La prophétie du mont des Oliviers et ses vérités surprenantes : 1ère partie

La plus longue conversation prophétique de Jésus contenue dans la Bible eut lieu au mont des Oliviers, peu avant Son arrestation et Sa crucifixion. Pour bien comprendre cette prophétie, nous devons commencer par situer son cadre et son contexte.

Pour bien des gens, Jésus était un grand Maître, ou le Messie annoncé, ou le Fils de Dieu. Et Il était effectivement tout cela.

Néanmoins, Il était aussi quelque chose auquel on pense moins : Prophète.

Durant Son ministère, Il prophétisa bien des choses, qui s’accomplirent de Son vivant. Il prophétisa par exemple Sa mort et Sa résurrection, et que l’un de Ses principaux disciples – Pierre – Le renierait trois fois. C’est précisément ce qui se produisit.

Néanmoins, Il ne prophétisa pas seulement des évènements devant se produire à l’époque. Il en prophétisa d’autres qui allaient se produire bien des années plus tard.

Sa prophétie la plus longue et la plus détaillée fut donnée quelques jours avant Son arrestation, Son procès et Sa crucifixion. Il s’agit de celle dite « du mont des Oliviers », du fait que c’est à cet endroit qu’Il la donna. Le présent article est le premier d’une série d’articles examinant de plus près ce qu’Il a annoncé. Commençons par examiner le tableau d’ensemble de cette déclaration prophétique fascinante.

Une conversation à propos du temple

Le mont des Oliviers se trouve sur le côté Est de Jérusalem et, à l’époque de Christ, il surplombait le complexe du temple magnifique qu’Hérode avait commencé à rénover quelques décennies plus tôt.

Lorsqu’Il Se trouvait à Jérusalem, Jésus finissait souvent Sa longue journée au mont des Oliviers, s’y reposant avec Ses disciples.

Les évangiles de Matthieu, de Marc et de Luc contiennent plusieurs prophéties qu’Il donna à cet endroit avant Sa dernière Pâque et les évènements menant à Son arrestation et à Sa crucifixion. Il venait de passer la journée dans le temple où – comme c’était souvent le cas – Il avait confronté les scribes et les pharisiens (Matthieu 22 et 23).

Après ces discussions tendues, vers la fin de la journée, Ses disciples se mirent à parler du temple, de ses diverses constructions, admirant ses ornements et la beauté de son architecture (Matthieu 24:1 ; Luc 21:5).

Le temple d’Hérode et ses annexes étaient toujours en construction et n’allaient être achevés que 30 ans plus tard. Il est possible que les disciples aient admiré une partie dudit complexe récemment achevé. Il est intéressant de noter que – d’après les rédacteurs des évangiles – les disciples étaient fascinés par les belles pierres qu’ils voyaient. Marc les décrit disant à Jésus : « Maître, regarde quelles pierres, et quelles constructions ! » (Marc 13:1)

Les pierres du temple d’Hérode étaient énormes et impressionnantes, même pour les standards modernes. Le calcaire, provenant d’une carrière locale, était taillé par des ouvriers spécialisés en blocs rectangulaires massifs qui étaient assemblés quasi-parfaitement. Leurs joints étaient si étroits qu’aucun mortier n’était nécessaire pour les renforcer. La plupart de ces pierres pesaient plusieurs tonnes et mesuraient en moyenne 1,20 m x 3,6 m.

J’écris ces lignes peu après m’être rendu à Jérusalem où j’ai vu beaucoup de blocs de l’époque d’Hérode sur lesquels le temple était bâti. Ce qui est fascinant, c’est que – 2 000 ans plus tard – les guides et les touristes s’émerveillent toujours de ces pierres et se demandent comment elles ont bien pu être déplacées et assemblées avec une telle précision.

La remarque qui choqua les disciples

Peu importe les raisons qui poussèrent les disciples à admirer le temple, ils ne s’attendaient pas à ce que Jésus allait leur dire. Au lieu de les approuver, Il fit une remarque choquante et de nature à leur couper le souffle :

« Les jours viendront où, de ce que vous voyez, il ne restera pas pierre sur pierre qui ne soit renversée » (Luc 21:6). 

Leur Messie leur annonçait que l’édifice le plus important pour leur pays et leur religion allait être entièrement détruit. C’était, à n’en pas douter, inquiétant ! Tous les Juifs se souvenaient des douleurs causées par la destruction du temple de Salomon par les Babyloniens et se réjouissaient de la construction du second temple.

L’idée que ce dernier puisse aussi être détruit devait, à leurs yeux, être impensable, surtout venant de l’homme étant – dans leur esprit – supposé restaurer la gloire d’Israël et expulser les Romains !  Il n’y avait d’ailleurs pas que les implications nationales et spirituelles de Sa déclaration qui les choquait ; c’était aussi l’idée que ces pierres énormes et si impressionnantes puissent être renversées !

Cela, évidemment, se produisit presque 40 ans plus tard quand les romains assiégèrent Jérusalem et détruisirent le temple sous la direction de Titus. (Le temple proprement dit fut entièrement détruit – il ne resta pas pierre sur pierre – mais les pierres de soutènement qui ne faisaient pas partie du temple subsistent et sont encore visibles de nos jours).

On imagine les disciples suivant Jésus sur la montagne, en silence, plutôt découragés, ne sachant que penser des propos de leur Maître. Ils commençaient à comprendre que ce à quoi ils s’attendaient de la part de Jésus – la restauration du royaume d’Israël et l’expulsion des romains, de Jérusalem – n’allait pas se produire dans l’immédiat, comme ils l’avaient prévu.

Quand la restauration arrivera-t-elle ?

Arrivés au sommet de la montagne, quatre des disciples (Marc 13:3) prirent Jésus à part et voulurent en savoir plus.

« Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ? » (Matthieu 24:3)

C’était l’un des rares moments où les disciples semblaient comprendre que le Messie n’était pas venu pour régner sur Israël à ce moment-là. Sans doute s’attendaient-ils à une réponse simple et brève. Or, Jésus leur donna ce qu’on appelle souvent « la prophétie du mont des Oliviers ». Et c’est – dans les évangiles – la réponse la plus longue que Jésus ait donnée à une question qu’on Lui posa.

Il expliqua les signes – dans l’ensemble et en particulier – annonciateurs de Son Second Avènement, mais donna aussi plusieurs avertissements spirituels pour Son peuple, au temps de la fin.

Dans notre prochaine édition, nous examinerons plus en détail plusieurs des aspects les plus intéressants et les plus surprenants de la réponse que leur donna Jésus.