En chemin : Une activité souterraine en arrière-plan

Quand John Colter revint, en 1808, d’un voyage en solo dans les Rocheuses, dans l’État actuel du Wyoming, et qu’il raconta y avoir vu de la boue en ébullition et des geysers bouillants, on ne le crut pas, on se moqua de lui et l’on se mit à parler de « l’enfer de Colter » ; il avait dû, pensait-on, découvrir un passage secret menant en enfer ! Ses déclarations ne tardèrent néanmoins pas à être confirmées. Sa découverte allait en effet, en 1872, mener à la création du premier parc national et mondial de Yellowstone.

La visite de ce parc impressionne. On y compte plus de 10 000  curiosités – des sources chaudes, des geysers, des chaudrons de boue, des terrasses ou des fumerolles ! Ses 500 geysers représentent 60% de tous les geysers de notre planète. Ce parc a aussi son Grand Canyon, que sillonne la rivière Yellowstone et ses deux chutes spectaculaires.

La terre des bisons

Dans la Lamar Valley, se trouve le plus grand troupeau de bisons des plaines d’Amérique du Nord. Il arrive qu’ils soient jusqu’à 5 500, attirés en partie par un hiver adouci par la géothermie de la région. Notre visite, en août, tombait sur la période de rut, quand les mâles s’amourachent des femelles. Qui sait le nombre de fois que nous avons dû arrêter notre jeep pour permettre à un troupeau de traverser la route ! Pendant notre visite de quatre jours, nous avons vu des élans, des antilopes, des loups, ainsi que des ours noirs et des grizzlys.

La source de l’activité géothermique qui rend Yellowstone unique est l’un des plus gigantesques volcans du monde. Sa caldera a une superficie de 75 km sur 50 km et son contour est visible par endroits.

Un danger clandestin

Charmé par ces merveilles, je me suis souvenu qu’à quelques kilomètres en profondeur, une chambre magmatique géante a le pouvoir de provoquer une éruption si violente que ses cendres, sa poussière et ses pluies acides menaceraient toute vie dans l’Amérique du Nord, et même dans le monde. Ces degrés d’extinction ont déjà été présents dans un passé lointain ; par conséquent, l’observatoire du volcan de Yellowstone veille, vérifiant que les secousses telluriques et les émanations soudaines de gaz ne présagent pas quelque évènement catastrophique.

Le fait que de telles catastrophes ne s’y soient pas produites depuis plusieurs millénaires, ne garantit pas qu’elles n’auront jamais lieu. Jésus a en effet prophétisé la pire calamité que le monde ait jamais connue : « La détresse sera si grande qu’il n’y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais. Et, si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé ; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés » (Matthieu 24:21-22). Jésus a prédit des catastrophes naturelles comme des tremblements de terre, et des désastres provoqués par l’homme, avant son retour (versets 7, 30).

Où est la promesse de son avènement ?

La majorité des gens refuseront d’y croire.  On dira : « Où est la promesse de son avènement ? Car, depuis que les pères sont morts, tout demeure comme dès le commencement de la création » (2 Pierre 3:4).

Jésus a averti que la plupart des gens ne se soucieront pas de ces évènements qui ébranleront le monde : « Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vienne et les emporte tous : il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme » (Matthieu 24:37-39).   

Notre Créateur nous a accordé bien des joies dans cette vie, mais nous ne devons jamais oublier que tout est loin de se limiter à ce qui nous est familier. La fin de l’ère présente promet d’être soudaine et violente et, pour la majorité, imprévue.

Où est la promesse de son avènement ? Que nous y croyons ou non, il aura lieu !