusieurs d’entre eux assemblés dans une pièce, toutes portes fermées, puis de nouveau quand Thomas était présent, cette fois, etc. Les quatre Évangiles et le livre des Actes montrent que Jésus a prouvé Sa résurrection, sans l’ombre d’un doute.

L’impact de la résurrection de Jésus sur l’Église

Quel impact la résurrection de Jésus eut elle sur l’Église primitive ?

Le livre des Actes des apôtres montre que les disciples étaient des témoins de la résurrection, et qu’ils la prêchèrent au monde avec puissance.

« Les apôtres rendaient avec beaucoup de force témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus. Et une grande grâce reposait sur eux tous » (Actes 4:33; voir aussi Actes 1:21-22; 2:29-32; 4:1-2).

La résurrection de Jésus se situait également au cœur même des enseignements de l’apôtre Paul. Prenez note d’un exemple, dans la vie de l’apôtre, où il en parla, à Athènes :

« Quelques philosophes épicuriens et stoïciens se mirent à parler avec lui. Et les uns disaient : Que veut dire ce discoureur ? D’autres, l’entendant annoncer Jésus et la résurrection, disaient : Il semble qu’il annonce des divinités étrangères » (Actes 17:18).

Et Paul leur dit : « Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils ont à se repentir, parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts … Lorsqu’ils entendirent parler de résurrection des morts, les uns se moquèrent, et les autres dirent : Nous t’entendrons là-dessus une autre fois » (versets 30-32).

Et l’un des passages les plus connus de l’Écriture, prophétisant la résurrection des justes – 1 Corinthiens 15 – débute par l’affirmation de Paul que Christ était ressuscité :

« Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Ecritures ; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures ; et qu’il est apparu à Céphas, puis aux douze. Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont morts. Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. Après eux tous, il m’est aussi apparu à moi, comme à l’avorton » (1 Corinthiens 15:3-8).

Quelle importance revêt, pour nous, la résurrection de Jésus ?

Compte tenu de tout ce que nous venons de voir, concluons en examinant sept croyances bibliques clés, fondées sur la résurrection de Jésus.

1. La résurrection prouve que Jésus était effectivement Qui Il déclarait être, et Ce qu’Il déclarait être.

Les disciples constatèrent que Dieu avait ressuscité Jésus d’entre les morts, à la vie éternelle, comme sceau de Son approbation – le Père appuyant tout ce que Jésus avait dit. De plus, Sa résurrection accomplissait les prophéties s’y rapportant.

2. La résurrection prouve la primauté des enseignements de Jésus.

Jésus est le Seul que Dieu ait ressuscité des morts de cette manière. De ce fait, ce qu’Il disait est vrai et constitue  le fondement de tout ce que nous croyons (Éphésiens 2:20). Tout le reste doit être jugé par le standard des paroles de Jésus.

3. La résurrection prouve que l’amende de nos péchés a été payée dans sa totalité.

Le fait que Dieu ait ressuscité Jésus d’entre les morts montre que Dieu a accepté Son sacrifice, qui convenait pleinement pour payer l’amende des péchés de toute l’humanité.

4. La résurrection garantit que Dieu peut nous ressusciter des morts, à la vie éternelle.

À de nombreuses reprises, dans le Nouveau Testament, il est mentionné que Jésus est ressuscité « des morts ».  Bien qu’Il ait été ressuscité à la vie, les morts demeurent morts. Plusieurs commentaires ont remarqué que puisque l’Écriture promet que les morts revivront, l’unique résurrection de Jésus « d’entre les morts » prouve qu’il y aura plus d’une résurrection.

5. La résurrection fait de Jésus le Chef vivant et actif de l’Église.

Christ est Celui qui, vivant et actif, prend les décisions qui s’imposent, chaque jour, pour Son Église. C’était le cas de par le passé ; c’est le cas aujourd’hui ; et cela continuera d’être le cas à l’avenir.

6. La résurrection garantit le retour de Christ.

Toute promesse pour l’avenir dépend du retour de Christ, et s’Il n’avait pas été ressuscité des morts, toutes les promesses relatives à Son règne, dans Son Royaume, n’auraient pas de sens. Il a promis de revenir, précisant qu’Il veut que Ses disciples L’accompagnent, et qu’ils seront rétribués à Son retour. Aucune de ces promesses ne serait possible s’Il n’était pas ressuscité.

7. La résurrection garantit l’avènement d’une justice parfaite.

Si Jésus n’avait pas été ressuscité des morts après avoir vécu une vie parfaite, sans péché, la seule conclusion que nous pourrions tirer serait qu’en fin de compte le mal persiste et le bien est détruit. La crucifixion et la résurrection démontrent puissamment la miséricorde et la justice divines.

N’oublions jamais l’importance énorme de la résurrection de Christ. Elle arrime tout espoir que nous nourrissons, et est tout compte fait l’ancre de l’espérance de toute l’humanité (Hébreux 6:17-20).

Nous vous proposons également la lecture des articles Peut-on prouver que Jésus est bien ressuscité ? et Les témoins de la résurrection de Jésus.