Le sabbat n’est pas facultatif

Il y a longtemps, Dieu permit à une nation païenne de détruire Son temple et Son peuple. En apprenant pourquoi Il le permit, nous pouvons mieux comprendre ce qu’Il attend de Son peuple, à présent.

Le vent mugissait dans les rues de la ville en ruine, mais personne n’était là pour s’en apercevoir.
 
Jadis, ces rues avaient été affairées – de nombreux marchants ambulants vendant leurs produits, des hommes et des femmes allant ça et là, faisant leurs courses, des enfants riant et jouant. Elles étaient maintenant vides. Une fumée âcre remplissait l’air ; des braises faisaient encore crépiter du bois et des feux couvaient. Les bâtiments de la ville avaient été nivelés par les flammes  et sa muraille extérieure entièrement détruite. Son temple avait été pillé et brûlé.
Jérusalem était détruite.
 
Pendant des siècles, elle s’était dressée en foyer du peuple de Dieu. Un temple magnifique dédié à l’Éternel Dieu, le Créateur et le Soutien de toute vie, construit par l’un de ses plus grands rois, s’y trouvait. Après que ce temple ait été bâti, l’Éternel avait promis : « Mes yeux seront ouverts désormais, et mes oreilles seront attentives à la prière faite en ce lieu. Maintenant, je choisis et je sanctifie cette maison pour que mon nom y réside à jamais, et j’aurai toujours là mes yeux et mon cœur » (2 Chroniques 7:15-16).
 
Or, en 586 avant notre ère, l’armée babylonienne envahit Jérusalem, massacrant ses habitants désemparés et emmenant de nombreux captifs. Son roi fut fait prisonnier, les palais furent incendiés, et les Babyloniens prirent tout ce qui avait de la valeur dans le temple de Dieu.
 
Qu’était-il advenu du « à jamais » et du « toujours » ? Dieu avait-Il abandonné Son peuple aux Babyloniens ?
 
En fait, c’est le contraire qui s’était produit. C’était Son peuple qui L’avait abandonné.
 

Des termes et des conditions

 
La promesse divine d’être attentif à la prière faite en ce temple s’accompagnait d’une mise en garde :
 
« Mais si vous vous détournez, si vous abandonnez mes lois et mes commandements que je vous ai prescrits, et si vous allez servir d’autres dieux et vous prosterner devant eux, je vous arracherai de mon pays que je vous ai donné, je rejetterai loin de moi cette maison que j’ai consacrée à mon nom, et j’en ferai un sujet de sarcasme et de raillerie parmi tous les peuples.
 
« Et si haut placée qu’ait été cette maison, quiconque passera près d’elle sera dans l’étonnement, et dira : Pourquoi l’Éternel a-t-il ainsi traité ce pays et cette maison ? Et l’on répondra : Parce qu’ils ont abandonné l’Éternel, le Dieu de leurs pères, qui les a fait sortir du pays d’Égypte, parce qu’ils se sont attachés à d’autres dieux, se sont prosternés devant eux et les ont servis ; voilà pourquoi il a fait venir sur eux tous ces maux » (2 Chroniques 7:19-22).
 
Dieu promit de prendre soin de Son peuple aussi longtemps qu’il se comporterait comme Son peuple. Cela sous-entendait que ce dernier devait respecter Ses règles. Cela voulait dire que le peuple ne devait pas s’attacher aux faux dieux des nations d’alentour. S’ils décidaient d’ignorer les standards divins et d’adorer des statues et des sculptures de divinités imaginaires, rien n’irait plus. Ils perdraient Sa protection et Ses bénédictions. Dieu s’assurerait de la destruction de Son temple, et Il permettrait que Son peuple soit emmené captif par des nations étrangères.
 
Son peuple fit la sourde oreille. À de nombreuses reprises, les nations d’Israël et de Juda allèrent après les dieux des nations alentour, ajoutant des choses comme la prostitution rituelle et des sacrifices d’enfants à leur culte du vrai Dieu (Jérémie 32:31-35).
 
Dieu fut patient. Il avertit Son peuple de nombreuses fois, lui donna maintes occasions de revenir à Lui, mais Israël refusa de changer. « Je vous ai envoyé tous mes serviteurs, les prophètes, je les ai envoyés dès le matin, pour vous dire : Ne faites pas ces abominations, que je hais. Mais ils n’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ne sont pas revenus de leur méchanceté, et ils n’ont pas cessé d’offrir de l’encens à d’autres dieux » (Jérémie 44:4-5).
 
Tout compte fait, « L’Éternel n’a pas pu le supporter davantage, à cause de la méchanceté de vos actions, à cause des abominations que vous avez commises ; et votre pays est devenu une ruine, un désert, un objet de malédiction, comme on le voit aujourd’hui.
 
« C’est parce que vous avez brûlé de l’encens et péché contre l’Éternel, parce que vous n’avez pas écouté la voix de l’Éternel, et que vous n’avez pas observé sa loi, ses ordonnances, et ses préceptes, c’est pour cela que ces malheurs vous sont arrivés, comme on le voit aujourd’hui » (versets 22-23).
 
Son peuple ne voulait plus entendre parler de Lui ; Il mit donc officiellement fin à leur relation. Par la bouche du prophète Osée, Il déclara : « Vous n’êtes pas mon peuple, et je ne suis pas votre Dieu » (Osée 1:9).
 

Ignoré, méprisé, profané

 
Dieu avait ordonné à Israël d’observer Ses sabbats, leur disant : « Suivez mes préceptes, observez mes ordonnances, et mettez-les en pratique. Sanctifiez mes sabbats, et qu’ils soient entre moi et vous un signe auquel on connaisse que je suis l’Éternel, votre Dieu » (Ézéchiel 20:19-20).
 
Ils avaient la possibilité d’avoir une relation étroite avec leur Créateur – et de récolter toutes les bénédictions accompagnant cette relation. Le sabbat hebdomadaire , notamment, allait leur servir de rappel qu’ils étaient le peuple de Dieu et qu’Il leur avait donné un ensemble précieux de lois « que l’homme doit mettre en pratique, afin de vivre par elles » (verset 21).
 
Du fait qu’Israël refusa de suivre Dieu « parce qu’ils ne mirent pas en pratique mes ordonnances, parce qu’ils rejetèrent mes préceptes, profanèrent mes sabbats, et tournèrent leurs yeux vers les idoles de leurs pères » (verset 24), Dieu déclara : « Je leur donnai aussi des préceptes qui n’étaient pas bons, et des ordonnances par lesquelles ils ne pouvaient vivre… je voulus ainsi les punir, et leur faire connaître que je suis l’Éternel » (versets 25-26).
 
Le peuple de Dieu ne voulait pas être Son peuple – il voulait être comme les autres nations alentour (verset 32 ; 1 Samuel 8:20) ; Dieu le lui permit. Il S’effaça et lui permit de suivre ses propres règles – des règles qui finirent par le conduire à un écroulement total en tant que société.
 
La ville de Jérusalem allait être désertée pendant 70 ans, « afin que s’accomplisse la parole de l’Éternel prononcée par la bouche de Jérémie ; jusqu’à ce que le pays ait joui de ses sabbats, il se reposa tout le temps qu’il fut dévasté, jusqu’à l’accomplissement de soixante-dix ans » (2 Chroniques 36:21).
 
Mais l’histoire ne s’arrête pas là.
 

Le rétablissement

 
Le vent mugissait dans les rues de la ville en ruine, mais tout n’était pas perdu.
 
Jérusalem était détruite, mais Dieu ne l’avait pas complètement abandonnée. Même lorsqu’Il livra Jérusalem aux Babyloniens, Il avait un plan en tête – un plan qui en fait est toujours en cours d’accomplissement.
 
Dieu décrit une époque future où Il dira à ceux qui n’étaient plus Son peuple : « Tu es mon peuple, et il me dira, Mon Dieu » (Osée 2:23). 
 
L’Éternel parle de futurs sacrificateurs qui « observeront aussi mes lois et mes ordonnances dans toutes mes fêtes, et ils sanctifieront mes sabbats » (Ézéchiel 44:24 ; c’est nous qui soulignons, tout du long).
 
Dieu a un plan pour rétablir Israël, mais ce plan inclut bien plus qu’une nation. « A chaque nouvelle lune et à chaque sabbat, toute chair viendra m’adorer, dit l’Éternel » (Ésaïe 66:23).
 
Le sabbat est important aux yeux de Dieu, même à présent. Il était jadis important, et plusieurs prophéties bibliques indiquent qu’il sera encore important pour Lui, à l’avenir. L’Église du Nouveau Testament continuait d’observer le sabbat le septième jour de la semaine – le samedi – (Actes 13:14, 42, 44; 17:2; 18:4), et c’est toujours un signe identifiant le peuple de Dieu à présent.
 
Les nations d’Israël et de Juda furent détruites en partie parce qu’elles refusèrent de traiter le sabbat de Dieu avec respect. Suivre Dieu, c’est marcher dans Ses statuts, respecter Ses jugements, et le sabbat fait partie intégrale de Ses lois. Nous ne pouvons pas être le peuple de Dieu si nous refusons de faire en sorte que ces sabbats deviennent une partie intégrale de nos vies. Ce refus ne mena à rien de bon pour Israël, et il ne mènera à rien pour nous non plus.
 

Les rues de la future Jérusalem

 
À l’avenir, quand le monde entier connaîtra Son sabbat, Dieu promet : « Je retourne à Sion, et je veux habiter au milieu de Jérusalem. Jérusalem sera appelée ville fidèle, et la montagne de l’Éternel des armées montagne sainte » (Zacharie 8:3).
Après que Babylone ait nivelé Jérusalem et ait laissé ses rues dans la désolation, le pays jouit des sabbats que le peuple avait refusé de reconnaître. En revanche, la Jérusalem de demain sera bien différente ; ses rues seront loin d’être désertées :
 
« Ainsi parle l’Éternel des armées : Des vieillards et des femmes âgées s’assiéront encore dans les rues de Jérusalem, chacun le bâton à la main, à cause du grand nombre de leurs jours. Les rues de la ville seront remplies de jeunes garçons et de jeunes filles, jouant dans les rues » (versets 4-5).
 
Plusieurs prophéties bibliques annoncent un avenir de paix et de sécurité – mais bien plus encore : un avenir rempli de joie. Des vieillards des deux sexes s’assiéront dans les rues de la ville et parleront, se souviendront… des jeunes garçons et des jeunes filles joueront en plein air, sans avoir rien à craindre.
 
Cela ne décrit pas notre monde actuel, mais un monde qui approche – qui sera rempli de gens qui apprendront à réussir là où Israël a jadis échoué. Ils apprendront à marcher dans les statuts divins, à respecter Ses jugements et à sanctifier Ses sabbats.
 
En attendant l’arrivée de ce jour, Dieu S’attend à ce que nous pratiquions les vérités qu’Il nous a révélées. Si nous voulons faire partie d’un monde où les rues seront remplies de joie, nous savons déjà ce que nous devons faire.
 
Nous savons que nous devons respecter les statuts divins. 
 
Nous savons que nous devons respecter Ses jugements.
 
Et nous savons que le sabbat n’est pas facultatif.