Des tournants décisifs : des crises et des choix pouvant changer votre vie

La vie prend parfois des tournants décisifs. Il arrive que nous les provoquions. Quoi qu’il en soit, nos choix nous façonnent. Quel genre de personne serez-vous en 2018, et au-delà ?

On se marie. On entend son nouveau-né lancer son premier cri. On change d’emploi. On déménage dans une autre ville. On se retrouve dans un lit d’hôpital. On assiste à des obsèques…

La vie est faite d’espoirs, d’incertitudes, de craintes et de regrets. Nous connaissons des hauts et des bas, et des moments charnières. Ces étapes et ces défis exigent des décisions que – dans bien des cas – nous ne sommes réellement pas prêts à prendre. Nos choix et leurs conséquences bouleversent parfois la tournure de nos vies.

Parfois, les circonstances ne nous obligent pas à changer, mais en notre for intérieur nous savons pertinemment que « cela ne peut plus durer ». Nous avons beau être à l’aise, et ne pas avoir la moindre envie de « faire des remous », nous sentons que nous approchons des cataractes. Nous devons faire demi-tour et aller à contre-courant, ou ce sera la catastrophe.

Au plus bas

Dans un article à propos de sept personnes ayant atteint leur point le plus bas et ayant remonté la pente (7 Famous People Who Hit Bottom – and Turned It Around), Fred Cohn relate l’histoire du point le plus bas dans la vie de Giuseppe Verdi.

À 27 ans, « son second opéra avait été un échec cuisant, n’ayant pas survécu à une désastreuse première. Pire : pendant les deux années précédentes, son épouse bien-aimée et ses deux enfants étaient décédés, victimes du choléra. Découragé, Verdi était devenu ermite, lisant des romans victoriens de quatre sous mal écrits et n’écrivant plus rien. Il avait prévu abandonner totalement la composition. Quand un producteur lui proposa le script d’un nouvel opéra biblique – Nabucco – il le jeta d’abord sur la table, dépité ».

Involontairement ou non, à cette période la plus critique de sa vie, naquit cependant une lueur d’espoir.

Ledit compositeur allait dire par la suite, qu’en regardant l’un des feuillets  « sans vraiment savoir pourquoi, je me surpris à fixer la page offerte à mes regards et lus la phrase “Va pensiero sull’ali dorati” (“Vole, pensée, sur des ailes d’or”).

Ces paroles débutaient un refrain d’esclaves hébreux exilés, et « elles ébranlèrent Verdi ; pour lui, c’était une métaphore décrivant les patriotes de sa nation luttant pour se libérer du joug autrichien. Il se mit à écrire, obsédé. Nabucco allait avoir un succès énorme, et Verdi allait devenir le compositeur italien le plus prisé, écrivant des œuvres comme Aïda et Rigoletto. Entre-temps, “Va, pensiero” est une chanson que tout le monde, en Italie, connait par cœur ; en 2008, un sénateur italien a même proposé qu’on en fasse l’hymne national ».

Il nous arrive à tous d’être « au bout du rouleau », mais nous n’avons pas tous une lueur d’espoir nous encourageant à nous engager dans la bonne direction. Néanmoins, ce que nous faisons dans ces moments d’épreuves affecte souvent la trajectoire de notre rebond.

Le choix d’un envol

Parfois, nous devons amorcer nos propres moments charnières, qui peuvent de ce fait être encore plus significatifs. Comme l’a écrit C.S. Lewis, « Il peut être difficile, pour un œuf, de devenir un oiseau : il serait bien plus difficile pour ce dernier d’apprendre à voler étant encore dans l’œuf.

« Nous sommes à présent comme ces œufs, et l’on ne peut pas demeurer indéfiniment un œuf ordinaire décent. Nous devons ou bien éclore ou bien pourrir ».

Décider de changer – alors que nous sommes bien à l’aise dans notre coquille – est difficile, mais quand nous faisons le bon choix, notre vie peut être transformée pour le meilleur.

Comment faire les bons choix – des choix qui deviennent des tournants décisifs importants dans nos vies ? Peu importe le défi, le secret est de toujours nous tourner vers Dieu, et de consulter Son manuel d’instruction pour y puiser Sa sagesse. Il a créé notre cycle de vie. Il est conscient de nos besoins et Il souhaite nous voir réussir. Vous trouverez un plan d’action biblique pour toutes les décisions à prendre dans notre article « Prendre des décisions : Sept étapes pour faire de bons choix chrétiens ».

Concentrons-nous, pour terminer, sur un tournant décisif précis qui, d’après la Bible, surpasse tous les autres.

Le virage le plus important

Les étapes charnières de nos vies prennent diverses formes, dans des situations variées, mais elles affectent toutes nos relations. Et la manière dont nous nous entendons avec les autres et avec Dieu est tout compte fait une question spirituelle.

Quand nous ignorons les principes spirituels qui régissent les relations, ou que nous les transgressons, nous pouvons nuire aux autres et nous nuire à nous-mêmes. Le chagrin, la douleur, la tristesse, la culpabilité et la honte en résultent.

Peu importe la situation, l’étape charnière ultime dans notre vie spirituelle débute par le repentir. Ce dernier consiste en un demi-tour complet.

Dans l’Ancien Testament, un mot hébreu important traduit par « se repentir » (et qui se prononce « cheuve ») signifie « revenir en arrière », « revenir afin de dépendre de Dieu » (New Bible Dictionary).

Il en est question, par exemple, dans Ézéchiel 18:30, où Dieu déclare : « Revenez et détournez-vous de toutes vos transgressions, afin que l’iniquité ne cause pas votre ruine ».

Le mot grec metanoeo signifie « changer d’avis ». Néanmoins, le sens dans le Nouveau Testament est influencé par des connotations hébraïques. Par conséquent, comme l’explique le New Bible Dictionary, il signifie aussi « repentance », pas seulement dans le sens d’être navré ou de changer d’avis, mais aussi dans l’idée de faire demi-tour, d’altérer totalement la direction et la motivation clé de sa vie ».

Notez l’avertissement solennel que Moïse nous lance, dans Deutéronome 30:19-20 : «  J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre, j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, pour aimer l’Eternel, ton Dieu, pour obéir à sa voix, et pour t’attacher à lui, car de cela dépendent ta vie et la prolongation de tes jours ».

La Bible révèle que le choix ultime en faveur de la vie – éternelle, dans la joie – débute par le repentir.

Le point de départ du repentir

Bien que cela semble impossible, il y a quelqu’un qui désire voir votre vie changer positivement plus que vous. Et ce quelqu’un est Celui qui vous incite à vous repentir.

L’apôtre Paul nous avertit de ne pas ignorer le rôle que Dieu joue dans ce domaine : « Méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? » (Romains 2:4). L’apôtre Pierre précise en outre : « Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance » (2 Pierre 3:9).

Ce désir qu’a Dieu de voir tous les êtres humains se repentir fait partie de Son désir de les voir sauvés et devenir Ses enfants spirituels (1 Timothée 2:4 ; 2 Corinthiens 6:17-18).

Ce que signifie se repentir

Le repentir (ou la repentance) est la première étape à franchir. D’après la Bible, que ressent toute personne se repentant ?

Paul loua la congrégation de Corinthe d’avoir éprouvé le genre de « tristesse selon Dieu » menant à la transformation positive de nos vies :

« La tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort. Et voici, cette même tristesse selon Dieu, quel empressement n’a-t-elle pas produit en vous ! Quelle justification, quelle indignation, quelle crainte, quel désir ardent, quel zèle, quelle punition ! Vous avez montré à tous égards que vous étiez purs dans cette affaire » (2 Corinthiens 7:10-11). (Pour de plus amples détails, lire notre article « Que signifie se repentir ? » sur notre site VieEspoirEtVerite.org).

À n’en pas douter, le repentir est un processus puissant, actif, et transformateur ! Et c’est pour cela que Jean-Baptiste en recherchait le fruit chez ceux qui venaient à lui. Il exigeait en effet des hypocrites qu’ils produisent « du fruit digne de la repentance » (Matthieu 3:8). Par exemple, il disait aux gens d’être charitables, de ne pas s’exploiter entre eux, de ne pas faire pression sur leurs semblables et d’apprendre à être satisfaits (Luc 3:10-14). En somme, il donnait un exemple pratique de la manière chrétienne de vivre, d’aimer son prochain comme soi-même.

Hélas, l’approche humaine typique et les motifs humains sont loin d’égaler cet idéal chrétien. Nous recherchons instinctivement ce qui nous avantage, faisant souvent involontairement du tort à notre entourage. Notre propension à nous justifier et même à nous séduire nous-mêmes est effrayante. Nous nous disons que nous sommes des gens bien et que nous avons raison ; or, bien trop souvent, nous ne voyons pas que nous contribuons personnellement aux problèmes existant dans nos relations avec autrui et avec Dieu.

Le cœur vivement touché

Lors de la Pentecôte, écoutant le puissant sermon de l’apôtre Pierre évoquant notre responsabilité à tous dans la mort de Christ, beaucoup de gens « eurent le cœur vivement touché », et demandèrent aux apôtres : « Hommes frères, que ferons-nous ? » (Actes 2:37).

La réponse de Pierre résume le processus de changement permettant à notre culpabilité d’être effacée et à nos vies de pouvoir être définitivement transformées :

« Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, à cause du (ou pour le…) pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit » (verset 38). 

Nous devons nous repentir de pécher – de faire tout ce qui s’oppose aux lois divines et à la voie divine. (Lire, à cet effet, notre article « Qu’est-ce que le péché ? »). Les commandements de Dieu sont pour notre bien, et les transgresser  provoque la douleur et la souffrance.

Le péché nous attire l’amende de la mort éternelle (Romains 6:23). Notre Dieu d’amour ne souhaite pas que nous continuions de nous faire mal (versets 1-2). Il veut que nous vainquions le péché. (Pour en savoir plus sur la croissance que Dieu désire voir en nous, lire notre article « Sept étapes pour vaincre le péché »).

Le processus résumé par Pierre inclut le don divin du Saint-Esprit. L’Épître aux Hébreux précise comment ce don transforme nos pensées : « Je mettrai mes lois dans leur cœur, et je les écrirai dans leur esprit » (Hébreux 10:16). Avec l’aide du Saint-Esprit que Dieu nous accorde, une transformation spirituelle devient possible, nous refaçonnant de fond en comble.

Cela ne veut pas dire que ce changement soit immédiat et total. Vaincre et apprendre à penser comme Dieu est un processus de toute une vie. L’engagement pris lors de notre baptême équivaut à continuer de nous repentir et de nous efforcer d’obéir à Dieu. Nous devons nous repentir toutes les fois que nous péchons (1 Jean 1:8-9).

Les fruits du repentir

Le repentir amorce le changement le plus important en nous, un changement aux conséquences immédiates mais aussi éternelles. Il élimine – grâce au sang versé par Christ pour notre purification – notre culpabilité pour tout ce que nous avons fait de mal (1 Jean 1:7). Il nous permet de prendre un nouveau départ en nous engageant sur une voie où règnent la joie, le bonheur, et la possibilité de les partager (Psaumes 51:7-13).

Cette transformation nous donne un cœur nouveau et une nouvelle vie (Ézéchiel 36:26 ; Colossiens 3:10). Elle nous place dans une nouvelle famille – la famille la plus affectueuse, la plus durable et la plus réussie dans l’univers – et bien plus (1 Jean 3:2-3).

Quels que soient les autres objectifs que vous vous êtes fixés pour cette année, n’est-il pas temps que vous donniez la priorité à votre relation avec Dieu ? Notre Père céleste a hâte de vous avoir dans Sa famille. Il a pris les premières mesures nécessaires. Vous avez atteint une étape charnière. À vous de choisir la vie – la vie éternelle !