Dieu me hait-Il ?

Le désespoir et le désarroi peuvent nous pousser à croire que Dieu ne nous aime pas, et même qu’Il nous hait. Que répond la Bible à ceux qui tiennent de tels propos ?

Certaines des questions que nous recevons dans notre service du courrier sont déchirantes. Plusieurs personnes nous demandent : « Dieu me hait-Il ? D’autres nous disent : « Dieu me hait ! Pourquoi ? ».

Un courrier récent reflète les luttes et le désespoir de bien des individus :

« Dans ma profession, j’affronte bien des problèmes. Chaque jour, il me faut lutter à bien des niveaux. Je m’inquiète au sujet de mon emploi. Je prie souvent, mais Dieu fait la sourde oreille. Que faire ? Qui, dans ce monde – à part Jésus – peut m’aider ? Je suis désemparé et j’ai perdu tout espoir. Pourquoi Jésus ne m’aide-t-Il pas ? Ai-je fait quelque chose de mal ? »

Dieu est-Il indifférent ? Le déluge de défis et de casse-têtes que tant de gens connaissent indique-t-il un manque d’amour ou quelque indifférence, ou même quelque haine de Sa part ?

Dieu prouve Son amour

Le passage biblique Jean 3:16-17 est si souvent cité qu’on y fait peut-être moins attention. Mais imaginez que vous êtes à la place de Dieu le Père et de Christ.

Imaginez que vous êtes disposés à offrir l’ultime sacrifice pour un monde que vous avez créé mais qui est devenu égoïste et méchant. Imaginez les pensées et les plans, les espoirs et les rêves, la bienveillance et les soucis liés au sauvetage des gens, pour leur éviter la mort éternelle et pour leur offrir une relation familiale éternelle avec leur Créateur !

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui ».

Il n’y a pas de plus grand amour !

Nous y reviendrons sous peu. Mais pour commencer, il importe de mieux comprendre comment l’univers fonctionne, en coulisses. Pourquoi les apparences sont-elles trompeuses ? Quand nous avons l’impression qu’on nous hait, qui nous hait en réalité ?

Le vrai ennemi              

D’après la Bible, Satan est un ennemi cruel et furieux (1 Pierre 5:8 ; Apocalypse 12:12). Il hait Dieu et il hait l’humanité. Il fait tout ce qui est en son pouvoir pour saboter le plan aimant de Dieu et pour inciter les humains à renoncer à tout espoir.

Le livre de Job nous fournit un bref aperçu de ce qui se passe en coulisses. Il y est question des attaques vicieuses du diable contre Job, de ses tentatives haineuses et désespérées pour décourager Job et l’inciter à abandonner.

Et Job ignorait ce qui se passait. Il supposait que Dieu était responsable de ses souffrances.

Souffrant terriblement, Job implora Dieu : « Pourquoi caches-tu ton visage, et me prends-tu pour ton ennemi ? » (Job 13:24). À ses trois amis, qui comprenaient encore moins ce qui se passait, Job déclara : « Il me déchire et me poursuit dans sa fureur » (Job 16:9).

L’histoire de Job est un peu énigmatique. Dieu permit que Job subisse cette terrible épreuve. Mais ce n’était pas parce qu’Il le haïssait. Son amour pour Job – et pour nous tous – nous dépasse.

Les idées fausses qu’on a des souffrances

Les misérables consolateurs de Job étaient persuadés que les souffrances de ce dernier prouvaient que Dieu n’était pas satisfait de lui ; or, Dieu précisa qu’ils avaient tort de dire ce qu’ils disaient (Job 42:7). Ils jugeaient selon les apparences.

Il est facile, pour nous, de nous sentir aimés ou haïs en fonction des situations dans lesquelles nous nous trouvons. Nous pensons généralement que si nous sommes aimés, nous serons bénis et aurons une vie facile, tandis que si la vie que nous menons est dure, c’est que Dieu doit nous haïr.

Or, les situations dans lesquelles nous nous trouvons et nos souffrances ne nous disent pas tout. Un grand nombre des serviteurs fidèles de Dieu et de Ses bien-aimés ont connu de terribles épreuves. Et Paul nous dit que « c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu » (Actes 14:22).

Nous vous proposons, à ce sujet, nos articles Pourquoi est-ce que je souffre ? ; Quand la vie n’a pas de sens et Quatre moyens de trouver de la joie dans les épreuves.

Ce n’est pas parce que nous avons des épreuves que Dieu nous hait ou nous punit. Et il arrive souvent que nous nous attirions ces déboires par nos mauvais choix. Il est sage de réfléchir à ce que nous avons fait et de nous repentir, quand nous avons mal agi, de rectifier ce qui ne va pas et d’éviter de commettre à nouveau les mêmes erreurs.

Transgresser les lois divines – pécher – provoque de terribles souffrances et, tout compte fait, la mort éternelle.

Qu’est-ce que Dieu hait véritablement ?

Dieu ne vous hait pas ! En revanche, la Bible dresse une liste de choses qu’Il hait :

  • Le péché et l’anarchie (Psaumes 45:6-7).
  • L’orgueil, la tromperie, la violence, la méchanceté et la discorde (Proverbes 6:16-19).
  • Les cultes païens et les sacrifices d’enfants (Deutéronome 12:31).
  • Le divorce (Malachie 2:16).

Toutes ces choses produisent du mal et des souffrances pour ceux que cela touche et pour leur entourage. Dieu hait les pensées et les actions iniques et la destruction qu’elles causent.

Il hait le péché, mais Il aime les pécheurs. Il les aime au point de vouloir intensément qu’ils cessent – et que nous cessions tous – de pécher.

Que dire des passages, dans la Bible, où Dieu déclare haïr « le méchant » (Psaumes 11:5) ou un individu précis comme Ésaü (Lire notre encart « Qu’entendait Dieu par “J’ai haï Ésaü” ») ? Ces passages ne veulent pas dire que Dieu hait ou aime uniquement certaines personnes. En fait, Dieu aime aussi ceux qu’Il « hait » ; Il souhaite que le méchant change.

Même lorsque nous succombons à la haine, et que Dieu hait ce que nous faisons, Il ne cesse pas pour autant de nous aimer.

L'amour de Dieu et notre réaction

L’apôtre Paul s’émerveillait de l’amour incommensurable de Dieu :

« Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour les impies. À peine mourrait-on pour un juste ; quelqu’un peut-être mourrait pour un homme de bien. Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous » (Romains 5:6-8 ; c’est nous qui soulignons).

Dieu hait le péché, du fait de ses terribles conséquences. Il ne veut pas que nous nous fassions mal. Comme Jésus le déclara à la femme surprise commettant l’adultère, « Je ne te condamne pas non plus ; va, et ne pèche plus » (Jean 8:11).

L’amour que Dieu éprouve pour nous exige de nous une réaction. Comme l’a écrit l’apôtre Jean, « Voyez l’amour que le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! […] Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur » (1 Jean 3:1, 3).

Bénéficiant de l’amour pur de Dieu, nous devrions avoir envie de devenir comme Lui – de nous purifier et d'aimer comme Il aime.

«  Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous aimés le premier » (1 Jean 4:19). Comment exprimer cet amour ? « Bien-aimés, si Dieu nous  a ainsi aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres » (verset 11). « Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous pratiquons ses commandements. Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles » (1 Jean 5:2-3).

Les Dix Commandements de l’Éternel nous montrent comment aimer Dieu comme Il souhaite être aimé, et aimer les autres d’une manière qui produit la paix et des relations chrétiennes.

Nous réagissons positivement à l’amour de Dieu en nous repentant – en changeant de mode de vie – et en vivant en suivant la voie divine qui est merveilleuse et bénéfique.

Quand nous honorons l’amour de Dieu et répondons à Son appel en nous repentant et en nous convertissant, nous n’avons plus besoin de nous inquiéter, pensant que Dieu nous hait. Ce faisant, comme l’a écrit Paul, « la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » (Philippiens 4:7).

L’amour de Dieu est la plus grande force dans l’univers. Comme Paul l’a dit aux chrétiens se trouvant à Rome :

« Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 8:38-39).

Encart : Pourquoi Dieu ne m’exauce-t-Il pas ?

La Bible a fort à dire sur la manière dont Il exauce les prières. Il peut le faire de diverses façons, que nous ne reconnaissons pas toujours :

  • Par un Oui !
  • Par un Oui ! Mais plus tard !
  • Par un Non ! Mais j’ai prévu quelque chose de meilleur pour toi !

Lire à cet effet notre article Que dois-je faire pour me faire entendre ?

 

Encart : Qu’entendait Dieu par « J’ai haï Esaü » ?

 
Dieu a dit : « J’ai aimé Jacob et j’ai haï Esaü » (Romains 9:13). Paul cite ici Malachie 1:2-3. Cette expression, dans le grec, signifie que Dieu a été plus favorable à Jacob qu’à Ésaü qui – en tant que premier-né – aurait dû hériter le premier et recevoir les promesses du droit d’ainesse. Il est surtout question, dans ces deux passages, de la sélection et du rejet des descendants de ces deux individus, plutôt que de l’amour que Dieu a pour les gens.
 
Les promesses que Dieu a transmises aux descendants d’Abraham l’ont été par la lignée de Jacob au lieu de celle d’Ésaü – lequel « méprisa le droit d’aînesse » (Genèse 25:34).
 
Que dire du mot « haï » utilisé dans les passages cités ? Dans le commentaire biblique de Jamieson, Fausset & Brown, on peut lire que cette déclaration est relative, dans ce sens que « Dieu ne l’a pas choisi [Ésaü] comme devant être le bénéficiaire d’une faveur gratuite, alors qu’Il [Dieu] l’a fait pour Jacob ». Dieu a choisi Jacob et ses descendants – au lieu d’Ésaü et de ses descendants – pour qu’ils soient Son peuple et qu’ils continuent de bénéficier de Ses bénédictions.
 
Dieu aime tous les êtres humains et Il accomplit un plan qui le prouve. Nous vous proposons à cet effet nos articles Qu'est-ce que le salut ? et  Être sauvé, c’est être délivré de quoi ? Et comment ?.