Le christianisme simplifié

Les traditions et les idées humaines ont compliqué la simplicité du christianisme. Ce qui est simple peut être puissant.

L’une des batailles les plus connues et les plus meurtrières de la guerre civile américaine eut lieu à côté de Gettysburg, en Pennsylvanie en été, en 1863.

Vu le carnage qui y eut lieu, l’emplacement où elle fut menée fut désigné comme site commémoratif, le 19 novembre 1863. L’un des orateurs les plus éloquents de l’histoire américaine – Edward Everett – y était l’orateur principal. Il était prévu que le président Lincoln prenne la parole après lui. Le discours d’Everett dura deux heures, et l’auditoire fut fasciné par ce qu’il disait. D’après les journalistes présents, 15 000 personnes se tinrent immobiles, buvant chacune de ses paroles.

D’après les reporters, la rétrospective que fit Everett de l’histoire américaine fut des plus remarquables.

Le discours simple et bref de Lincoln

Ce fut ensuite au tour du président Lincoln de prendre la parole. Il avertit son auditoire que son discours serait simple et bref. Et ce fut effectivement le cas ! Il dura moins de deux minutes (272 mots en tout), ce qui était sans précédent à l’époque, et ce que d’aucuns trouvaient indignes du président. Les commentaires ne fut guère flatteurs envers ce dernier, Everett étant, par contre, loué par tous.

Ce dernier écrivit plus tard que Lincoln était loin de se douter de l’impact que ses propos auraient sur la nation. Lincoln décida d’insister sur le principe selon lequel « tous les hommes naissent égaux ». L’argument moral contre l’esclavage. Il n’employa pas de grands mots, décida de ne pas donner une longue liste d’adjectifs – ce qui était courant chez les orateurs de l’époque.

Dans les années qui ont succédé à cette date, en novembre, le discours de Lincoln à Gettysburg est devenu le discours le plus cité et le plus mémorisé de l’histoire américaine.

Monumental par sa simplicité

Le discours de Lincoln était monumental par sa simplicité. En quelques mots, ce dernier souleva la question morale la plus importante de son époque. Sa solution à l’esclavage était simple : Si tous les hommes ont été créés égaux, l’esclavage est immoral.

Dans notre monde complexe actuel, il semble qu’il n’y ait pas de solution simple à tout problème. Tout doit être formulé comme « simplement mon opinion » au lieu de fournir une définition claire en matière de bien ou de mal.

Des complications

Les partisans du christianisme traditionnel ne sont pas à l’abri du « politiquement correct » et de l’éthique des situations, eu égard aux problèmes auxquels le monde est confronté. Ils ne cessent de rater la cible, abandonnant une définition précise du bien et du mal. On se dit chrétien, étant catholique, protestant, baptiste, méthodiste ou de l’un des milliers de groupes professant le christianisme bien qu’ayant des idées totalement opposées sur le mal. On peut même être un chrétien conservateur, ou libéral.

Le message de Christ était-il si déroutant et si compliqué ?

La simplicité à l’égard de Christ

L’apôtre Paul a écrit : « De même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l’égard de Christ » (2 Corinthiens 11:3). Le danger contre lequel Paul nous met ici en garde est de compliquer un message qui pourtant devrait être simple.

Ce qui est simple est facile à comprendre, à aborder et à utiliser ;  pas compliqué, ni artificiel, ni complexe. Paul parle ici de simplicité à l’égard de Christ. Pas besoin d’un cours de théologie pour comprendre le message que Christ a apporté, ni les valeurs de base définissant ce qu’est le bien ou le mal.

Juste Dix Commandements

Le vrai christianisme a un code législatif fondamental pour définir tout comportement. Bien qu’on essaie généralement, de nos jours, de minimiser – et même d’abolir – certains aspects de cette loi, elle subsiste en tant que fondement de toute loi biblique. Il s’agit des Dix Commandements, qui se trouvent dans Exode 20 et dans Deutéronome 5. Comparez la simplicité des Dix Commandements aux lois qui existent dans la plupart de nos pays actuels.

Bien qu’il n’y ait que 10 Commandements dans la liste de base de la Bible, combien existe-t-il de lois dans nos pays respectifs ? À vrai dire, nul ne le sait.

En 1982, le ministère de la Justice américain a décidé de répertorier toutes les lois fédérales. La plupart des ces lois se trouvent dans deux publications : Statutes at Large et The United States Code. Ces deux ouvrages comportent de nombreux volumes. Ronald Gainer, un responsable du ministère de la Justice, fut désigné comme responsable dudit projet. Ce dernier dura deux ans, et l’on établit tout compte fait une liste de 3 000 offenses éparpillées sur plus de 23 000 pages de loi fédérale.

Néanmoins, M. Gainer annonça par la suite que « vous seriez morts et auriez ressuscité trois fois » et n’auriez toujours pas de réponse à la question de savoir combien il existe de lois (Wall Street Journal, 23 juillet 2011). À présent, on estime qu’il existe « au moins 5 000 lois fédérales sur le crime, et de 10 000 à 300 000 règlements pouvant être imposés en cas de crime ».

Éprouvant

En dehors de Dix Commandements, qui définissent le comportement que nous devrions avoir, y a-t-il d’autres lois définissant d’autres aspects de nos vies en tant que chrétiens ? Comparez la loi divine de la dîme aux codes des impôts compliqués de nos nations modernes. Le code fiscal américain était de 400 pages en 1913, et en 2014, il comptait 74 608 pages.

La loi de la dîme, en revanche, est simple – Dieu réclamant 10% de vos revenus.

Le message et l’exemple de Christ

Le message dont Christ était porteur était, lui aussi, simple. Décrivant le début du ministère de Jésus, Marc relate qu’Il prêchait l’Évangile (ou bonne nouvelle) du Royaume de Dieu (Marc 1:15). Ce message était à propos du Royaume de Dieu et il n’était pas seulement question du Premier Avènement de Christ comme Sauveur. Il doit en effet revenir en tant que Roi des rois et instaurer le Royaume de Dieu. Jésus proclamait l’avènement de ce Royaume et le besoin, pour tous, de se repentir, ou de changer.

C’est un message plutôt simple, mais qu’on a compliqué, vu qu’on omet, de nos jours, la bonne nouvelle du Royaume, mettant exclusivement l’accent sur la personne de Jésus-Christ. Est-ce le message que Jésus proclamait ? Nullement, si l’on en croit les Écritures.

Le christianisme tel que le définit la Bible est simple. Un chrétien, ce n’est pas quelqu’un qui se dit catholique, protestant ou méthodiste, ou autre. C’est un vrai disciple de Christ, qui croit ce qu’Il a enseigné et qui s’efforce de L’imiter (1 Pierre 2:21). Beaucoup seraient surpris d’apprendre que Jésus observait le sabbat et les fêtes bibliques (Luc 4:16 ; Marc 14:1). On pense souvent que c’étaient des fêtes juives ; or, la Bible indique clairement qu’il s’agit des fêtes de l’Éternel (Lévitique 23:1-2).

L’un des messages les plus puissants enregistrés dans la Bible est celui que donna l’apôtre Pierre le jour de la Pentecôte. Sa conclusion était simple : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit » (Actes 2:38, version Ostervald).

Depuis le jardin d’Eden, Satan complique le message divin ; il ne faut donc pas s’étonner que la religion, de nos jours, n’offre pas de solution réelle aux problèmes sociaux et moraux affligeant l’humanité.

Les absolus que sont le bien et le mal

La Bible confirme l’existence d’absolus. Dans Malachie 3:6, Dieu déclare : « Je ne change pas ». Dans l’épître aux Hébreux, il est écrit que « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement » (Hébreux 13:8). Christ Lui-même a déclaré, priant le Père, « ta parole est la vérité » (Jean 17:17). Le standard, pour la conduite du chrétien, devrait être le même aujourd’hui qu’au premier siècle.

Dans le jardin d’Eden, Satan mentit à Ève et l’incita à prendre de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Au lieu de faire confiance à Dieu, d’apprendre de Lui ce qu’est le bien et ce qu’est le mal, l’homme agit à sa guise. De nos jours, il existe des milliers de groupes ayant des idées différentes sur la vérité, et se prétendant tous chrétiens. Comment est-ce possible ? Comment la vérité est-elle devenue si compliquée ?

Le christianisme qui s’appuie sur la Bible n’est pas si compliqué. Quand on se conforme aux instructions d’observer les lois divines – comme celles nous ordonnant d’observer le sabbat (le samedi), de célébrer les fêtes de l’Éternel et de verser la dîme (10%) de ses revenus – on confirme la simplicité du christianisme. Cela exige qu’on s’engage à se comporter comme Christ – qu’on obéisse à Dieu, qu’on aime son prochain et que l’on pratique un mode de vie énoncé dans la Bible.

Le pouvoir de la simplicité

Abraham Lincoln n’était pas le meilleur des orateurs, lors de la dédicace du champ de bataille de Gettysburg, en 1863. Par un jour de novembre, l’un des orateurs américains les plus éloquents – Edward Everett – suscita l’admiration par son discours de deux heures sur l’histoire de l’Amérique.

Mais Abraham Lincoln s’était engagé à fournir un simple résumé de la situation morale qu’affrontait la nation. Son discours dura moins de deux minutes. On en parle encore, alors que personne ne se souvient de celui d’Edward Everett.

Le vrai christianisme tel que le définit la Bible est simple. Emboitez le pas à Christ. Croyez ce qu’Il croyait. Enseignez ce qu’Il enseignait.

C’est simple !