Histoires de miracles

Quand nous prions pour un miracle, reconnaissons-nous la main de Dieu, même si ce qui se produit ne correspond pas exactement à ce que nous avons demandé, ni même su devoir demander ? Voilà pourquoi je crois aux miracles.

C’était une assemblée sabbatique typique. Notre salle habituelle n’était pas disponible, et nous nous étions retrouvés dans un gymnase pour notre réunion. Nous étions tous assis sur des chaises pliantes. Notre plus jeune fils était encore bébé, j’avais réussi à l’endormir, et l’avais placé sur sa couverture. Faisant Ouf ! et m’essuyant le front, je m’étais assise pour écouter le sermon. Néanmoins, à un moment donné, c’était comme si mon instinct maternel s’était éveillé, j’avais soudain éprouvé le vif besoin de tenir mon bébé dans mes bras.

Comme le savent nos mamans qui emmènent leurs jeunes enfants à l’Église, il est préférable, une fois qu’ils sont endormis, de les laisser dormir. Néanmoins, cette envie soudaine de prendre mon enfant dans mes bras s’était faite encore plus insistante, au point de devenir quasi irrésistible, et je l’avais soulevé de son berceau et l’avais serré fort dans mes bras.

Quelques instants plus tard, la chaise du monsieur assis devant le berceau, dans la rangée devant nous, s’était cassée, et elle et son occupant avaient atterri avec fracas sur le berceau de mon bébé, l’écrasant littéralement. Je suis convaincue que Dieu venait de protéger mon enfant.

L’aveu de l’intervention divine

Je crois aux miracles. Si nous prenons le temps d’observer ce qui se passe autour de nous, nous allons découvrir que Dieu intervient puissamment et miraculeusement dans la vie de ses fidèles, à petite échelle comme à grande échelle. Pourquoi devons-nous le reconnaître ?

Premièrement, il faut rendre hommage à celui qui le mérite ; « toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières » (Jacques 1:17). Demandez-vous à Dieu de vous protéger, de vous guérir, de vous guider, de vous encourager ? Je suppose que quiconque le prie le fait. Par conséquent, quand il intervient, nous devrions honnêtement « en accuser réception ». Reconnaître que Dieu est l’auteur de toutes les bonnes choses – y compris les miracles – nous aide à mettre les choses au point. Nous ne pouvons pas nous vanter de ce qu’il fait ; c’est à lui qu’en revient le mérite.

Deuxièmement, reconnaître que Dieu est intervenu nous fournit l’occasion de le remercier pour ce qu’il fait pour nous. Avez-vous jamais reçu un cadeau confectionné tout spécialement pour vous ? La personne qui vous l’a offert a pensé à vous et à ce que vous désiriez ou à ce dont vous aviez besoin. Ce cadeau unique ne vous a-t-il pas profondément touché ? N’était-il pas symbolique de la relation que son auteur désirait avoir avec vous ? Toutes les interventions divines miraculeuses auxquelles je pense ont été spécialement accordées par Dieu à un moment précis, rien que pour moi.

Des miracles imprévus

Un jour que nous revenions d’une réunion familiale, nous avions eu une crevaison. Mon mari et moi étions, admettons-le, de mauvaise humeur lorsque nous avions dû vider le coffre arrière pour retirer la roue de secours. Une voiture de police était même passée sans s’arrêter pour vérifier si nous avions besoin d’aide, alors que nous changions de roue. La roue de secours installée, et tous les articles replacés dans le coffre, alors que nous nous apprêtions à repartir, le policier était revenu et s’était garé derrière nous, et s’était excusé de ne pas s’être arrêté. Il avait reçu un appel urgent. Nous avions repris la route, et lorsque nous avions atteint le sommet de la côte suivante, nous avions découvert la raison de son « appel » – un terrible accident !

Nous avions tous gardé le silence quand nous avions croisé la scène de l’accident. Peu après, de la banquette arrière, notre fils aîné, adolescent à l’époque, s’était exclamé : « Si nous n’avions pas eu de crevaison, nous aurions été impliqués dans cet accident ! » Il venait de souligner l’occasion que nous avions d’être reconnaissants à Dieu d’avoir un pneu crevé. C’était un cadeau unique que Dieu nous avait fait à un moment précis.

La main de Dieu

Reconnaître les miracles que Dieu accomplit nous aide à être conscients de son implication et des soins qu’il apporte dans la vie de ses enfants. Nous devrions savourer ses soins et les rechercher. Songez aux papas qui tiennent la main de leurs enfants, les aidant à faire leurs premiers pas. Un père aide son enfant à avancer et l’aide à éviter les dangers qui peuvent surgir en chemin. Il veille sur son petit. Il arrive qu’il l’éloigne d’un danger ou d’un obstacle. Parfois, il avertit son enfant de ne pas piétiner quelque chose, ou il le porte pour l’écarter d’un danger.

Dieu fait de même. Il est toujours à nos côtés, surveillant ce qui se passe, nous avertissant des dangers, nous guidant, nous portant même parfois, et nous laissant à l’occasion apprendre une leçon (Deutéronome 31:6 ; Psaume 23). Voyons-nous sa main dans nos vies de tous les jours ? Cherchons-nous à la voir ? Tous ces éléments soulignent la relation spéciale que Dieu veut avoir avec nous. Il nous aime, et elle a beaucoup de prix à ses yeux.

Les miracles modernes les plus importants

Laissez-moi vous parler d’un autre miracle, probablement mon favori. L’an passé, je me tenais sur une terrasse, chez un ami. Nous étions plusieurs, assemblés près de la piscine. Je regardais mon fils (celui qui n’avait pas été écrasé par la chaise cassée et son occupant, quelques années auparavant) que l’on baptisait – qui était totalement immergé et qui ressurgissait, changé. On lui imposait les mains et il recevait le Saint-Esprit pour l’aider à suivre la voie tracée pour lui par Dieu.

Le plus grand de tous les miracles est que Dieu a des projets qui nous impliquent tous. Il veut que tous ses enfants entrent dans sa famille. Il nous a donné son Fils afin que nos péchés soient pardonnés et il souhaite que nos cœurs et nos pensées soient changés pour que nous puissions entrer dans sa famille. C’est stupéfiant ! C’est même encore plus spectaculaire que… tous les autres miracles. Un être humain, mortel, pécheur, peut changer – du fait de l’intervention miraculeuse de son créateur – et devenir enfant de Dieu. Je crois aux miracles. Y croyez-vous ?