Quatre leçons modernes tirées de l'ancien Israël

Le récit du passé d’Israël nous offre bien plus que de simples histoires utiles : il nous donne des leçons essentielles pour notre relation avec Dieu.

Il y a environ 3 500 ans, vivait un peuple ancien, ayant traversé des évènements singuliers dans son existence. Peu de noms sont parvenus jusqu’à nous. Mais son parcours devrait vous intéresser : lorsque l’apôtre Paul écrivit à la congrégation de Corinthe, il leur rappela l'histoire écrite de l'ancien Israël, expliquant dans 1 Corinthiens 10:6 que les transgressions répétées de cette nation doivent « nous servir d’exemples, afin que nous n’ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eu ». À leur sortie d'Égypte, les Israélites adorèrent de faux dieux (verset 7), se livrèrent à des actes sexuels licencieux (verset 8), mirent Dieu à l'épreuve (verset 9) et semblaient généralement se plaindre à la moindre provocation (verset 10). Ce n'est pas un hasard si tout cela a été porté à notre connaissance. Paul ajoute : « Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles » (v. 11). L’histoire du monde a des leçons essentielles à nous enseigner, mais celle d’Israël est absolument primordiale et précieuse au vu des enseignements qu’elle nous offre, au point que Dieu a personnellement veillé à ce que ces récits soient préservés au cours des millénaires. Si nous ne prenons pas le temps d’en apprendre davantage sur cette histoire, nous passerons immanquablement à côté des leçons que Dieu lui-même désire nous enseigner. Car c’est le type même de passé que personne ne devrait répéter. Que pouvons-nous apprendre des pages antiques d’Israël ? Beaucoup de leçons ; en voici quatre, particulièrement essentielles :

1. Dieu mise sur le long terme

Si vous étiez transformé en une fourmi, les choses qui vous semblent petites aujourd’hui deviendraient soudainement géantes. Une tasse de café tiendrait lieu de caverne, un ballon de basket serait comme une planète et une frite, tout un festin. Sauf que… les objets ne changent pas vraiment de nature, n'est-ce pas ? C’est vous seulement qui changez, à travers la façon dont vous les percevez. Le temps suit un peu cette logique. Avec une espérance de vie de plus de 70 ans, un siècle nous semble être une éternité. Nos projets à long terme se mesurent en années ou en décennies. Mais il en va différemment pour ceux de Dieu. Le livre de l'Exode commence avec le peuple d’Israël asservi à l'Égypte, et implorant Dieu de le délivrer. Et dans les livres suivants de la Bible, nous suivons la jeune nation en route vers Canaan, une destination souvent appelée la Terre promise. Mais promise à qui ? Pour cela, il faut remonter à la Genèse. C'est là que Dieu promet à Abraham :

« Sache que tes descendants seront étrangers dans un pays qui ne sera point à eux ; ils y seront asservis, et on les opprimera pendant quatre cents ans. Mais je jugerai la nation à laquelle ils seront asservis, et ils sortiront ensuite avec de grandes richesses. Toi, tu iras en paix vers tes pères, tu seras enterré après une heureuse vieillesse. À la quatrième génération, ils reviendront ici ; car l’iniquité des Amoréens n’est pas encore à son comble. » (Genèse 15:13-16). Avec le temps, un ruisseau peut percer la pierre la plus dure. Laisser les mauvaises attitudes, les influences indignes et les activités abominables s'immiscer dans nos vies aura inévitablement le même effet.Dieu fit une promesse à Abraham qui l'obligeait à regarder bien au-delà des limites de sa propre vie : 400 ans dans le futur, lorsque les nombreux descendants de son enfant, encore inexistant, sortiraient d'une oppression paralysante pour s'installer dans un pays qui leur appartiendrait. Abraham n'était qu'un homme, toujours sans héritier, mais Dieu regardait déjà vers la grande nation qui un jour remonterait jusqu'à lui. Les humains ne pensent pas naturellement dans la perspective de cette échelle. Nous sommes comme des fourmis. Dieu pense en termes de millénaires, et d’éternité en éternité. Nous ne pourrions pas comprendre cette réalité, si d’aventure elle nous rattrapait. Mais c'est pourtant le pinceau au moyen duquel Dieu œuvre régulièrement.

Ainsi, la Bible nous dit dans Apocalypse 13:8 que le sacrifice de Jésus-Christ était planifié « depuis la fondation du monde » ; il ne s'agissait pas d'une réflexion après coup, ni d'un changement de cap, mais d'un plan mis au point dès le début. Cette première leçon tirée de l'histoire de l'ancien Israël – ou, plus précisément, de la façon dont l'histoire de l'ancien Israël s’est articulée – nous rappelle que Dieu œuvre à une échelle que notre perspective humaine limitée ne peut jamais pleinement saisir. Cela signifie  que nous devons avoir confiance en lui, car il peut voir des choses que nous ne voyons pas. Il peut prévoir des éventualités que nous n'avions pas soupçonnées. Parfois, de notre point de vue de petit être, la raison des décisions qu'il prend peut ne pas nous sembler claire, mais nous pouvons toujours avoir confiance qu'il y a une raison ; et plus encore, que c'est la meilleure raison.

2. Souvenez-vous de votre différence

Fidèle à sa parole, quatre siècles après sa promesse à Abraham, Dieu envoya la nation d'Israël chasser les nations rebelles de Canaan et revendiquer le pays comme héritage promis. Fondamentalement, Israël était censé être différente des nations qu'elle chassait. Elle devait être un exemple, la preuve du concept montrant à quoi ressemble la vie lorsque les gens obéissent aux instructions de Dieu. Cela la rendrait différente de toute autre nation sur la planète – un peuple véritablement unique, défini par son obéissance aux lois de Dieu.

À la frontière de Canaan, Moïse rappela aux Israélites : « Vous les observerez et vous les mettrez en pratique ; car ce sera là votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples, qui entendront parler de toutes ces lois et qui diront : Cette grande nation est un peuple absolument sage et intelligent ! » (Deutéronome 4:6). L’une des différences d’Israël par rapport aux autres nations était l’absence de roi. Dieu ne leur avait donné aucun dirigeant humain, car lui-même devait être leur Roi. Il était présent avec eux dans le lieu saint du tabernacle, et il transmettait ses instructions par l’intermédiaire de ses messagers. Mais être différent est difficile, et avec le temps, Israël a cédé à la pression. Ils exigeaient un roi, « afin que nous soyons sur le pied de toutes les nations, et que notre roi nous rende la justice, et marche à notre tête et soutienne nos guerres » (1 Samuel 8:19-20, Bible Perret-Gentil). Ils ne voulaient plus être différents des autres peuples. Pire, ils ne souhaitaient pas être la nation modèle de Dieu ; ils voulaient ressembler au monde qui les entourait. Et plus ils occultaient ce qui les différenciait, plus ils s’éloignaient du Dieu qui les avait créés différents. Si nous n’y prenons garde, nous pouvons faire de même.

Être différent, c’est difficile, et vivre selon la voie de Dieu nous rend invariablement différents. Nous ne nous intégrerons jamais à un monde qui rejette Dieu. Plus nous essayons de nous conformer à ses instructions, plus nous ressentirons la pression visant à nous faire céder à la tentation de vouloir être « comme toutes les nations ». Mais nous sommes différents parce que nous avons reçu un don précieux, qui mérite d'être chéri.

Moïse poursuivit en demandant à Israël : « Quelle est, en effet, la grande nation qui ait des dieux aussi proches que l’Éternel, notre Dieu, l’est de nous toutes les fois que nous l’invoquons ? Et quelle est la grande nation qui ait des lois et des ordonnances justes, comme toute cette loi que je vous présente aujourd’hui ? Seulement, prends garde à toi et veille attentivement sur ton âme, tous les jours de ta vie, de peur que tu n’oublies les choses que tes yeux ont vues, et qu’elles ne sortent de ton cœur. » (Deutéronome 4:7-9). Les sabbats de Dieu, ses jours saints, ses normes de vie : ce ne sont pas seulement des habitudes que nous avons prises, mais des actes qui définissent qui nous sommes. Ne laissez pas le monde vous forcer à y renoncer.

3. Débarrassez-vous de ce que Dieu dit d’abandonner

Il est important de s'accrocher aux choses que Dieu nous donne, mais, à l'inverse, il faut aussi se débarrasser de ce que Dieu demande d’abandonner. Israël a échoué à plusieurs reprises sur ce front. Qu’en a-t-il été des nations que Dieu avait destinées à la destruction et à l'expulsion de Canaan ? La Bible souligne à maintes reprises qu'Israël ne les a pas chassés du pays (Josué 13:13, 16:10, 17:13 Juges 1:21, 27-28, 32). Ces nations restèrent à l'intérieur des frontières d'Israël. Leurs pratiques corrompues (dont les sacrifices d'enfants, voir Deutéronome 12:31) continuèrent de s'infiltrer et de se mêler à la culture d'Israël, laissant le peuple de Dieu de plus en plus à l'aise et accoutumé aux abominations païennes.

Dieu chargea Israël de détruire les « hauts lieux » de Canaan – des hauts lieux de culte païen – (Nombres 33:52). Au lieu de cela, ils insérèrent ces hauts lieux (et les pratiques païennes qui s'y trouvaient) dans leur propre culte de Dieu, ainsi qu'un panthéon d'idoles en expansion. Dieu nous dit, pour une bonne raison, de nous débarrasser de certaines choses. S'y accrocher a des conséquences durables et profondes. Comme le montre l'histoire d'Israël, garder ces influences autour de nous nous transformera, quelle que soit notre force ou notre résistance. Avec le temps, un ruisseau peut percer la pierre la plus dure. Laisser les mauvaises attitudes, les influences indignes et les activités abominables s'immiscer dans nos vies aura inévitablement le même effet.

4. Une fidélité inébranlable ne signifie pas un temps illimité

Dieu est incroyablement patient.

Une patience que nous ne pouvons concevoir et que nous ne méritons pas. Il nous laisse toujours le repentir comme option (1 Jean 1:9). Lorsque nous nous approchons de lui pour obtenir le pardon de nos péchés, avec le désir d'aligner nos vies sur ses commandements, nous trouverons toujours le pardon et l'aide dont nous avons besoin. Plus encore, il étend cette patience au monde entier, « ne voulant point qu’aucun périsse, mais que tous se repentent » (2 Pierre 3:9, Bible Martin). Dans cette vie ou dans l'au-delà, chacun aura l'occasion de comprendre ce qu'il doit faire pour participer à l'avenir incroyable que Dieu nous réserve (pour en savoir plus, lisez Combien de gens sont perdus à jamais ?). Mais il y a une limite à sa patience. Dieu a passé des siècles à envoyer messager après messager pour inciter son peuple à revenir sur le droit chemin ; or, Israël a finalement refusé d'écouter (Jérémie 7:25 ; 32:33). Au lieu de cela, ils ont redoublé de désobéissance. Dieu s'est lamenté à leur sujet : « Ils ont établi des rois sans mon ordre, et des chefs sans se référer à moi ; ils ont fait des idoles avec leur argent et leur or ; c’est pourquoi ils seront retranchés » (Osée 8:4). Leur cœur était résolu à désobéir à Dieu. Ainsi, l'ancien Israël – une nation appelée par le nom du même Dieu, censée montrer au monde entier les bénédictions qui découlent de l'obéissance à Dieu – a finalement été livrée par lui à la captivité et à la destruction. Or, Dieu est patient. Mais un jour, nous devons prendre une décision. Obéirons-nous à Dieu ou non ? Sommes-nous sérieux quant à sa voie de vie, ou sommes-nous réticents à nous engager ? Dieu nous donne toutes les chances de réussir, mais il n’attendra pas éternellement.

De l’espoir pour Israël et un choix pour nous

En fin de compte, il y a encore de l’espoir pour l’ancien Israël. Ils n’avaient pas accès à l’Esprit de Dieu comme son peuple aujourd’hui. Leur « cœur de pierre » (Ézéchiel 36:26) les empêchait d’accepter pleinement ce que Dieu leur montrait. Tout le chapitre d’Ézéchiel 37 parle d’un moment où ils seront ramenés à la vie et auront l’occasion de comprendre et de se repentir. Mais pour ceux d’entre nous qui suivent Dieu aujourd’hui – qui peuvent recevoir l’Esprit de Dieu en eux (Ézéchiel 36:26-27) par le processus de repentir et de baptême – nous avons un choix à faire. Ou plutôt, un choix qu’il nous faut continuer de faire.

Il y a environ 3 500 ans, des événements sont arrivés à des personnes décédées depuis longtemps et dont nous ignorons même le nom, pour la majorité d’entre eux. Si nous le voulons, nous pouvons ignorer les leçons qu'ils ont laissées derrière eux et payer le prix fort de cette ignorance, ou bien écouter et apprendre. Dieu sait où tout cela nous mène. Si nous sommes prêts à accepter notre différence et à rejeter les choses contre lesquelles il nous met en garde, refusant de jouer avec son incroyable miséricorde, nous sommes sur la bonne voie vers un avenir où « Dieu essuiera toute larme de leurs yeux ; la mort ne sera plus, ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu » (Apocalypse 21:4). Tirons les leçons du passé sur notre chemin vers cet avenir. Pour en savoir plus, consultez notre brochure numérique Le dessein que Dieu a pour vous.

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