Les raisons du déclin du christianisme

Pourquoi tant de chrétiens cessent-ils d’avoir la foi ? Le christianisme est-il passé de mode en ce 21e siècle ? Se pourrait-il que Dieu ne Se retrouve pas dans le christianisme moderne ?

Les preuves sont nombreuses et indéniables. En occident, le christianisme s’effondre. Son autorité et son influence diminuent ; ses adhérents s’en détachent.
Son déclin a d’abord été lent, mais à présent il s’accélère. Une enquête rapide sur Internet produit des titres comme…

  • Le christianisme se meurt dans le Royaume-Uni
  • On ne croit plus ; les Italiens rejettent l’Église.
  • Un recensement, en Australie, révèle que le christianisme décline et que les « non religieux » se multiplient.
  • En Europe, pour la génération du Millénaire, le christianisme est une religion moribonde.
  • La naissance et la chute du Canada chrétien.
  • En Nouvelle-Zélande, le christianisme est sur le point de disparaître.

Le nombre des membres des Églises américaines a considérablement diminué, ces deux dernières décennies.  
Bien que le christianisme se répande en Amérique Latine et en Afrique, il est indéniable qu’il fait de moins en moins d’adeptes. De moins en moins de gens le professent, et un nombre encore plus réduit de ceux qui s’en réclament le pratiquent sérieusement.
Le christianisme traditionnel perd de son attrait. Je suis chrétien, et je ne saurais être plus heureux, bien qu’attristé.

Le dilemme

Heureux ? Parce que les voix silencieuses de tous ceux qui s’en détachent pourraient fort bien attirer l’attention de ceux qui ignorent les quelques voix criant « Quelque chose ne va pas ! » Peut-être qu’en apprenant que « L’Église n’intéresse plus personne », ce sera la sonnette d’alarme que nous avons tous désespérément besoin d’entendre ; « rien ne va plus ! »
En substance, ce que Christ a enseigné, c’est que nous avons besoin de changer – de devenir meilleurs en tant qu’individus et en tant que société. Et Il nous a montré comment.
Tirons donc les conclusions qui s’imposent. Si le christianisme est devenu désuet, c’est que ce que ses partisans nous offrent ne produit aucun changement notoire ; n’explique pas de manière satisfaisante les grandes questions de la vie.
Je suis heureux de ce que le christianisme traditionnel ne soit pas la solution ; c’est en comprenant la raison de ses échecs que nous allons mesurer le besoin de revenir au christianisme primitif, conforme à la volonté divine.
L’abandon de la pratique religieuse est néanmoins tragique car, en rejetant la religion, on « jette le bébé avec l’eau du bain », estimant du même coup que la foi en Dieu est surannée.

1. L'absence de pertinence du chrétien

Et qu’est-ce qui remplace la religion ? Le mantra populaire « Je crois, mais ne suis pas religieux » pousse bien des gens à se concocter leurs propres systèmes de croyances ; ils vont à la cafétéria des idéologies religieuses et prennent « de ceci et un peu de cela », devenant ainsi leur propre dieu, se concoctant leur propre univers spirituel.
Qu’est-ce que cela signifie ? Pour commencer, un peu d’histoire biblique : Nous autres, humains, avons toujours eu du mal à faire ce que Dieu nous dit, même ce qui est pourtant simple. L’Ancien Testament révèle qu’Israël et Juda n’ont cessé de suivre Dieu pour un temps, puis de se détacher de Lui. Souvent, ils ont été tentés d’incorporer dans leur culte les pratiques religieuses des nations voisines, ou d’adopter leurs propres idées de la justice.
Nous n’avons cessé de les imiter. Le christianisme est apparu, mais dès le départ, les gens se sont empressés de modifier pratiquement tous ses enseignements et pratiques.
Quand les humains estiment « améliorer » ce que Dieu a dit ou fait, non seulement c’est arrogant et présomptueux, mais cela rend aussi la religion désuète. La légitimité du christianisme s’appuie sur la notion que son Créateur – Christ, Dieu pour un temps fait homme – en fait partie et est activement impliqué dans celui-ci.
Si Dieu ne fait pas partie du christianisme, à quoi bon ?
Ne serait-il pas logique que nous imitions Jésus et Ses apôtres ? Que nous fassions ce qu’ils faisaient et disions ce qu’ils disaient ? Quand les Églises essaient désespérément de se réinventer pour faire ce que les gens veulent – ce qu’elles sont nombreuses à faire – elles abandonnent ce qui, pour Dieu, est important. Le vrai christianisme consiste à changer afin de faire ce qui est important pour Dieu, et non à imposer à Dieu ce qui nous plait.
Quand le christianisme ne change pas les gens, il ne sert à rien.
Les propres paroles de Jésus constituent une condamnation dévastatrice du christianisme actuel : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité » (Matthieu 7:21-23).
Jésus ne parlait pas de l’islam, du bouddhisme, du judaïsme ou de n’importe quelle autre religion. Il visait ceux qui prétendent Le représenter – le christianisme moderne. Ce qu’Il a dit est sans équivoque : Ce n’est pas parce qu’on se prétend chrétien qu’on l’est en réalité.
Si Dieu dit que quelque chose, à Ses yeux, n’a pas d’importance ou ne vaut pas grand-chose, rien ni personne – ni les coutumes populaires, ni ce qu’on dit, ni les moindres propos cérémonieux   – ne pourront y changer quoi que ce soit. De surcroît, tôt ou tard, les inventions religieuses des hommes ne pourront pas expliquer de manière satisfaisante les questions spirituelles qu’ils cherchent à élucider.
Les explications humaines ne peuvent combler les vides spirituels, et les gens finissent par chercher ailleurs pour être satisfaits.

2. La plupart des gens refusent tôt ou tard les fruits pourris

« Vous les reconnaîtrez à leurs fruits », a dit Jésus (Matthieu 7:16). Il ne mâchait pas Ses mots. Ces paroles dures ne visaient pas les romains païens, mais les chefs religieux prétendant suivre Dieu ! Leurs pratiques religieuses soigneusement concoctées les faisaient passer pour pieux, mais Christ n’était pas dupe et connaissait leur hypocrisie, les traitant de « sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au-dehors, et qui, au-dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés » (Matthieu 23:27).
Ils commercialisaient bien leur religion, mais étaient spirituellement répréhensibles.
Quelle description Jésus donnerait-Il des fruits du christianisme actuel ? Quand on abandonne la religion, de nos jours, on cite souvent les fruits pourris de ses chefs – leurs abus de pouvoir, leurs agressions sexuelles, les scandales dans lesquels ils sont impliqués, leur immoralité, leur dissimulation, la confusion qu’ils créent, leur opposition à certaines question morales et sociales, leur hypocrisie, leur cupidité et leur opulence, leurs désaccords doctrinaux, etc.
Ces mauvais fruits ne font pas seulement honte aux Églises ; ils ôtent au vrai christianisme sa pertinence en tant qu’entité sincère changeant les vies.

3. Une contrefaçon ne réussit que si elle égare les gens

Quand tout le monde reconnaît qu’une monnaie est contrefaite, elle ne trompe plus personne. Mais tant qu’elle n’est pas reconnue comme telle, bien des gens se laissent prendre.
Il en va de même pour le christianisme de contrefaçon. Jésus nous a avertis : « Plusieurs viendront sous mon nom, disant : C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens » (Matthieu 24:5).
Jésus a fondé le christianisme mais Il a affirmé deux choses à son sujet : Il a promis qu’il ne disparaîtrait pas, mais aussi qu’on allait le corrompre. Et de nombreux charlatans n'ont pas tardé à apparaître.
En l’espace de quelques années, de faux prophètes s’introduisirent dans l’Église, et après quelques décennies, le « christianisme » se mit à se transformer en quelque chose ressemblant peu à l’Église originale. Diverses contrefaçons ne tardèrent pas à submerger – tant par ses effectifs que par sa popularité –  le « petit troupeau » resté fidèle. Les fausses doctrines – outils dont se servent surtout les faux prophètes – sont à présent la norme incontestée.
Or, les paroles de Jésus sonnent toujours aussi justes : « Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition. Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes » (Matthieu 15:6-9). Ses propos n’ont cependant pas ralenti l’apostasie. L’histoire des premiers siècles du christianisme indique que l’ampleur et la rapidité des changements doctrinaux ont été ahurissants.
La crédibilité du vrai christianisme s’appuie sur la vérité divine et non sur des idées humaines. Comme en témoigne la Bible, les idées et les voies des hommes n’ont jamais cessé d’échouer. Si le « christianisme » décline à présent, cela est dû au fait qu’une grande partie de ce qui passe pour du christianisme provient des hommes et non de Dieu.
Le fondement sur lequel le vrai christianisme s’appuie est la vérité enseignée par Christ et les apôtres, comme l’indique fidèlement le Nouveau Testament. Les êtres humains ne peuvent pas changer quelque chose que Dieu a créé et qui doit réussir. Les faux enseignements peuvent avoir belle allure, mais ils sont fondés sur le sable et ne résisteront pas à l’épreuve du temps.
On ne se moque pas de Dieu et Il ne tolère pas le mensonge. La vérité finira par révéler les nombreuses distorsions, sur Dieu et sur la vie, que les fausses doctrines ont imposé aux gens.

Le moment de bien réfléchir

Si les chrétiens s’alarment de l’influence décroissante de leur foi, le moment est venu de bien se regarder dans le miroir ; le moment venu pour les dirigeants religieux de se demander : « Pourquoi n’avons-nous pas appris que nous ne pouvons pas faire ce que nous voulons de l’Église que Christ a fondée ? Si les pères ont pris ce que Christ a enseigné et qui était important pour Dieu et en ont fait quelque chose que les gens acceptaient, avons-nous le courage de le reconnaître et de revenir en arrière ?
Il est temps de se demander : Si Jésus n’approuvait pas les institutions religieuses de Son temps, qu’est-ce qui nous fait croire qu’à Son retour Il appuiera les adeptes de pratiques non bibliques et les fausses doctrines qui ont progressivement été injectées dans le christianisme traditionnel ?
Il est temps de se demander : Que dois-je faire à présent ?

Que pouvez-vous faire ?

Le vrai christianisme est pertinent ; il a du sens ; il change les vies et fournit des réponses sages. Tout ce qui se fait passer pour du christianisme mais n’en est pas ne vaut pas grand-chose. Des charlatans trompent des millions de gens depuis des siècles. Comme l’a dit Jésus, il n’y a que la vérité qui puisse vous affranchir.
Et comme Il l’a dit à la femme samaritaine qui se démêlait avec diverses idées religieuses, le standard à adopter, c’est de suivre la vérité. « L’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité » (Jean 4:23-24).
Êtes-vous disposé à nager à contre-courant et à rechercher la vérité ? À examiner toutes choses et à retenir ce qui est bon, comme l’a écrit Paul (1 Thessaloniciens 5:21) ?
Si vous êtes persuadé que Dieu existe et que la Bible est Sa parole, commencez par vérifier ce qu’Il a réellement dit, et non ce que les propagandistes religieux vous racontent. Comment ceux qui étaient dans l’Église fondée par Jésus adoraient-ils Dieu ? Que déclare la Bible à propos de ce que Lui et Ses disciples croyaient et pratiquaient ? Pour répondre à ces questions, nous vous proposons notre article « L’histoire de l’Église : ses débuts »
Cela fait, demandez-vous comment les enseignements simples de la Bible et les pratiques de Son Église ont-ils été changés ? Pourquoi a-t-on abandonné les pratiques de l’Église fondée par Christ et leur a-t-on substitué des idées et des traditions essentiellement tirées de vieilles religions païennes ?
Pour finir, découvrez, de Dieu – de Sa parole, la Bible – si cela fait une différence, pour Lui ! A-t-Il approuvé tous ces changements ? Est-Il d’accord pour que vous L’adoriez n’importe comment ?
Une recherche sincère et humble de la vérité – et la volonté de la pratiquer – rendront le christianisme pertinent pour vous !