Apprendre à être une « bonne épouse » demande de la pratique, du discernement et un effort conscient. Cela implique de faire preuve de grandeur d’âme (même quand on n’en a pas envie !)
Tout d'abord, abordons le sujet qui fâche. Vous vous dites peut-être : « Qui êtes-vous pour m'apprendre à être une bonne épouse ? »
Je sais que c'est ce que je penserais si je lisais un article de ce genre ! En réalité, ce que je m'apprête à partager n'est pas quelque chose que je maîtrise parfaitement. Ce n'est pas non plus quelque chose que j'ai inventé simplement pour paraître supérieure aux autres. En fait, tout comme vous, je cherche moi aussi à apprendre comment être une meilleure épouse.
Je fais partie de ces « femmes âgées » dont parle l'apôtre Paul dans sa lettre à Tite. On m'a donc demandé d'enseigner aux jeunes épouses à aimer leur mari (Tite 2:4). En tant qu'épouse, j'ai vécu de nombreuses prises de conscience au cours des trente dernières années. Mon souhait est que le partage de ces expériences puisse aider d'autres femmes à éviter les pièges et à connaître la joie d'un mariage réussi.
Alors, c'est parti !
Des versets bibliques sur ce qu'est une bonne épouse
Les qualités d'une « bonne épouse » que nous aborderons dans cet article reposent sur des principes issus directement de la Bible. Les quatre passages clés suivants peuvent nous servir de fondement chaque fois que nous avons besoin d'un rappel.
Les qualités d'une bonne épouse selon Proverbes 31 :
- Elle se consacre à son mari, à ses enfants, à son foyer et aux personnes dans le besoin (versets 11, 20-21).
- Elle lui fait du bien, et non du mal, tous les jours de sa vie (verset 12).
- Elle est très estimée par son mari (verset 28).
Les qualités d'une bonne épouse selon Tite 2 :
- Elle aime son mari (verset 4).
- Elle est soumise à son propre mari, afin que la parole de Dieu ne soit pas discréditée (verset 5).
Les qualités d'une bonne épouse selon 1 Timothée 3 :
- Elle fait preuve de dignité, de calme et de sérieux dans son comportement (verset 11).
- Elle n'est pas médisante (verset 11).
- Elle est sobre d'esprit et humble (verset 11).
- Elle est fidèle en toutes choses (verset 11).
Les qualités d'une bonne épouse selon Éphésiens 5 :
- Elle se soumet à son propre mari, comme au Seigneur (verset 22).
Six qualités d’une bonne épouse
Approfondissons ces principes et examinons six caractéristiques spécifiques d’une bonne
épouse.
1. Une bonne épouse est une artisane de paix.
Le contraire de la guerre est la paix, n’est-ce pas ? Il est donc logique de rechercher la paix si nous voulons des mariages marqués par moins de luttes, de conflits et de souffrances. La meilleure façon de rechercher concrètement la paix est d’œuvrer pour elle. La meilleure façon de la rechercher sur le plan spirituel est de prier pour l’obtenir.
Prier pour la paix, c’est demander à Dieu sa miséricorde afin qu’il nous accorde un mariage serein et paisible. Il peut être nécessaire de formuler cette prière souvent et avec assurance.
S’efforcer d’être une artisane de paix doit devenir une pensée consciente ou une habitude. En vérité, ce n’est pas toujours facile. Surtout lorsque nous avons l’impression d’être les seules à vouloir instaurer la paix dans une situation difficile !
Il est réconfortant de savoir que nous pouvons demander à Dieu sa miséricorde pour nous aider à être des artisanes de paix dans nos mariages. L’apôtre Paul a écrit à l’assemblée de Rome :
« Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle »
(Romains 14:19). Le roi David connaissait la valeur de cette attitude. Dans le Psaume 34:15, il a dit : « Éloigne-toi du mal, et fais le bien ; recherche et poursuis la paix ».
Conseil pratique : La prochaine fois que vous aurez envie de camper sur vos positions et de vous battre, faites une pause et demandez-vous :
- Ce que je m’apprête à dire m’aide-t-il à être une artisane de paix ?
Lectures complémentaires sur le fait d’être une artisane de paix :
2. Une bonne épouse laisse son mari diriger.
Une recherche rapide sur Google concernant le sens du verbe « diriger » (ou « mener ») révèle
une multitude de définitions ! Il peut signifier :
- Prendre en charge.
- Prendre le commandement.
- Occuper la première place dans une compétition ou devancer un concurrent.
- Être supérieur à.
- Avoir l’avantage sur quelqu’un d’autre.
Aïe ! Avec des définitions aussi agressives, pas étonnant que nous ayons envie de nous braquer !
Heureusement, il existe une autre définition de ce terme sur laquelle nous pouvons réfléchir. Diriger, c’est guider en tenant l’autre par la main tout en avançant. Suivre la direction donnée par son mari devrait caractériser une relation où l’épouse lui fait confiance et le suit – idéalement, alors que lui-même suit Dieu et la guide avec douceur et bienveillance.
Dans sa lettre aux chrétiens d’Éphèse, l’apôtre Paul a demandé aux épouses de se soumettre à leur propre mari comme elles se soumettent au Seigneur (Éphésiens 5:22). Paul a ensuite enjoint aux maris d’aimer leur femme. En réalité, maris et femmes sont tous deux appelés à se soumettre au Christ, chef de l’Église (versets 23-25).
Si le mot soumission vous pose problème, pensez au concept de céder le passage. Visualisez la situation au volant d’une voiture : certes, nous pourrions forcer le passage en nous imposant brutalement pour nous insérer dans la circulation, et peut-être obtenir gain de cause. Toutefois, n’y a-t-il pas des moments où céder gracieusement la priorité à un autre conducteur rend la conduite plus agréable ? C’est une piste de réflexion.
Conseil pratique : La prochaine fois que vous ressentez l’envie de défendre votre opinion à tout prix, faites une pause et demandez-vous :
- Est-ce vraiment pour cela que je veux me battre jusqu’au bout ?
- Est-ce une situation où je pourrais céder et laisser la priorité à l'autre ?
Lectures complémentaires sur la soumission :
- Ce que déclare la Bible à propos de la démission silencieuse
- Trois façons dont l’orgueil peut nous infecter tous
3. Une bonne épouse respecte son mari.
Parlons du respect dans le contexte de la soumission à son mari, en acceptant de le suivre dans ses décisions. L'apôtre Paul poursuit ainsi dans l'épître aux Éphésiens : « Du reste, que chacun de vous [maris] aime sa femme comme lui-même, et que la femme veille à respecter son mari » (Éphésiens 5:33).
N'oubliez pas : il est imparfait. Vous êtes imparfaite. Nous sommes tous imparfaits ! Il arrive que de mauvaises décisions soient prises. Il arrive que nos excellentes suggestions soient ignorées. Et parfois, nous devons en assumer les conséquences. Oui, cela peut être un aspect frustrant (et parfois douloureux) de la condition humaine.
Cependant, respecter son mari signifie l'honorer. Cela implique de prendre en compte ses sentiments et ses souhaits. Cela signifie dire du bien de lui aux autres. Cela signifie laisser tomber les rancœurs avant qu'elles ne s'enveniment pour se transformer en ressentiment, puis en amertume. Le respect envers son mari renforce la confiance.
Le mari de la femme décrite dans Proverbes 31 avait confiance en elle, car elle lui faisait du bien, et non du mal, tous les jours de sa vie (Proverbes 31:11-12).
Conseil pratique : la prochaine fois que vous aurez envie de lever les yeux au ciel, de dire du mal de votre mari ou de lui faire subir le silence boudeur, faites une pause et demandez-vous :
- Ce comportement lui fait-il du bien ou du mal ?
- Me fait-il du bien ou du mal ?
- Agir ainsi va-t-il renforcer mon mariage ou le détruire ?
Lectures complémentaires sur le respect :
4. Une bonne épouse encourage son mari.
Le sens fondamental du mot « encourager » est de rendre quelqu'un plus déterminé, plus optimiste ou plus confiant. À l'inverse, « décourager » signifie priver quelqu'un de courage ou de confiance.
Je préfère de loin être encouragée par quelqu'un plutôt que découragée. Et vous ? Comme nos maris sont humains, ils préfèrent cela aussi. Il nous serait bénéfique de considérer Jésus-Christ comme celui qui nous encourage par excellence et de l'imiter. Dans Matthieu 11:28, il a dit à ses disciples : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos ».
Devenir meilleurs amis signifie apprécier la compagnie de l'autre. Être sa meilleure amie implique d'être à la fois honnête et bienveillante.
Devenir meilleurs amis signifie apprécier la compagnie de l'autre. Être sa meilleure amie implique d'être à la fois honnête et bienveillante.
Une épouse encourage son mari lorsqu'elle l'écoute et échange avec lui alors qu'il se sent fatigué et accablé. Elle doit constituer un refuge où il peut puiser détermination, espoir et confiance. Elle y parvient en passant des moments de qualité avec lui, favorisant ainsi le partage.
L'apôtre Pierre a souligné l'importance de continuer à manifester un amour profond les uns pour les autres. Un amour profond couvre une multitude de péchés (1 Pierre 4:8). Nous témoignons cet amour profond à notre conjoint en l'encourageant chaque fois qu'il a besoin de s'exprimer. Nous le manifestons aussi par une écoute véritable (même lorsqu'il a tort).
Conseil pratique : la prochaine fois que vous ressentez l'envie de vous énerver ou de tirer des conclusions hâtives avant même que votre mari n'ait pu s'expliquer, faites une pause et posez-vous ces questions :
- Cette réaction va-t-elle lui faire perdre courage ou confiance en lui ?
- Que puis-je faire pour renforcer sa détermination, son espoir ou sa confiance ?
Lectures complémentaires sur l'art d'encourager :
5. Une bonne épouse trouve sa joie en son mari.
Il existe un passage du Nouveau Testament que je garde épinglé sur le tableau d'affichage près de mon ordinateur.
« Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous. Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ » (Éphésiens 4:31-32).
Trouver sa joie en son mari signifie tout simplement qu'on aime être en sa compagnie ! Nous ne pouvons pas apprécier la présence de l'autre si nous passons notre temps à nous disputer !
Devenir meilleurs amis signifie apprécier la compagnie de l'autre. Être sa meilleure amie implique d'être à la fois honnête et bienveillante.
Un meilleur ami est prêt à pardonner. Lorsque nous ne pardonnons pas, cela peut engendrer de l'amertume, de la colère, de la médisance et toute forme de malveillance. Certes, le pardon peut être difficile à accorder. C'est alors qu'il nous faut simplement faire confiance à la parole de Dieu et, en nous concentrant sur le verset 32, nous efforcer d'être bienveillantes et compatissantes.
Une épouse devrait également prendre plaisir à son mari sur le plan physique. Complimentez-le quand vous le pouvez et montrez-vous reconnaissante pour tout ce qu'il fait pour entretenir la chaleur du foyer. Il faut beaucoup d'efforts pour faire tourner une maison et une famille ; même les petites attentions méritent d'être reconnues.
Enfin, prendre plaisir à son mari physiquement implique d'entretenir la flamme de l'amour. L'apôtre Paul a exhorté les époux et les épouses à ne pas se priver l'un de l'autre au sein du couple (1 Corinthiens 7:2-6). Il est mal d'utiliser le refus de l'intimité physique comme une forme de punition. Se concentrer sur Éphésiens 4:31-32 est une bonne habitude à adopter.
Conseil pratique : la prochaine fois que vous sentez l'amertume s'installer, faites une pause et
demandez-vous :
- Ce que je m'apprête à faire est-il empreint de bienveillance et de compassion ?
- Suis-je en train de justifier mon manque de compassion et mon refus de pardonner ?
- Suis-je capable de mettre fin à la dispute et de le traiter plutôt comme mon meilleur ami ?
Lectures complémentaires sur l’amour et la bienveillance :
- Le fruit de l’Esprit : la bonté
- Une perspective biblique sur la gestion de la colère
- Le don divin du sexe
6. Une bonne épouse s’efforce de donner le meilleur d’elle-même.
En fin de compte, un mariage implique deux êtres humains imparfaits. Des attitudes, des humeurs et des comportements inappropriés peuvent survenir de part et d’autre. Parfois, la réalité est que l’on est mariée à quelqu’un qui ne semble pas se soucier d’améliorer les choses. Souvent, le désir d’apporter des changements peut sembler unilatéral.
La Bible offre des encouragements si vous avez l’impression que cela décrit votre situation actuelle. L’apôtre Pierre s’est adressé directement aux épouses dans 1 Pierre 3:1 : « Femmes, que chacune soit de même soumise à son mari, afin que, si quelques-uns n’obéissent point à la parole, ils soient gagnés sans parole par la conduite de leur femme ».
Bien que nous ne puissions pas forcer quelqu’un d’autre à changer, nous pouvons travailler sur nous-mêmes pour trouver l’équilibre, la paix et la joie dans la vie. Se fixer des objectifs et adopter de saines habitudes de vie, bénéfiques pour notre santé et notre état d’esprit, peut avoir un impact considérable. Qui sait ? Peut-être que certaines de ces habitudes déteindront sur nos maris et auront un effet positif sur eux.
En s’efforçant d’être une artisane de paix, en laissant son mari diriger, en l’encourageant et en trouvant de la joie à être avec lui, l’épouse apprendra à comprendre ce qui le motive. Elle pourra découvrir les rêves qu’il nourrit. Ceux qu’elle-même caresse. Des rêves qui ont peut-être été mis de côté en raison des responsabilités de la vie.
Aligner ses priorités sur celles de son mari est un bon moyen d’œuvrer discrètement à l’amélioration du mariage.
En fin de compte, nos priorités doivent s’aligner sur celles de Dieu, telles qu’énoncées dans Matthieu 6:33 : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus ».
Conseil pratique : La prochaine fois que vous aurez l’impression de perdre espoir quant à une éventuelle amélioration de votre mariage, faites une pause et posez-vous ces questions :
- Puis-je affirmer en toute honnêteté qu’il n’y a aucun domaine de ma vie que je devrais améliorer ?
- À quoi ressembleraient aujourd’hui, demain et les jours suivants si je faisais les premiers pas pour apporter des améliorations ?
- Est-ce que je mesure vraiment les conséquences à long terme de vivre avec des regrets ?
Lectures complémentaires sur le développement personnel :
Bien que personne ne naisse avec le gène de la « bonne épouse », nous pouvons continuellement exercer et développer cette aptitude. Ce qu’il y a de formidable avec les principes présentés dans cet article, c’est que la plupart de ces qualités aideraient aussi les hommes à devenir de meilleurs maris et nous permettraient à tous d’être de bons enfants de
Dieu.
Alors, efforcez-vous de donner le meilleur de vous-même pour être une bonne épouse en appliquant ces principes à votre mariage dès aujourd’hui !
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