Le message du Messie : Le Royaume de Dieu est proche

Quand Jésus vint proclamer l’Évangile du Royaume de Dieu, Il précisa que « le royaume de Dieu est proche » (Marc 1:15). Qu’entendait-Il par cela ?

Dans les articles précédents sur ce thème, nous avons vu que Jésus développa quatre thèmes-clés à propos du Royaume de Dieu à venir. Ces idées étaient que « le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle » (Marc 1:15).

Dans notre article précédent, dans cette série, nous avons vu que – d’après Daniel 9:25 – Jésus allait débuter Son ministère en l’an 27 de notre ère. Comme Dieu l’avait annoncé par Son prophète, Daniel, Jésus parut à ce moment-là et commença à proclamer l’Évangile du Royaume. Comme Christ le fit remarquer, l’attente de l’accomplissement de cette importante étape dans le plan divin était alors révolue.

Penchons-nous maintenant sur la déclaration de Jésus « Le royaume de Dieu est proche ».

La définition et l’emplacement du Royaume

Peu comprennent ces deux aspects. On croit souvent que ce royaume est dans notre cœur. Ou bien l’on pense qu’il est au ciel. Il est rare qu’on harmonise convenablement ce qui est révélé dans l’Ancien Testament à ce sujet, avec ce que déclare le Nouveau Testament.

Avant d’expliquer ce que Jésus voulait dire quand Il déclara : « Le royaume de Dieu est proche », examinons soigneusement ce que révélaient les Écritures avant que Jésus ne paraisse. Nous pourrons ainsi mieux comprendre Sa déclaration.

Dans la seconde année de règne du roi babylonien Nebucadnetsar, ce dernier eut un songe prédisant que trois grands empires succéderaient à son empire babylonien (Daniel 2:1-43). D’après l’histoire, il allait s’agir de l’empire médo-perse, de l’empire gréco-macédonien, et de l’empire romain. Dieu, par la bouche de Daniel, interpréta pour le roi le songe qu’il avait eu (verset 19).

L’explication de la dernière partie du songe était la suivante : « Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et qui ne passera point sous la domination d’un autre peuple ; il brisera et détruira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement » (verset 44). D’après ce passage, il est évident que le Royaume de Dieu gouvernera tous les peuples, toutes les nations.

Cela, Dieu l’a confirmé par la bouche du prophète Zacharie qui – décrivant le Second Avènement de Jésus-Christ – a annoncé : « L’Eternel sera roi de toute la terre » (Zacharie 14:9). Cela est réitéré dans plusieurs passages du Nouveau Testament (1 Timothée 6:15 ; Apocalypse 11:15 ; 17:14 ; 19:16).

Quand Christ apparut sur Terre en tant qu’homme, il est clair que ce Royaume ne dirigeait pas la Terre, et que les premiers chrétiens attendaient son instauration. Hélas, cet enseignement – selon lequel le Royaume de Dieu doit être un royaume devant être instauré ici-bas et remplacer tous les gouvernements civils – a disparu du christianisme traditionnel dans les siècles qui ont suivi la mort du Christ.

Comme nous l’avons déjà fait remarquer dans cette série d’articles, l’historien Edward Gibbon a documenté la manière dont cet enseignement du Royaume de Dieu étant un royaume littéral a peu à peu été abandonné par le christianisme traditionnel. De nos jours, on trouve cet enseignement archaïque ou périmé. (Voir notre encart « Les quatre éléments d’un royaume » pour de plus amples détails. Le Royaume de Dieu sera un véritable royaume, et il sera instauré sur Terre !)

Pour ce qui est de la nature de ce royaume, et de son emplacement, l’Ancien Testament révèle qu’il s’agira d’un royaume encore à venir, qui sera établi sur Terre ; qu’il dirigera d’abord les hommes pendant mille ans, et qu’il durera ensuite éternellement.

Le Royaume « est proche »

À l’époque de Daniel, Dieu révéla par la bouche de ce dernier que « les saints du Très-Haut [ceux qui étudient la loi divine, l’apprennent et la pratiquent] recevront le royaume, et ils posséderont le royaume éternellement, d’éternité en éternité » (Daniel 7:18). Cette prophétie indiquait que les saints de ce Royaume seraient immortels, mais elle ne précisait pas comment on allait entrer dans celui-ci. (Incidemment, dans la Bible, un « saint » est simplement un vrai chrétien).

L’enseignement de Jésus selon lequel « le royaume de Dieu est proche » permettait d’en savoir un peu plus sur ce dernier. En faisant cette déclaration, Jésus voulait dire que Lui – en tant que représentant du Royaume de Dieu – était présent et disponible pour parler de ce royaume futur.

Ceux qui tiennent compte de l’Évangile de Jésus sont destinés à régner avec Lui comme rois et sacrificateurs sur les nations et les peuples de la Terre, à Son retour (Apocalypse 1:6 ; 5:10). Et ce qu’il importe de bien comprendre, c’est que « la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu » (1 Corinthiens 15:50).

Pour devenir un membre de ce Royaume, il faut acquérir un corps spirituel (verset 44). Comme l’a précisé Paul, « il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité » (verset 53). Le Royaume de Dieu comprendra les disciples fidèles de Christ qui auront été changés en esprits.

Ces êtres spirituels, qui auront été auparavant mortels, seconderont Christ – régnant sur les êtres humains encore vivants, sur Terre – après toute la dévastation qui aura lieu avant Son retour. Un royaume éternel, composé de – et administré par – des êtres spirituels, dirigera les êtres humains, mortels, pendant le règne de mille ans de Christ sur Terre. Évidemment, puisque c’est un royaume éternel, il durera éternellement, même après que le règne millénaire de Christ soit terminé.

Tenant compte de ces points fondamentaux, examinons maintenant plusieurs passages souvent mal compris.

Le royaume de Dieu est au milieu de vous

Les pharisiens demandèrent un jour à Jésus à quel moment le Royaume de Dieu serait instauré. Il leur répondit : « Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. On ne dira point : Il est ici, ou : Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous » (Luc 17:20-21 ; c’est nous qui soulignons).

On en a souvent conclu, à tort, que le royaume de Dieu n’existe que dans le cœur des chrétiens.

Le mot grec enthos, traduit dans la plupart de nos versions françaises par « au milieu de vous » peut signifier « en vous » ou « au-dedans de vous », comme l’ont traduit quelques versions, mais il peut aussi être traduit par « au milieu de vous », et c’est généralement cette dernière traduction qui est la plus courante.

Ce que Christ voulait dire, c’était qu’en tant que représentant de ce Royaume futur, Il était au milieu d’eux. Il s’agit effectivement de la meilleure traduction. En effet, le Royaume de Dieu n’était pas dans le cœur des dirigeants religieux sceptiques auxquels Jésus avait affaire.

S’il est vrai que le Royaume de Dieu doit être dans nos cœurs et faire l’objet de nos pensées, c’est infiniment plus qu’un concept philosophique ou une façon de penser. (Pour de plus amples détails à ce sujet, lire notre article intitulé « Que faut-il entendre par “ Le royaume de Dieu est au milieu de vous ” ? »).

Une citoyenneté céleste

Dans Philippiens 3:20, Paul déclare : « Nous sommes citoyens des cieux ». On cite parfois, à tort, ce passage pour prétendre que notre citoyenneté est dans les cieux et que les chrétiens iront au ciel pour faire partie du Royaume de Dieu. Comme nous l’avons déjà vu, Jésus-Christ va revenir sur Terre pour y établir le Royaume.

Bien que le Royaume de Dieu se trouve à présent au  ciel, il est destiné à régner sur toutes les nations de la Terre. Comme l’apôtre Jean l’apprit dans une vision, « Il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient : Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ ; et il régnera aux siècles des siècles » (Apocalypse 11:15). Christ inaugurera les « temps du rétablissement de toutes choses » (Actes 3:21) sur Terre.

Dans le prochain article de cette série, nous examinerons l’ordre de Christ de se repentir. Nous y verrons, ainsi que dans le dernier article de cette série, que nous pouvons être certains d’être citoyens de ce Royaume futur, bien que nous soyons encore, pour le moment, des êtres de chair et de sang.