Besoin de repos ?

Votre vie est-elle trépidante ? Votre emploi du temps surchargé ? Était-il dans les intentions divines que nous vivions à un rythme fou ?

Bien des gens, de nos jours, souffrent de ce que l’on pourrait appeler « la maladie de la précipitation ». Il s’agit d’un comportement caractérisé par une anxiété et un énervement continuels ; l’impression constante qu’il y a urgence. 
 
Si vous cherchez continuellement à ajouter une tâche de plus à votre capacité à accomplir de nombreuses tâches simultanément – comme déjeuner, parler au téléphone et vérifier votre dernier message ou vos messages textés en même temps, il y a de fortes chances pour que vous en souffriez.
 
Si vous devenez rapidement frustré quand vous devez faire la queue dans un magasin ; que vous vous irritez régulièrement quand le flot des voitures n’avance pas ; et que vous interrompez généralement les gens quand ils parlent ; il y a de fortes chances pour que vous en souffriez.
 
Si vous avez adopté la philosophie moderne selon laquelle chaque minute, dans votre vie, devrait être amusante ou fascinante, il y a de fortes chances pour que vous en souffriez.
 
Si vous n’avez pas une minute à revendre et estimez devoir faire plus, et plus vite, il y a de fortes chances pour que vous en souffriez.
 
Bref, pratiquement tout le monde a la maladie de la précipitation ou éprouve régulièrement plusieurs de ses symptômes. Il semble que – dans notre monde moderne – ce soit la norme.
 

Des conséquences

 
Hélas, la maladie de la précipitation n’est pas qu’un simple mot à la mode ou quelque verbiage psychologique. C’est un phénomène réel, et qui a des conséquences.
 
Par exemple, le manque de sommeil est devenu un grave problème. Le titre d’un article rédigé par Ian Johnston, correspondant scientifique pour The Independent, résume le problème succinctement : « Le manque de sommeil “catastrophique”, dans notre société moderne, nous tue ! », nous avertissent les experts du sommeil.
 
Dans son article, Johnson fait remarquer que ledit problème est « fort répandu dans le monde moderne… les ampoules électriques, la télévision et les écrans d’ordinateurs, les longues correspondances, la délimitation floue entre le travail et les moments qui nous appartiennent, et une foule d’autres aspects de la vie, aujourd’hui, contribuent à nous priver des sept heures de sommeil dont nous avons besoin chaque nuit.
 
« On attribue le cancer, le diabète, des ennuis cardiaques, des congestions cérébrales, la maladie d’Alzheimer, l’obésité et une mauvaise santé mentale, et bien d’autres ennuis de santé, au manque de sommeil. Bref… le manque de sommeil nous tue ! »
 
Il va sans dire que cette carence et ses conséquences ne connaissent pas de frontières. Dans un éditorial pour le site d’Entrepreneur, basé en Amérique, Anne Fisher écrit : « Tout compte fait, la maladie de la précipitation peut vous rendre malade, car elle augmente la sécrétion de cortisol – l’hormone du stress – qui neutralise le système immunitaire et qui est liée aux ennuis cardiaques » (Too Busy to Think? You May Suffer From « Hurry Sickness »).
 
Le manque de sommeil est l’une des causes principales des accidents et des décès sur les autoroutes. Aux États-Unis, « The National Highway Traffic Safety Administration estime que la fatigue au volant a été responsable de 72 000 collisions, de 44 000 blessures et de 800 morts en 2013. Ces chiffres sont très conservateurs et on estime qu’au moins 6 000 accidents mortels sont provoqués par des conducteurs assoupis » (CDC.gov, « Drowsy Driving: Asleep at the Wheel »).
 
Les experts conseillent généralement aux personnes souffrant de maladie de la précipitation de faire du sport, de se fixer des priorités et d’éliminer ce qui leur fait perdre du temps. Bien que ces remèdes puissent aider, il serait peut-être bon d’être à l’écoute de nos corps, qui pourraient fort bien nous donner un vieux conseil.
 

La chronobiologie

 
La chronobiologie – branche de la biologie s’intéressant aux rythmes physiologiques naturels et autres phénomènes cycliques – a découvert que nous autres, humains, possédons une horloge biologique interne. Les rythmes circadiens sont des cycles de 24 heures liés à nos routines journalières. Nous avons tendance à faire, chaque jour, certaines choses au même moment. C’est ainsi qu’à l’exception possible des fins de semaines, nous sentons la fatigue nous envahir à une heure donnée, et nous réveillons à la même heure tous les jours.
 
Ce qui risque de surprendre, c’est que nos corps ont aussi des cycles de sept jours. Dans son ouvrage Proof Positive, le Dr Neil Nedley écrit : « De même que le corps a une horloge naturelle quotidienne (un rythme circadien), il a aussi une horloge hebdomadaire (un rythme circaseptant) … des rythmes corporels qui durent sept jours.
 
Des recherches médicales ont démontré la présence de tels rythmes par rapport à diverses fonctions physiologiques. Parmi ceux qui ont été identifiés, il y a le rythme cardiaque, les suicides, les hormones naturelles dans le lait maternel, l’enflure après une opération chirurgicale, et le rejet d’organes greffés ».
 
Pour ce qui est des cycles hebdomadaires les plus évidents, ces derniers « semblent être plus faciles à détecter quand le corps est stressé, comme quand il se défend contre un virus, une bactérie ou quelque autre intrus néfaste. Par exemple, les symptômes de la grippe (qui sont en fait des signes que le corps se défend contre le virus grippal) durent environ une semaine. Les symptômes de la varicelle (une forte fièvre et de petites taches rouges) apparaissent habituellement presque exactement deux semaines après qu’on ait été exposé à la maladie » (Susan Perry et Jim Dawson, The Secrets Our Body Clocks Reveal, p. 21).  
 
Puisuqe le rythme de la vie, pour nous autres humains, comprend des cycles circaseptants, plusieurs questions pertinentes s’imposent : Ces cycles de sept jours sont-ils une bizarrerie de notre existence ? Ou portent-ils l’empreinte de notre Créateur ? Pour être plus précis, Dieu a-t-Il des instructions pour nous s’harmonisant avec nos horloges corporelles et de nature à réduire notre maladie de la précipitation ?
 

Le plan divin de sept jours pour l’homme

 
Quand on se tourne vers la Bible pour voir comment le monde et les êtres humains ont été créés, on constate que ce fut en sept jours. Le premier chapitre du premier livre de la Bible résume les six premiers jours pendant lesquels Dieu refaçonna la terre et créa l’homme.
« Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu’il avait faite : et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite. Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu’en ce jour il se reposa de toute son œuvre qu’il avait créée en la faisant » (Genèse 2:2-3).
 
Il est intéressant de noter qu’en plus de bénir et de sanctifier le septième jour – faisant de ce septième jour un jour spécial, différent des autres – Dieu Se reposa aussi à ce moment-là. Évidemment, ce n’était pas parce que Dieu – qui est omnipotent – était fatigué (Ésaïe 40:28). En Se reposant le septième jour, Dieu montrait l’exemple aux hommes.
 
Le sabbat hebdomadaire n’a pas été créé par Dieu comme une restriction arbitraire ni un châtiment. Comme le dit l’Écriture, « le sabbat a été fait pour l’homme » (Marc 2:27 ; Genèse 1:24-31; 2:1-3). C’est un cadeau de Dieu à l’humanité.
 
Immédiatement après nous avoir créés, Dieu désigna un jour pour nous reposer de nos labeurs physiques. Quand nous observons ce jour, nos corps bénéficient d’une période de 24 heures, sur une semaine de sept jours. C’est une occasion hebdomadaire, pour nos corps, de se renouveler et de contrer la maladie de la précipitation.
 

Le jour importe-t-il ?

 
On reconnait parfois les avantages à se reposer un jour sur sept, mais on suppose que le jour de la semaine où l’on décide de se reposer importe peu. Après tout, se dit-on, nos cycles circaseptants ne s’alignent pas nécessairement avec le septième jour de la semaine. Nous pouvons attraper un rhume de sept jours et nous en débarrasser, n’importe quel jour de la semaine.
 
Par conséquent, le jour où nous décidons de nous reposer et d’adorer Dieu importe-t-il ? Les musulmans observent le vendredi ; les juifs le samedi ; et la plupart des soi-disant chrétiens le dimanche.
 
En fait, cela importe. Se reposer et adorer Dieu le samedi – le septième jour de la semaine – revêt plusieurs significations spirituelles que n’a aucun des autres jours de la semaine.
 

La signification du sabbat du septième jour

 
Voici trois raisons pour lesquelles la Bible nous dit d’observer le sabbat le septième jour :
 
  • Nous reposer le septième jour de la semaine nous rappelle que Dieu est notre Créateur et qu’Il a béni et sanctifié ce jour. On peut lire, dans la dernière partie du commandement sur le sabbat : « Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour : c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié » (Exode 20:11). C’est le jour lors duquel Dieu S’est reposé, et Il n’a sanctifié aucun autre jour dans ce dessein.
  • Nous reposer ce jour-là nous rappelle que Dieu est notre Libérateur. Quand les Israélites étaient esclaves en Égypte, ils devaient travailler quand leurs maîtres de corvées leur ordonnaient de le faire. Par rapport au commandement d’observer le sabbat, il fut rappelé aux anciens Israélites : « Tu te souviendras que tu as été esclave au pays d’Égypte, et que l’Éternel, ton Dieu, t’en a fait sortir à main forte et à bras étendu : c’est pourquoi l’Éternel, ton Dieu, t’a ordonné d’observer le jour du repos » (Deutéronome 5:15). Ce jour de repos rappelait aux Israélites que Dieu les avait délivrés d’une situation dans laquelle ils ne pouvaient pas se reposer. De nos jours, Dieu délivre toujours des gens, mais à présent, Il les délivre de l’esclavage du péché.
  • Observer le sabbat le samedi préfigure notre repos éternel avec Dieu. Plusieurs décennies après la mort de Christ, les chrétiens du premier siècle observaient toujours ce jour-là. Après avoir expliqué qu’il y aura un repos futur réservé pour le peuple de Dieu, l’auteur de l’Épître aux Hébreux fait remarquer : « Il reste donc au peuple de Dieu un repos de sabbat » (Hébreux 4:9, version Ostervald).
Le vendredi n’a pas ces significations. Et dimanche pas davantage. Il n’y a que le samedi qui ait ces riches significations spirituelles.
 
Avez-vous besoin de repos ? Assurément ! Nous avons tous besoin d’un repos hebdomadaire. Et le meilleur moyen de nous synchroniser avec les besoins de notre corps et d’honorer notre Créateur est d’observer le sabbat du septième jour – une bénédiction qu’Il nous a accordée. Mettons fin à la maladie de la précipitation et ayons une meilleure relation avec notre Créateur ; sanctifions Son sabbat!
 

Encart : Des prédictions erronées sur les heures de loisirs

« En 1930, John Meynard Keynes prédit que dans les 100 années qui allaient suivre, vu la croissance économique, nous n’aurions plus à travailler que 15 heures par semaine – ce qui voulait dire que l’humanité affronterait son plus gros défi : celui de déterminer quoi faire de toutes ces heures libres » (Oliver Burkeman, Why Time Management Is Ruining Our Lives).
 
Isaac Asimov, l’auteur connu de science-fiction, fit lui aussi une prédiction intéressante, en 1964, sur les temps libres que les humains auraient en 2014. Il prédit avec exactitude des progrès technologiques comme les automobiles sans chauffeur et l’utilisation de la puissance nucléaire, mais il fit aussi le pronostique que les gens souffriraient de « la maladie de l’ennui » (David Pogue, Asimov’s Predictions From 1964: A Brief Report Card).
 
Tout compte fait, tous nos progrès ne nous ont pas conduit à l’oisiveté. Au contraire ! Bien des gens, de nos jours, pensent être trop occupés.
 
Il y a plus de 2 000 ans, le prophète Daniel vit en songe le « temps de la fin ». Il écrivit que les conditions mondiales, à cette époque de l’histoire humaine seraient telles que « plusieurs courront, et la science sera augmentée » (Daniel 12:4, version Martin). Autrement dit, la vie n’allait pas être ennuyeuse pendant la fin de l’ère présente !
 

Encart : Devrait-on aller à l’Église le dimanche pour honorer la résurrection de Christ ?

Les Églises protestantes enseignent sola Scriptura – expression latine signifiant que la Bible est leur autorité suprême dans toutes les questions de doctrine et de pratique. Hélas, la plupart des protestants vont à l’Église le dimanche et, de ce fait, n’adhèrent pas à ce principe pour ce qui est d’observer le sabbat hebdomadaire du vendredi soir au coucher du soleil au samedi soir au coucher du soleil, comme l’ordonne la Bible (les catholiques observent le dimanche parce qu’ils croient, à tort, avoir l’autorité de transférer le jour du culte du samedi au dimanche).
 
Au lieu de se conformer à l’instruction biblique d’adorer le septième jour, les protestants disent qu’ils observent le dimanche en l’honneur de la résurrection de Christ. Cette affirmation est défectueuse sur plusieurs points :
 
Christ n’est pas ressuscité un dimanche. Quand les femmes arrivèrent au sépulcre, très tôt le dimanche matin, Il était déjà ressuscité (Matthieu 28:1-6). Il ressuscita en fait en fin d’après-midi, le samedi. Pour de plus amples détails à ce sujet, lire notre article intitulé « Le signe de Jonas : Jésus ressuscita-t-Il le dimanche de Pâques ? »
 
Dieu, dans les pages de la Bible, n’autorise pas le moindre transfert du samedi au dimanche et ne sanctifie aucun autre jour de culte que le samedi. Christ S’opposa avec force à ceux qui suivaient des commandements d’hommes plutôt que ceux de Dieu (Matthieu 15:9).
 
Le christianisme fondé par Jésus a déjà une pratique nous rappelant la résurrection du Messie et nous poussant à Lui être profondément reconnaissants. Quand nos sommes baptisés, nous sommes symboliquement « ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection » (Romains 6:4-5).
 
Rendre à Dieu un culte le dimanche n’est sanctionné nulle part dans la Bible. Comme c’est étrange : Le commandement qui débute par « Souviens-toi » (Exode 20:8) est celui que de nombreux chrétiens – catholiques comme protestants – oublient !
 
Pour en savoir plus sur le jour désigné par Dieu pour L’adorer, lire notre article intitulé « Le Quatrième Commandement : Souviens-toi du jour du repos ».