Les origines et les fruits du Réveillon

On trouve parfois que plusieurs des coutumes du Réveillon du Jour de l’An sont idiotes ou bizarres. Quelles sont leurs origines ?

J’avoue avoir été debout à plusieurs reprises à minuit, la veille du Jour de l’An. Non pour le célébrer, car dans la plupart des cas, je faisais partie d’une patrouille de bénévoles veillant à la sécurité sur le campus où je faisais mes études, se trouvant sur l’itinéraire de la Parade annuelle des Roses, à Pasadena, en Californie.
 
Nous étions à l’affût de criminels, de vandales, et même d’individus campant sur les trottoirs ou les pelouses et cherchant de quoi faire un feu pour se tenir au chaud. Il peut en effet faire assez frais en Californie du Sud, en janvier. Il y fait évidemment plus chaud qu’au Times Square de New York (où il fait en moyenne 0o C à minuit), comme dans plusieurs endroits, plus au nord, où les gens s’assemblent pour le compte à rebours de l’arrivée de la nouvelle année romaine.
 
On est en droit de se demander pourquoi on s’est mis à réveillonner la veille du Jour de l’An, en hiver, et à minuit. C’est la faute aux anciens Romains !
 

Jules César et le calendrier

Dans les anciennes cultures, la nouvelle année débutait  souvent au printemps. Mais quand parut Jules César, le calendrier était faussé. Plus du tout exact. Pour que ce dernier s’aligne sur les saisons, César dût ajouter 90 jours !
 
On peut lire, dans History.com : « Au fil des siècles, le calendrier cessa d’être synchronisé avec le soleil et, en 46 avant notre ère, l’empereur Jules César décida de résoudre le problème en consultant le astronomes et les mathématiciens les plus réputés de son temps. Il institua le calendrier julien, qui ressemble étroitement au calendrier grégorien moderne que la plupart des pays, dans le monde, utilisent.
 
« Avec sa réforme, César institua le 1er janvier comme premier jour de l’année, partiellement pour honorer l’homonyme du mois, Janus, le dieu romain des commencements qui, avec ses deux visages, pouvait à la fois se remémorer le passer et scruter l’avenir. Les Romains célébraient [ce jour] en offrant des sacrifices à Janus, s’échangeant des cadeaux, décorant leurs maisons de branches de laurier et participant à des réceptions tapageuses ».
 
Beliefnet.com précise que le Nouvel An était lié au solstice d’hiver et que c’est « une ancienne fête ayant des racines spirituelles profondes […] les anciens Romains [la] célébrait par six jours de saouleries qui nous sembleraient probablement familiers ».
 

Coutumes et superstitions

À ses origines anciennes, ici et là dans le monde, de nombreuses traditions et superstitions sont venues s’y ajouter. En voici un échantillon :
« En équateur, les gens fabriquent des mannequins empaillés représentant les évènements [et des individus comme les politiciens et les icônes de la culture populaire] de l’année venant de s’écouler. Ces effigies “[año]viejó sont brûlées à minuit, éliminant symboliquement le passé » (Beliefnet.com). Il y en a même qui essaient de sauter 12 fois au travers des flammes !
 
MarthaStewart.com parle aussi d’une tradition comprenant des sauts : « Beaucoup de Danois célèbrent le Nouvel An en sautant de chaises, quand sonne minuit. On dit que sauter bannit la malchance et apporte de la chance pour la nouvelle année. Ils lancent aussi, par tradition, des assiettes aux portes des voisins pour symboliser leur amitié. La personne ayant le plus d’assiettes cassées passe pour avoir le plus d’amis ».
 
Sur NPR.org, Maria Fe Martinez décrit une autre tradition latino-américaine du Nouvel An : « Si vous voulez avoir beaucoup de chance cette année, vous devez porter des sous-vêtements jaunes. Et si vous voulez avoir une année très passionnée, vous devez porter des sous-vêtements rouges…
« Et vous pouvez vous les procurer partout en ville. Si vous vous déplacez en voiture, vous allez voir un vendeur ambulant vendant des sous-vêtements jaunes, ce qui est très drôle. Ils apparaissent après Noël ».
 
D’après l’édition commerciale internationale de la revue Time, 44% des Américains embrassent quelqu’un à minuit. Mais pourquoi ?
 
Selon Livescience.com, « s’embrasser quand sonne minuit est une tradition vénérable aux racines anciennes, dit Aveni [auteur de l’ouvrage The Book of the Year : A Brief History of our Seasonal Holidays]. Pour beaucoup de cultures, passer de la saison chaude à la saison froide était une période intensément vulnérable où les mauvais esprits pouvaient se déchainer.
 
Beaucoup de nos traditions, y compris le baiser sous le gui, proviennent de la tradition des druides, pour qui le gui pouvait assurer la fertilité et une protection contre la sorcellerie (culture.gouv.fr). Le Réveillon, à l’origine, était une fête germanique pré-chrétienne qui a fini par être liée à Noël, en Europe.

 

Le taux de criminalité du Nouvel An

En plus d’avoir des origines païennes, la célébration du Nouvel An ne porte guère de bons fruits. D’après Allprobailbond.com, « la période des fêtes [de fin d’année et du Nouvel An] est la plus occupée de l’année ». Pourquoi ?
 
« • À cause de la consommation accrue d’alcool […] la conduite en état d’ivresse étant la cause principale des arrestations lors du Nouvel An…
 
« • L’emportement. Certaines personnes sont très malheureuses pendant les fêtes. La violence domestique s’accroit souvent pendant cette saison, ainsi que les blessures volontaires. La consommation d’alcool augmente aussi les actes de violence ».
 

Que déclare la Bible ?

La Bible fournit sa propre liste de fêtes annuelles, et elles sont chargées de sens, mais le Jour de l’An n’y figure pas. Ce n’est assurément pas le début d’une nouvelle année, pour Dieu, qui place le premier mois de l’année en mars ou en avril (Exode 12:2 ; Deutéronome 16:1). Et la Bible nous avertit de ne pas nous laisser piéger par des coutumes originaires de religions païennes. Nous ne devons pas demander : « Comment ces nations servaient-elles leurs dieux ? Moi aussi, je veux faire de même » (Deutéronome 12:30).
 
Certaines coutumes et superstitions  ont beau paraître intéressantes et inoffensives pour bien des gens, de nos jours ; Dieu en a horreur et Il sait d’où elles proviennent et les fruits qu’elles portent.
 
Jouer avec le paganisme n’est pas inoffensif – cela nuit à notre relation avec le vrai Dieu. Dieu Se déclare Lui-même être un « Dieu jaloux » et cela prouve qu’Il nous aime et désire pour nous ce qu’il y a de meilleur (Deutéronome 6:14-15).
 
L’apôtre Pierre nous dit d’éviter les fêtes néfastes  où il y a « le dérèglement, les convoitises, l’ivrognerie, les orgies, et les idolâtries criminelles » (1 Pierre 4 :3).  Pierre reconnaît que nos amis peuvent trouver étrange que nous ne célébrions plus ces fêtes avec eux, mais tout compte fait, c’est à Dieu que nous devons rendre des comptes. 
 
Pour toutes ces raisons, célébrer la fête païenne du Nouvel An ne plait pas à Dieu.