Le coronavirus vous a-t-il changé ?

La pandémie de coronavirus a changé bien des choses. Mais quels changements a-t-elle apportés en vous ? Et quelle durée auront-ils eue ?

J’ignore à quoi ressemble le monde à présent.

Ce que je veut dire c’est que je l’ignorais, mais je sais à quoi il ressemble à présent. J’imagine que COVID-19 nous a changés. Mais dans quelle mesure ? Je l’ignore ! J’ai dû écrire cet article un mois et demi avant qu’il ne soit publié. De ce fait, à l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai aucune idée de l’état dans lequel se trouvera le monde quand vous les lirez, un mois et demi plus tard.

Nous sommes-nous rendus maîtres de la situation ? La vie est-elle redevenue plus ou moins normale ? Nos tentatives visant à stabiliser l’effet du COVID-19 ont-elles définitivement affecté l’économie mondiale ? Gardons-nous toujours nos distances, respectant toujours les 2 m d’écart réglementaires ? Avons-nous cessé de nous isoler, ou sommes-nous toujours confinés ? J’aurais aimé le savoir, mais je l’ignore. Et je n’y peux rien. Mais il y a quelque chose dont je suis convaincu, bien qu’ayant écrit cet article il y a un mois et demi : Le coronavirus vous a affecté. Dans quel sens ? C’est ce dont je voudrais vous parler.

Que cette épidémie fasse toujours – ou non – la une des actualités, alors que vous lisez ces lignes, son impact aura été global. Mais en quoi vous a-t-elle affecté ? Êtes-vous différent ? A-t-elle modifié vos idées, votre mode de vie ? Que vous-a-t-elle révélé à propos de vous-mêmes ?

Posons-nous cinq questions afin de mieux comprendre où nous nous situons, du fait du coronavirus.

1. Comment est-ce que je réagis, face au changement ?

Tout changement (y compris ceux dont nous nous réjouissons) s’accompagne d’un certain degré de stress, et il est facile de dire – ou de faire – des choses dont nous ne saurions être fiers. Une pandémie globale qui altère notre vie quotidienne sans que nous puissions y faire quoi que ce soit nous impose beaucoup de changements et nous stresse. Comment avez-vous réagi ?

Quand tout est sens-dessus-dessous – quand les gens, pris de panique, se ruent vers les magasins et que des commerces ferment leurs portes ; quand vos responsabilités professionnelles changent ou disparaissent ; quand le confinement et la quarantaine ont débuté, qu’avez-vous dit, qu’avez-vous fait, et comment avez-vous traité votre entourage ?

Le roi David, qui s’y connaissait un tantinet sur le stress et le changement, déclara : « Éternel ! tu soutiens les hommes et les bêtes. Combien est précieuse ta bonté, ô Dieu ! A l’ombre de tes ailes les fils de l’homme cherchent un refuge » (Psaume 36:6-7).

Il est, certes, plus facile de le dire que de le pratiquer, mais quand des changements énormes nous sont imposés, nous pouvons compter sur l’amour et sur la protection d’un Dieu qui « est le même hier, aujourd’hui, et éternellement » (Hébreux 13:8).

Ces changements difficiles peuvent, bien sûr, nous inquiéter ou nous frustrer mais il est plus facile de les affronter quand nous gardons les yeux sur le Dieu aimant et omnipotent qui ne change pas – qui reste le même.

2. Quelle importance ont mes frères et sœurs en la foi ?

Avant d’être placés en quarantaine, d’être confinés et de garder leurs distances, les gens se voyaient plus souvent. Ils se retrouvaient dans des magasins, des parcs, des restaurants, et se réunissaient, mais le coronavirus a considérablement réduit nos interactions. Ce qui en a affecté certains plus que d’autres. Mais même les introvertis comme moi se sont rendus compte qu’il peut être difficile de ne plus se retrouver avec d’autres êtres humains pendant une certaine durée.

Autrement dit, il importe d’avoir affaire avec d’autres. Il est facile de se dire qu’on y a droit. Notre vie n’est pas la même sans les autres – surtout quand il s’agit de frères et sœurs en la foi. David a aussi écrit : « Qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble ! » (Psaume 133:1).

Le coronavirus nous a privés, pendant plusieurs semaines, de rapports avec nos frères et sœurs en Christ, et c’est dur ! La Bible nous dit : « N’abandonnons pas notre assemblée » (Hébreux 10:25) – ce que le coronavirus a amplement prouvé.  Nous avons besoin de passer du temps avec nos frères et sœurs en la foi ; cela fait partie intégrante de notre appel. Quand cette fraternisation n’a plus lieu, lui attachez-vous toujours une égale importance ?

3. Ai-je toujours envie de servir ?

Quand la quarantaine et le confinement ont débuté, quelque chose de fascinant s’est produit : les gens ont dû « s’y prendre autrement ». Ce que nous avions l’habitude de faire a subitement cessé de l’être pour pratiquement tout le monde, et nous nous sommes mis à adopter une nouvelle routine ; certains « sous-produits » ont fait leur apparition. Parmi eux, la générosité et la bienveillance.

Des musiciens se sont mis à donner – gratuitement – des « concerts virtuels ». Des propriétaires ont placé des peluches sur leurs fenêtres afin de permettre aux enfants du voisinage de participer à des « safaris ». Plusieurs commerces se sont mis à offrir gratuitement des produits virtuels.

Les dévideurs de YouTube et de Twitch se sont mis à présenter des jeux de société interactifs en soirée. On s’est mis à se brancher sur Zoom pour se joindre et dialoguer de diverses manières créatives. Divers centres d’achats ont réservé certaines heures aux clients plus âgés et vulnérables pour qu’ils puissent acheter ce dont ils avaient besoin. Autrement dit, beaucoup de gens (et de commerces) se sont mis à rendre des services qu’ils n’avaient pas coutume d’offrir avant l’épidémie.

Et vous ? Avez-vous découvert un nouveau moyen de servir les autres ? Ce que vous ne faisiez peut-être pas auparavant ? Avez-vous découvert une activité à laquelle vous êtes doué, et que vous aimez pratiquer ? Sinon, pouvez-vous en trouver une, à présent ?

Le coronavirus nous a tous obligés à agir autrement, à réévaluer nos activités et leur raison d’être. En tant que chrétiens, ce genre de remise en cause ne devrait pas se limiter à une pandémie globale ; ce devrait plutôt être une occasion pour nous tous de pratiquer « le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi » (Galates 6:10).

4. Quelle est la résilience de ma patience ?

Il va sans dire que la quarantaine n’a pas produit que des bonnes choses. Avec la nouvelle norme (et le nombre réduit d’occasions de sortir de chez nous), nous avons souvent vécu plus « sur les nerfs » et découvert, à l’occasion, que nous n’étions pas aussi patients que nous le pensions.

Dans quelle mesure la quarantaine a-t-elle mis votre patience à l’épreuve, et que vous ont révélé ces moments d’énervement à propos de vous-mêmes ?

L’apôtre Jacques a écrit : « Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien » (Jacques 1:2-4).

Ces derniers mois, vous avez probablement eu l’occasion de découvrir les limites de votre patience. D’après Jacques, ces tests nous aident à développer cette qualité, quand nous procédons comme il convient de le faire. Ils nous fournissent l’occasion d’être plus posés, de ne pas réagir sous le coup de la colère ou par frustration, mais de prendre de meilleures décisions dans le feu de l’action.

Avec de la patience – comme avec la plupart des objectifs visés par tout chrétien – il s’agit moins d’atteindre la perfection que de s’améliorer. Si vous tirez profit de vos expériences pendant la quarantaine et essayez de les utiliser pour améliorer la résilience de votre patience, vous en sortirez gagnant.

5. Êtes-vous conscient des prophéties ?

Alors que les actualités parlaient de plus en plus du coronavirus, plusieurs personnes se sont demandées si cela avait affaire avec les prophéties bibliques. S’agit-il de l’un des sept derniers fléaux prophétisés ? Marque-t-il le commencement de la fin ?

Pour la plupart d’entre nous, les prophéties bibliques sont certes intéressantes, mais quelque peu déconcertantes. Avec leurs périodes, leurs symboles, leurs accomplissements doubles, cela peut porter à confusion. Pourtant, elles sont importantes. Une grande partie de la Bible est prophétique, révélant divers segments du passé, du présent, et de l’avenir, et n’en faire aucun cas revient à se désintéresser d’informations précieuses sur le plan que Dieu accomplit.

Plusieurs de ces prophéties révèlent que l’état du monde va considérablement empirer avant le retour de Christ, avant qu’Il n’établisse le Royaume de Dieu sur terre – période où l’état de ce monde va considérablement s’améliorer. Ces prophéties indiquent notamment ce que nous devons faire ; autrement dit, le moment est venu pour nous de nous familiariser avec ce que déclare la Bible à propos de ce qui va bientôt se passer.

Il viendra un temps où il sera trop tard pour consulter ces oracles, car ils se dérouleront partout autour de nous. Comme l’a dit Jésus, « Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l’improviste ; car il viendra comme un filet sur tous ceux qui habitent sur la surface de toute la terre. Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme » (Luc 21:34-36 ; lire également notre article intitulé « Prêts pour la fin du monde ? »).

Quel genre de personne allez-vous devenir ?

Si le pire de la pandémie de coronavirus semble passé quand vous lirez ces lignes, il se peut que vous ayez l’impression d’avoir manqué des occasions de croître, mais est-ce bien le cas ? À présent encore, il est toujours temps de regarder dans le rétroviseur et de s’améliorer.

Réfléchissez à ce que vous avez vécu pendant cette quarantaine et posez-vous les cinq questions ci-dessus.

Et si le confinement et la quarantaine continuent quand vous lisez ces lignes, l’une des étapes-clés à franchir consiste à vous demander quelles sont les réponses que vous souhaiteriez avoir. Le coronavirus nous aura donné l’occasion de regarder dans le rétroviseur ; à nous de réagir en fonction de ce que nous avons observé.

Nous avons vu qui nous sommes. Le moment est venu pour nous de devenir ce que nous devrions être.

C’est ce qui nous identifie, à VieEspoirEtVerite.org. Notre centre d’apprentissage regorge d’informations pouvant vous aider à changer et à croître pour que vous deveniez le chrétien que Dieu souhaite que vous deveniez.

À vous d’agir !