Sur Ses Traces

Le monde se sécularisant de plus en plus et les athées se multipliant, le christianisme est examiné d’un œil critique. Que dirait Jésus de cette crise grave ?

D'après les statistiques, le christianisme est la religion la plus répandue dans le monde, et selon le Pew Research Center, il y a de fortes chances pour qu’il le demeure pendant les quatre prochaines décennies. En 2010, on estimait à 2,2 milliards le nombre de soi-disant chrétiens – soit le tiers, environ, de la population mondiale. Néanmoins, la religion la plus répandue dans le monde est souffrante.

Le christianisme est en crise

Plusieurs enquêtes révélant l’exploitation sexuelle d’enfants par des dirigeants de l’Église catholique donnent de quoi réfléchir. Ces agressions ont apparemment eu lieu dans maints endroits, dans le monde, de l’Europe à l’Australie, et du Chili au Canada. Les reportages aux États-Unis ont fait beaucoup de bruit. Le 14 août dernier, le procureur général de la Pennsylvanie a présenté un rapport détaillant sept décennies de violences sexuelles par des prêtres, sur plus de 1 000 victimes.

Ce genre de scandale est particulièrement écœurant pour les jeunes, dont un grand nombre abandonnent leurs croyances chrétiennes. Reflétant cette tendance, en mai dernier, les électeurs de la République d’Irlande (longtemps considérée comme un bastion catholique) ont largement rejeté (par deux voix contre une) l’interdiction imposée par l’Église catholique de pratiquer des avortements. Le rejet, par les jeunes, des enseignements traditionnels de l’Église n’est évidemment pas dû uniquement à l’état de la chrétienté ; il est aussi attisé par la propagande athée et humaniste épousée par de nombreux établissements d’enseignement et par les médias sociaux.

Des défis se dressent aussi pour ceux qui souhaitent devenir chrétiens. Il est souvent déroutant et décourageant de constater que les Églises ne partagent pas les mêmes croyances. Tel groupe enseigne une chose, et tel autre le contraire. Hélas, parmi ceux se disant chrétiens, existent d’importantes variations au niveau des doctrines adoptées et des enseignements dispensés, et cela, depuis le début.

Du fait de ces défis lancés au christianisme, plusieurs questions s’imposent :

Les péchés d’êtres humains faillibles reflètent-ils un problème  particulier inhérent au christianisme proprement dit ?

Tous ceux qui se disent chrétiens le sont-ils réellement ?

Que répondrait Jésus à ces défis lancés au mode de vie qu’on Lui attribue ?

Les faiblesses humaines

Premièrement, Dieu n’approuve pas le camouflage de péchés, pas plus qu’Il n’approuve leur répétition. Et Jésus condamne sévèrement quiconque « scandalise un de ces petits » (Matthieu 18:6).

En revanche, la Bible ne dit pas que tous les chrétiens sont parfaits.

Bien qu’il puisse être difficile d’établir une distinction entre les enseignements de la Bible et les actes profanes de ceux prétendant s’y conformer, tous ceux qui souhaitent suivre les traces de Christ doivent bien comprendre ce qui suit : Bien que Jésus ait dit à Ses disciples d’être « la lumière du monde » (Matthieu 5:14), il est un fait que tous les êtres humains pèchent (Romains 3:23).

Quand on L’accusa de fréquenter des pécheurs, Jésus Lui-même déclara : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades » (Matthieu 9:12).

Ce qu’il importe de bien comprendre, c’est que ceux qui se sont engagés à suivre Christ ne sont pas parfaits à présent, mais ils s’efforcent de le devenir. Ils devraient faire tout ce qui est en leur pouvoir pour ne plus pratiquer le péché en tant que mode de vie (1 Jean 1:7-10). Quand des humains faillibles se repentent de leurs péchés et se font baptiser, leurs péchés peuvent être pardonnés et ils peuvent recevoir le Saint-Esprit (Actes 2:38), lequel les aide à vivre comme Dieu le veut et réellement devenir « la lumière du monde ».

Le christianisme de la Bible ne devrait pas être condamné sous prétexte que ceux qui se disent chrétiens ne se montrent pas toujours à la hauteur de ses idéaux.

Diverses croyances au sein du christianisme

Dans les 20 ans qui suivirent la fondation de l’Église de Dieu lors de la Pentecôte en l’an 31 de notre ère, des différences doctrinales apparurent à propos de la prétendue nécessité pour les gentils – les non-Juifs – de se faire circoncire pour être sauvés (Actes 15:1). Bien qu’une décision ait été prise à ce sujet par les apôtres et les anciens assemblés à Jérusalem, certains refusèrent d’accepter la décision que les gentils de sexe masculin n’ont plus besoin de se faire circoncire.

Ceux qui s’opposaient à cette décision essayèrent également, à tort, de forcer l’Église à se retrancher dans la justification par les œuvres (Galates 5:1-4). Hélas, ils provoquèrent une grande confusion au sein de l’Église, essayant d’imposer leurs idées. Paul défendit vigoureusement la justification par la foi, ainsi que la décision prise par les apôtres et les anciens à Jérusalem. Ce faisant, Paul appela « faux frères » ceux qui s’opposaient à l’enseignement de l’Église, ces derniers enseignant « un autre évangile » (Galates 2:4 ; 1:6 ; 2 Corinthiens 11:26).

Nous sommes ici en présence d’une vérité qui dérange. Il y a « des faux frères ». N’est pas nécessairement chrétien qui le prétend !

Vers la fin du premier siècle, le problème avec les faux frères était si grave que Jude exhorta les membres fidèles à « combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. Car il s’est glissé parmi vous certains hommes […] des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dérèglement, et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus-Christ » (Jude 4). Ces faux frères essayaient de forcer l’Église à se retrancher dans l’ornière opposée, consistant à rejeter la loi divine.

Dans le même ordre d’idée, l’apôtre Jean parle d’individus ayant quitté l’Église et qui, apparemment, essayaient toujours d’égarer les membres (1 Jean 2:19, 26). Des membres dans les congrégations de Pergame et de Thyatire avaient aussi été influencés par une fausse doctrine et un faux enseignement (Apocalypse 2:14-15, 20). 

Au cours des siècles suivants, de faux frères et de faux docteurs ignorèrent systématiquement, ou remplacèrent, les doctrines qui avaient été suivies par l’Église de Dieu à sa fondation. Au quatrième siècle, la majorité des gens et des Églises supposément chrétiennes observaient le dimanche comme jour de culte, au lieu du sabbat le septième jour (le samedi) ; observaient des fêtes d’origine humaine à la place des jours saints observés par Jésus et Ses apôtres ; et concoctaient une explication non biblique de la Divinité.

Il importe d’imiter Christ

La plupart des gens se disant chrétiens, de nos jours, ne se prennent pas particulièrement pour des disciples de Christ. Être un disciple « sous-entend que non seulement on accepte les idées du maître, mais aussi qu’en pratique on y adhère » (rubrique « disciple », International Standard Bible Encyclopedia). D’après un autre dictionnaire biblique, « un disciple de Christ, c’est quelqu’un qui  1) croit en sa doctrine ; 2) qui se fie à son sacrifice ; 3) s’imbibe de sa pensée ; et 4) imite son exemple » (“Disciple,” Easton’s Bible Dictionary ).

Imiter Christ, c’est – entre autres – adorer Dieu le septième jour de la semaine (le samedi) et observer les jours saints bibliques au lieu de fêtes comme Noël et Pâques. Ce que, bien sûr, faisaient les disciples de Jésus. Comme Paul le déclara aux membres de l’Église à Corinthe, « soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ » (1 Corinthiens 11:1).

Les autres apôtres prêchaient aussi qu’il faut imiter Christ. Pierre a dit qu’il faut « suivre ses traces » (1 Pierre 2:21) et Jean a écrit : « Celui qui dit qu’il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même » (1 Jean 2:6 ; c’est nous qui soulignons tout du long).

Les chrétiens du premier siècle tenaient compte de cette instruction. Comme Paul l’écrivit aux chrétiens de Thessalonique, « vous-mêmes, vous avez été mes imitateurs et ceux du Seigneur » (1 Thessaloniciens 1:6).

Si nous voulons être de vrais chrétiens, nous devons imiter Christ en toutes choses. Nous devons pratiquer Son christianisme et celui de Ses disciples du premier siècle. Nous devons rejeter les changements doctrinaux introduits par des hommes et adhérer aux instructions données par Jésus et ceux qu’Il forma pour établir Son Église.

La réponse de Christ à la situation actuelle

Si Jésus devait expliquer l’état du christianisme actuel, que dirait-Il, selon vous ? Vers la fin de Son « sermon sur la montagne » – Son message probablement le plus connu, résumant Ses enseignements – Il a dit des paroles qui donnent à réfléchir .

À cette occasion, concluant ce qu’Il avait dit à Ses disciples sur la manière dont ils devaient se comporter, Jésus déclara : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.  Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité » (Matthieu 7:21-23).

L’iniquité consiste à transgresser la loi divine. C’est manquer la cible, ne pas se montrer à la hauteur des standards que Christ a fixés pour Ses disciples. Se contenter d’appeler Christ « Seigneur ! » et prétendre être chrétien ne suffit pas. Christ exige plus. Pour en savoir plus sur ce qu’Il attend de Ses disciples, lire notre brochure gratuite Transformez votre vie.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le sabbat du septième jour, nous vous proposons notre section sur le Quatrième Commandement sur notre site VieEspoirEtVerite.org. Pour en savoir plus sur les jours que Jésus observaient, lire notre brochure Des jours fériés aux jours saints – le plan divin pour vous.

Le problème avec le christianisme actuel, ce n’est pas la religion que Jésus a fondée. Le problème se situe dans ceux qui prétendent la pratiquer. Puissions-nous être de meilleurs disciples de Christ, croyant à Ses enseignements et imitant Son mode de vie.

Ne manquez pas non plus de lire notre article « Qu’est-ce qu’un chrétien ? »