Qu'est-ce que le repentir ?

Le repentir est un thème majeur dans la Bible et nécessaire pour s’approcher de Dieu. Mais que veut dire se repentir ?

Le mot grec traduit en français par se repentir, dans le Nouveau Testament, signifie « modifier entièrement sa manière de vivre, du fait d’avoir totalement changé d’avis et d’attitude à l’égard du péché et de la justice » (Lexique grec/anglais du Nouveau Testament basé sur la sémantique, de  J.P. Louw et d’Eugene Nida, 1988 ; c’est nous qui traduisons tout du long).

D’après le dictionnaire détaillé des mots bibliques de Vine (1985), le terme original grec signifie littéralement  « percevoir après-coup ». Compte tenu de ces définitions, que peut-on en conclure ? Se repentir, c’est examiner quelque chose que vous avez fait de par le passé, reconnaissant que c’était mal, que c’était un péché, que cela violait les lois bénéfiques de Dieu, et conclure que vous avez besoin de changer, de vous améliorer.

Les étapes initiales

Étant donné qu’il n’est pas naturel, pour nous, de vouloir effectuer les changements nécessaires pour obéir à Dieu (Romains 8:7), Dieu doit nous amener à comprendre la nécessité, pour nous, de nous repentir (Romains 2:4), et c’est là l’étape initiale à franchir pour nous engager dans un nouveau mode de vie et pour faire en sorte que nos pensées charnelles cèdent la place à des pensées spirituelles (Actes 3:19 ; Romains 12:2).

La Bible révèle que le repentir initial est une décision significative, personnelle, transformatrice qui mène au baptême et à la réception du Saint-Esprit (Actes 2:37-39). Le repentir est caractérisé par une pleine prise de conscience de l’énormité du péché (Romains 6:23 ; Éphésiens 2:1-3) ; par un désir intense d’être pardonné (Psaumes 51:1-3 ; Hébreux 9:14) ; par un engagement volontaire à changer de mentalité et de comportement ; et à cesser de pécher (Matthieu 3:8 ; Actes 26:19-20).

L’apôtre Paul a précisé que la tristesse selon Dieu produit un repentir sincère, se matérialisant par des changements permanents, qui dirigent l’individu vers le salut, tandis que la tristesse du monde, elle, n’engendre aucun changement permanent et mène à la mort (2 Corinthiens 7:10). Le verset 11 souligne l’effort diligent et le désir profond de changement, produit par la « tristesse selon Dieu ».

Le message de l’Évangile, que proclamait Jésus, comprend un appel au repentir (Marc 1:14-15), lequel mène à un changement d’orientation, se traduit par l’abandon de la recherche naturelle des mauvaises valeurs humaines au profit de l’obéissance et de la recherche du Royaume de Dieu. Jésus Se servit d’événements s’étant produit de Son temps, pour bien montrer que la vie d’une personne est futile et vaine tant que cette dernière ne s’est pas repentie et ne se met pas à rechercher le Royaume de Dieu (Luc 13:1-5).    

Après Sa mort et Sa résurrection, Jésus confia à Ses disciples la tâche d’expliquer Son sacrifice, mais aussi « la repentance et le pardon des péchés » qui devaient être « prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem » (Luc 24:46-47 ; lire aussi Matthieu 28:18-20).

Jésus était disposé à être terriblement meurtri et à mourir d’une mort horrible, pour payer l’amende de nos péchés. Ce sacrifice admirable met l’accent sur l’horreur du péché et sur la gratitude que nous devrions avoir pour notre Dieu miséricordieux.

Une mentalité constante

En quoi consiste le repentir ? Est-ce uniquement une décision qui mène au baptême ? Assurément non ! C’est une mentalité – une façon de voir les choses – constante, consistant à reconnaître que vaincre le péché est une lutte de toute une vie. Toutes les fois que notre obéissance laisse à désirer, nous avons besoin de pardon.

Dans Colossiens 3:1-10, Paul s’adresse à ceux qui – s’étant repentis – se sont fait baptiser et ont reçu le Saint-Esprit pour « mettre à mort » les voies pécheresses du « vieil homme ». Dans Romains 7:13-25, il décrit notre lutte à vaincre notre nature et notre propension à pécher, et il explique que c’est seulement grâce à Jésus-Christ que nous pouvons être pardonnés (versets 24-25). Après le repentir et le baptême, deux étapes indispensables, nous devons continuellement nous repentir et rechercher le pardon : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n’est point en nous » (1 Jean 1:8-10).

Tout compte fait, il est dans les intentions divines que tous aient l’occasion de recevoir le don du salut, après s’être personnellement repentis. Comme l’a écrit Pierre, Dieu « use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance » (2 Pierre 3:9).