L’Égypte – le récit d’une transformation

L’Égypte joue un rôle majeur dans l’histoire et le symbolisme biblique. Elle deviendra aussi un exemple de transformation !

L’Égypte moderne peut célébrer ses 100 ans d’indépendance, son histoire remonte à un passé bien plus lointain. En fait, elle est mentionnée de nombreuses fois dans la Bible, de la Genèse à l’Apocalypse. Étant un développeur de logiciels de souche égyptienne, je suis surpris que l’Égypte y soit mentionnée si souvent, par rapport aux autres nations.

Il en est question à plus de 600 reprises dans la Bible (plus de 700 fois si l’on inclut le mot Égyptien au singulier et au pluriel.

Elle est mentionnée dans 32 des livres de la Bible, y compris cinq livres du Nouveau Testament.

Par contraste, Babylone est mentionnée 286 fois ; Moab 168 fois ; et l’Assyrie 118 fois. Israël, comme il faut s’y attendre, est mentionné quatre fois plus souvent, dans 47 livres bibliques (dont 13 du Nouveau Testament), mais quand on sait que la Bible se consacre essentiellement à l’histoire d’Israël, il est intéressant de noter combien de fois l’Égypte y est mentionnée. Cette dernière y joue divers rôles, et nous fournit plusieurs leçons importantes.

L’Égypte asservit Israël

Tôt dans les Écritures, l’Égypte est – à juste titre – représentée sous un jour négatif. Pharaon réduisit les Israélites à l’esclavage, craignant qu’ils ne se rebellent contre son pays, se multipliant rapidement (Exode 1:9-11). Quand ils continuèrent de se multiplier, il resserra encore davantage son emprise sur eux, les traitant encore plus durement et ordonnant qu’on tue leurs enfants mâles (versets 12-16, 22). Néanmoins, Dieu protégea un jeune bébé de l’emprise de Pharaon – faisant en sorte que cet enfant soit élevé – ironie du sort – à la cour même du monarque égyptien, et qu’il délivre, par la suite, les Israélites de l’esclavage. La fille de Pharaon récupéra l’enfant, qu’elle trouva flottant dans un panier sur la rivière, et l’appela Moïse – nom qui signifie « retiré des eaux » (Exode 2:1-10).

Après avoir vécu 40 ans comme prince égyptien, Moïse se mit à s’inquiéter du sort de son peuple, réduit à l’esclavage, et il frappa et tua un Égyptien qui maltraitait un Israélite. Pharaon l’ayant appris, Moïse s’enfuit et se retira dans le pays de Madian (versets 11-15). Quarante ans plus tard, Dieu renvoya Moïse en Égypte pour y confronter le nouveau Pharaon (Exode 7:7). Moïse supplia le monarque de libérer les esclaves israélites, mais ce dernier refusa d’obtempérer. Dieu frappa alors l’Égypte de plusieurs fléaux (versets 1-6).

L’Égypte et la Pâque

Au dixième fléau – la mort de tous les premiers-nés des Égyptiens (Exode 12:11-14) – Pharaon laissa enfin partir les esclaves israélites, Dieu l’ayant humilié (versets 29-31). Moïse conduisit ensuite les Israélites jusqu’à la mer Rouge, mais Pharaon changea d’avis et partit avec son armée à leur poursuite (Exode 14:2-9). L’Éternel fendit les flots de la mer Rouge, libérant son peuple qui la traversa, noyant l’armée égyptienne s’étant mis à sa poursuite quand les flots reprirent leur position initiale (versets 21-31).

L’Égypte symbole du péché

Moïse conduisit ensuite le peuple au mont Sinaï (Exode 19:1). Dieu y communiqua ses dix commandements, en commençant par rappeler aux Israélites : « Je suis l’Eternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de servitude » (Exode 20:2). Cette introduction aux dix commandements, qui sont intemporels, peut paraître étrange car les seuls qui les entendaient à ce moment-là étaient ceux qui étaient sortis d’Égypte. Néanmoins, ces commandements s’appliquent à tous les peuples. L’Égypte, dans la Bible, est un type de notre monde pécheur. Par exemple, à un moment donné, la Jérusalem pécheresse est comparée, spirituellement, à Sodome et à l’Égypte (Apocalypse 11:8). Sodome était connue pour sa décadence et ses dépravations sexuelles – péchés dans lesquels nos sociétés se vautrent. Ayant réduits les Israélites à l’esclavage, l’Égypte est symbolique du péché, dont nous sommes tous coupables.

Bien que nous n’ayons pas, nous, été esclaves en Égypte, nous sommes tous esclaves de ce monde pécheur. Comme l’a dit Jésus, « quiconque se livre au péché est esclave du péché » (Jean 8:34). C’est Jésus qui nous libère de l’esclavage du péché. De même que l’asservissement de l’Égypte est un type de notre monde pécheur, le pharaon qui condamna les Israélites à l’esclavage est un type de Satan. L’agneau pascal que les Israélites tuaient préfigurait Christ qui et mort pour nos péchés, étant « notre Pâque » (1 Corinthiens 5:7 ; Jean 1:29).

La délivrance des Israélites après qu’ils aient traversé la mer Rouge symbolise la purification des péchés des chrétiens lors de leur baptême (1 Corinthiens 10:1-2 ; Apocalypse 1:5). Cela fait partie du processus de la conversion qui inclut notre engagement à nous repentir de nos péchés (Luc 3:3) et à ne plus retourner à notre ancienne vie de péchés habituels (Exode 13:17-18).

L’Égypte, exemple de faux culte et de fausse espérance

En dépit de leur départ d’Égypte, les Israélites retournèrent à leur faux type d’adoration de l’Égypte. Ils se fondirent un veau d’or (Exode 32:1-4), représentant un faux dieu païen que les Égyptiens adoraient, au lieu de respecter le commandement divin interdisant toute représentation quelconque (Exode 20:4-5). Lorsqu’ils se lamentèrent, dans le désert, les Israélites voulurent retourner en Égypte au lieu de se fier à Dieu (Exode 14:12 ; Nombres 14:3). Ils se confièrent en l’homme et non en Dieu pour être délivrés.

Plusieurs siècles plus tard, Jéroboam alla se réfugier en Égypte pour échapper à Salomon, puis revint pour diriger les dix tribus rebelles, après la mort de Salomon (1 Rois 11:40 ; 12:2). Il devint roi sur la maison d’Israël (1 Rois 12:19-20), scindant Israël en deux nations. Hélas, il était méchant, et il réintroduisit en Israël le culte du faux système religieux égyptien en érigeant deux veaux d’or (verset 28).

Se fiant à l’Égypte

Environ 300 ans plus tard, l’Assyrie menaça Israël, et Israël se fia à l’Égypte – au lieu de Dieu – pour sa protection (Ésaïe 30:1-2). Dieu fustigea son peuple à ce propos : « Malheur à ceux qui descendent en Egypte pour avoir du secours, qui s’appuient sur des chevaux, et se fient à la multitude des chars et à la force des cavaliers, mais qui ne regardent pas vers le Saint d’Israël, et ne recherchent pas l’Eternel » (Ésaïe 31:1).

Après que l’Assyrie ait emmené Israël captif, le roi assyrien avertit Ezéchias – roi de Juda – de ne pas faire confiance à l’Égypte, l’appelant « ce roseau cassé » (Ésaïe 36:6). Ézéchias était l’un des rares rois de Juda à s’être appuyés sur Dieu (Ésaïe 37:1-7, 14-20) et non sur l’Égypte, et Dieu délivra Juda de la main des Assyriens.

Des années plus tard, Juda fut menacée par Babylone. Cette fois, Juda commit l’erreur de s’appuyer sur l’Egypte au lieu de s’appuyer sur Dieu. Quand l’armée babylonienne assiégea Jérusalem, l’armée égyptienne vint à la rescousse de Juda, obligeant les Babyloniens à battre en retraite, mais cette délivrance était temporaire. Comme l’avait annoncé le prophète Jérémie (Jérémie 37:5-8), l’armée égyptienne repartit, et les Babyloniens revinrent et détruisirent la ville.

Dieu compare l’Égypte à un « roseau », faisant allusion à la plante qui pousse sur les rives du Nile. L’expression « ce roseau cassé » montre que l’Égypte n’était pas digne de confiance et qu’en s’appuyant sur elle, Juda allait s’en trouver meurtrie. Un roseau ne pouvant supporter le poids d’un corps, s’appuyer sur lui allait le casser et percer Juda (Ésaïe 36:6 ; Ézéchiel 29:6-7). La Bible nous dit de nous appuyer sur Dieu pour être délivrés, au lieu de nous fier à un être humain (Jérémie 17:5,7 ; Psaumes 118:8 ; 146:3).

L’Égypte, exemple d’une transformation

Quand Christ reviendra sur terre, ses pieds se poseront sur le mont des Oliviers (Zacharie 14:4 ; Actes 1:11). Il instaurera son Royaume ici-bas, et les saints ressuscités régneront avec lui (Apocalypse 5:10 ; Daniel 2:44 ; 4:3, 34 ; 7:14, 18, 22, 27 ; Ésaïe 9:6-7). Le quartier général de son royaume se trouvera à Jérusalem et, de là, la loi divine sera partout enseignée (Michée 4:2 ; Ésaïe 2:3). Cela inclura le respect du sabbat (Ésaïe 66:23 ; Exode 20:8-11) et des jours saints annuels de l’Éternel (Lévitique 23:4-44), y compris la fête des Tabernacles (versets 33-42).

Zacharie précise que si une nation comme l’Égypte n’observe pas la fête des Tabernacles, elle sera punie, n’ayant pas, notamment, de pluies en leurs saisons (Zacharie 14:18). Cet avertissement ne se limite pas à l’Égypte ; il s’applique à toutes les nations qui se rebelleront contre l’autorité de Christ (verset 19). Ce genre de châtiment continuera d’être infligé jusqu’à ce que ces pays apprennent leur leçon et soient transformés pour devenir « consacré[s] à l’Eternel ! » (verset 20). Ces nations apprendront que leurs anciennes voies – qui ne causent que des souffrances et la mort – ne seront pas tolérées.

L’Égypte et les autres nations apprendront leur leçon. Le Royaume de Dieu sera connu pour son équité et sa droiture (Ésaïe 11:4-5).

La faune elle aussi sera transformée, les animaux sauvages – les prédateurs – cohabiteront paisiblement avec les animaux domestiques (versets 6-8). C’est aussi symbolique des transformations que nos pays connaîtront. « Il ne se fera ni tort ni dommage » dans tout son royaume. Pourquoi ? Parce que « la terre sera remplie de la connaissance de l’Eternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent » (verset 9).

« Bénie soient l’Egypte, mon peuple »

Dieu va ramener Israël des pays où il l’a dispersé et le rachètera (versets 11-12), puis il va établir une route reliant l’Égypte à l’Assyrie – ennemis ancestraux d’Israël – et faire de ces deux pays des nations justes et une bénédiction. On dira alors : « Bénis soient l’Egypte, mon peuple, et l’Assyrie, œuvre de mes mains, et Israël, mon héritage ! » (Ésaïe 19:25).

Quel changement ce sera !

Le Royaume de Dieu s’étendra à toutes les nations. Et celles qui étaient ennemies seront transformées elles aussi, partout sur la terre. Hélas, il semble que certains pays devront apprendre que les vieilles voies conduisent à la mort (Ézéchiel 38 ; Proverbes 14:12). Mais nous n’avons pas besoin d’apprendre par la souffrance, consacrant nos vies à Christ dès à présent.

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