Cinq traits que les hommes devraient rechercher dans une femme chrétienne

Trop souvent, les hommes se soucient surtout de l’apparence physique d’une femme, quand ils souhaitent en fréquenter une afin de l’épouser.

Quelque part, au cœur de l’Afrique, on raconte l’histoire d’un vieux roi qui n’avait qu’un fils – qu’il adorait. Quand le moment vint, pour le jeune homme, de trouver une épouse, le roi lui rappela qu’il lui fallait trouver une femme qualifiée, et apte à devenir une bonne reine. Le jeune homme se mit donc à la recherche d’une jolie femme ayant un bon caractère.

Il se disait que la plupart des jeunes femmes soigneraient leur apparence si elles savaient qu’il était prince ; aussi se déguisa-t-il en paysan. Les jolies dames qu’il vit dans le palais le toisèrent avec mépris. Il poursuivit donc son chemin. Plus loin, il rencontra des jeunes femmes qui s’arrêtèrent pour lui parler, mais qui étaient sottes, insolentes et bien indignes de devenir reines.

Au bout de quelques semaines, il arriva dans un petit village dans l’une des régions les plus reculées du royaume. Une jolie jeune femme le vit, apparemment fatigué et affamé, et elle lui offrit de quoi manger, de l’eau, et une pièce pour se reposer. Il s’aperçut qu’elle était aimable, intelligente et sage.

Il savait qu’elle était le genre de femme apte à devenir une reine sage et utile, et il exprima son désir de l’épouser. Le père de la jeune femme s’inquiéta de ce que sa fille puisse épouser un homme aussi pauvre, mais la jeune femme raisonna avec sagesse et conviction, et son père accepta. Le prince déguisé rentra chez lui et ordonna qu’on fit les préparatifs pour ses noces prochaines.

Peu après, le prince fut de retour dans le petit village, mais cette fois en tant que prince. Ils se marièrent, et quelques années plus tard, il devint roi. Sa princesse s’avéra être une reine sage et compatissante, comme il l’avait prévu, et tous deux dirigèrent le royaume avec sagesse et justice.

L’importance du caractère

Ce conte souligne quelque chose que bien trop d’hommes sous-estiment quand ils cherchent à se marier : l’importance du caractère de la femme. Il n’y a pas que la beauté physique et même la personnalité qui comptent. En décrivant la femme quasi parfaite, dans Proverbes 31, Salomon précise : « La grâce trompe, et la beauté s’évanouit ; mais la femme qui craint l’Eternel, sera celle qui sera louée » (verset 30, version Martin).

Voici quelques traits de caractère qu’une femme chrétienne devrait s’efforcer d’avoir. Quels traits de caractère un homme chrétien et pieux devrait-il rechercher dans une femme apte à devenir son épouse ? En voici cinq :

1. Craint-elle Dieu ?

Quel autre trait pourrait être plus fondamental ? Décrivant les épouses des responsables dans l’Église, l’apôtre Paul écrit : « Que leurs femmes soient honnêtes, non médisantes, sobres, fidèles en toutes choses » (1 Timothée 3:11 ; version Martin).

Une telle femme prouve, par ses paroles et son comportement, qu’elle se soumet à son Créateur. Sa relation avec Dieu a la priorité dans sa vie, et sa fidélité s’observe nettement dans tout ce qu’elle dit et fait. Comme Ruth le déclara un jour, « Ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi ! Où tu iras, j’irai, où tu demeureras, je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu » (Ruth 1:16).

Cette attitude de base devrait être le premier trait qu’un homme recherche dans une femme : elle s’est engagée à demeurer fidèle à Dieu toute sa vie.

2. Qui exerce la plus forte influence sur elle ?

Nous avons tous des personnes qui exercent une forte influence sur nous ; il importe donc de savoir par qui elle souhaite être influencée.

Quand nous étions jeunes, nos parents étaient probablement les personnes qui exerçaient la plus forte influence sur nous. Néanmoins, à mesure que nous devenons adultes, d’autres exercent une plus forte influence sur nous. Vers qui se tourne-elle le plus souvent quand elle a besoin de conseils ? Vers des personnes morales, intègres de caractère ? Salomon a aussi écrit : « Le juste est un guide pour son compagnon ; la voie des méchants les égare » (Proverbes 12:26, Nouvelle Bible Segond).

Notez bien quels sont ses amis intimes et ses plus proches conseillers, et dans quel sens ils l’influencent.

3. Est-elle tendre ?

Est-elle d’abord et surtout attentive à Dieu et à Ses lois ? Est-elle aussi tendre envers les autres, cherchant à les aider et à leur rendre service quand ils en ont besoin ? Rappelez-vous la parabole du fils prodigue ; le père – voyant venir de loin son fils – « fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et l’embrassa » (Luc 15:20).

Dans le fruit de l’Esprit, il est question de « la bonté, la bienveillance […] la douceur » (Galates 5:22-23). Ce sont là des qualités spirituelles qui nous permettent de posséder les traits que décrit l’apôtre Paul dans Éphésiens 4:32 : « Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ ».

4. Est-elle disposée à apprendre et à croître spirituellement ?

Cela reflète ce qu’elle a dans son cœur. Rien ne semble révéler davantage la conviction d’une personne et son degré d’humilité qu’un cœur malléable. Tous ne voient pas le besoin de s’améliorer et d’accepter d’être instruits.

Les cadres commerciaux savent que certaines personnes ont 20 ans d’expérience, et que d’autres n’en ont qu’un – 20 fois moins. Quelqu’un qui est accessible et malléable apprend de ses erreurs, et de celles des autres, ne cesse de se développer et de s’améliorer, de croître. « Instruis un sage, et il deviendra encore plus sage ; enseigne un homme de bien, et il croîtra en science » (Proverbes 9:9 ; version Ostervald).

5. Y a-t-il de la sagesse dans ses propos ?

Il est facile de parler. On dit souvent un peu n’importe quoi ; on vous dit ce que vous avez envie d’entendre, mais est-ce sincère ? Il y a des gens qui parsèment leurs propos de commérages.

Il fut un temps où il était rare, pour une femme, d’être vulgaire, mais ce tabou social semble avoir disparu. Les femmes d’aujourd’hui sont souvent aussi vulgaires et crues, dans leurs propos, que les hommes.

Une vraie chrétienne ne permet pas que ses propos soient infectés par quoi que ce soit d’inconvenant ou de répréhensible.

Dieu prend note des paroles en l’air et des propos insensés. D’après la Bible, nous devons toujours dire la vérité (Zacharie 8:16) et ne pas faire de commérages (Proverbes 20:19). Son langage devrait toujours être « accompagné de grâce, assaisonné de sel » (Colossiens 4:6). Une femme qui s’exprime avec sagesse pratique ce que Salomon a écrit : « Une parole dite à propos est comme des pommes d’or dans des paniers d’argent » (Proverbes 25:11 ; version Ostervald).  

Il y a bien d’autres traits de caractère à prendre en compte, mais ces cinq traits sont un bon point de départ. Ils sont aussi plus difficiles à acquérir qu’il n’y parait souvent de prime abord. Vous ne trouverez pas une femme qui possède pleinement tous ces traits, mais recherchez la femme qui s’efforce sincèrement de les développer.

Il va sans dire qu’aucun homme chrétien ne devrait exiger de sa femme ce qu’il est incapable de faire lui-même ; il doit être honnête et doit édifier lui-même un caractère chrétien.

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