Un ancien remède contre l'isolement et la solitude

Les jours saints de Dieu, largement rejetés et oubliés par le monde moderne, constituent un puissant antidote à la solitude et au manque d’appartenance que beaucoup ressentent aujourd’hui.

La technologie moderne est étonnante. Grâce à Internet, nous pouvons travailler à domicile, choisir des horaires flexibles et accomplir une gamme impressionnante de tâches, allant des opérations bancaires aux achats, en passant par les loisirs et la communication ; tout cela sans quitter notre domicile. Déposer un chèque ? Payer une facture ? Acheter une voiture ? une maison ? Tout peut se faire en ligne. La commodité est incomparable. Mais il y a un inconvénient. Malgré notre hyper-connectivité, nous sommes plus seuls que jamais. Nombreux sont ceux qui souffrent d'un profond sentiment de déconnexion et d'isolement. Nombreux sont ceux qui ont soif de relations et n'éprouvent aucun sentiment d'appartenance. Ironiquement, même les réseaux sociaux conçus pour nous connecter ont contribué à notre détachement croissant les uns des autres.

L'épidémie croissante de solitude

La tendance à l'isolement se développe aux États-Unis depuis des décennies. En 2000, Robert Putnam notait dans son livre Bowling Alone : The Collapse and Revival of American Community [Jouer seul au Bowling : l'effondrement et le renouveau de la communauté américaine] que presque toutes les formes d'interactions sociales en personne étaient en déclin. L'exemple de l'auteur concernant le bowling s'appuie sur son constat : si le nombre de joueurs a augmenté au cours des 20 dernières années, ils étaient moins nombreux à le pratiquer en ligue. Ce constat reflète la baisse du nombre d'adhérents dans de nombreuses organisations, églises, associations et syndicats. Un rapport de 2023 intitulé « Notre épidémie de solitude et d'isolement » du médecin général des États-Unis notait : « Ces dernières années, environ un adulte sur deux aux États-Unis déclarait souffrir de solitude. Et c'était avant que la pandémie de COVID-19 ne nous coupe de nos amis, de nos proches et de nos réseaux de soutien, exacerbant ainsi la solitude et l'isolement. » La solitude est mortelle, tant pour la personne que pour la société. Elle accroît le risque de multiples problèmes de santé, notamment les maladies cardiovasculaires, la démence, la dépression, l'anxiété et la mort prématurée. En fait, l'impact de la solitude sur la santé serait comparable à celui de fumer 15 cigarettes par jour. Elle est considérée comme plus nocive que l'obésité ou la sédentarité. Au niveau sociétal, l'isolement entraîne fragmentation et polarisation. Si nous ne renforçons pas nos liens sociaux, a averti le ministre de la Santé, « nous continuerons à nous fragmenter et à nous diviser jusqu'à ce que nous ne puissions plus nous tenir debout en tant que communauté ou pays. Au lieu de nous rassembler pour relever les grands défis qui nous attendent, nous nous replierons encore davantage sur nous-mêmes, en colère, malades et seuls.» Ce problème ne se limite pas aux États-Unis. Il existe dans le monde entier. Une enquête Statista de 2021 a révélé que le Brésil affichait le pourcentage le plus fort de personnes au monde déclarant se sentir souvent seules. Viennent ensuite la Turquie, l'Inde, l'Arabie saoudite et l'Italie. Le Canada se classait 16e et les États-Unis 17e.

Une solution biblique à l'appartenance

La Bible offre des solutions puissantes à ce problème croissant. Par exemple, Dieu a donné aux anciens Israélites une série de fêtes destinées à favoriser la communauté, le culte et l'appartenance. Lorsque Dieu a donné ces jours spéciaux à l'ancien Israël, il a expliqué que ces jours saints devaient être proclamés en tant que « saintes convocations » (Lévitique 23:2, 4). Le mot hébreu traduit par  convocations est miqra, qui signifie assemblée sacrée. Ces assemblées avaient lieu le sabbat hebdomadaire du septième jour et lors des jours saints annuels tout au long de l'année. Ces jours-là, les Israélites devaient s'abstenir de leurs travaux habituels (versets 3, 7, 8, 21, 25, 28, 35, 36) et se rassembler pour adorer Dieu. Une grande importance était accordée à la participation de tous. Par exemple, si quelqu'un ne pouvait pas célébrer la Pâque parce qu'il avait touché un cadavre humain et de fait, était donc devenu rituellement impur, il pouvait la célébrer un mois plus tard (Nombres 9:9-11). En revanche, quiconque pouvait célébrer la Pâque, mais refusait de le faire, était « retranché du milieu de son peuple » à cause de « son péché » (verset 13, Bible Lemaître de Sacy). La fête des expiations devait être observée par le jeûne (s'abstenir de nourriture et de boisson pendant 24 heures). Les gens auraient naturellement tendance à ne pas vouloir l’observer. Mais il ne s’agissait pas d'une simple observance facultative pour ceux qui étaient prêts à endurer cette privation. Tout Israélite qui ne jeûnait pas ce jour-là était  retranché de son peuple (Lévitique 23:29). Le point culminant des fêtes annuelles de Dieu avait lieu après la récolte d'automne. Pour ces jours saints, les gens se rendaient au lieu choisi par Dieu pour leur célébration. À l'époque des rois, c'était Jérusalem. Les fêtes d'automne étaient particulièrement joyeuses, et représentaient le point culminant de l'année. Les gens économisaient un dixième de leurs revenus pour profiter des fêtes, ce qui leur permettait de se rassembler, d'adorer Dieu et de se réjouir devant l'Éternel pour les bénédictions reçues (Deutéronome 14:22-26). Là encore, l'accent était mis sur la célébration de ces jours par toute la congrégation et sur la joie commune. Les Lévites, les étrangers, les veuves et les orphelins devaient être pourvus financièrement afin que tous puissent se réjouir ensemble (v. 29). Ces assemblées rappelaient aux Israélites leur relation privilégiée avec Dieu, sa bénédictions et leur identité commune en tant que son peuple, uni dans le culte et la foi.

Un héritage spirituel

Lorsque les Israélites observaient de telles assemblées ordonnées, Dieu voulait qu'ils se souviennent de son implication dans la création et dans l'histoire de leur nation. Ils devaient se rappeler qu’« en six jours l'Éternel a fait les cieux, la terre, la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé le septième jour » (Exode 20:11). Se reposer le septième jour imiterait l'œuvre du Créateur. Deutéronome 5 ajoute également qu'en observant ce jour, les Israélites devaient se souvenir « que tu as été esclave au pays d’Égypte, et que l’Éternel, ton Dieu, t’en a fait sortir à main forte et à bras étendu : c’est pourquoi l’Éternel, ton Dieu, t’a ordonné d’observer le jour du repos » (verset 15). Ce miracle stupéfiant de la délivrance de l'esclavage – sous lequel ils n'avaient probablement pas de jour de repos – était également lié à l'observance de la fête des semaines et de la fête des tabernacles (Deutéronome 16:12 ; Lévitique 23:42-43). Se rassembler pour observer les jours saints de Dieu permettait aux anciens Israélites de se souvenir de leur histoire, de se rappeler de la façon dont Dieu les avait délivrés, leur donnant ainsi un fondement solide à leur identité, un sentiment d'appartenance et, surtout, une profonde gratitude envers leur Dieu. Malheureusement, les anciens Israélites oublièrent largement ces instructions. Ils créèrent leurs propres cultes, y incluant des pratiques païennes. Le rejet du sabbat du septième jour conduisit la plupart des douze tribus d'Israël à perdre leur identité et leur relation avec Dieu. Seule la tribu de Juda, dont le peuple continua d'observer le sabbat, conserva son identité. Les chrétiens du Nouveau Testament qui observent le sabbat et les jours saints de Dieu bénéficient de bienfaits communautaires similaires, dotés d'une signification spirituelle encore plus grande.

Le lien chrétien avec les jours saints de Dieu

Beaucoup de gens pensent à tort que les fêtes données par Dieu à l'ancien Israël n'étaient que des cérémonies propres à cette nation. Pourtant, le récit biblique montre que Jésus, les apôtres et l'Église du premier siècle de notre ère ont continué à les observer, avec une signification spirituelle accrue. Par exemple :

  • L'observance de la Pâque est liée au don de sa vie par Jésus pour le pardon de nos péchés (1 Corinthiens 5:7).
  • La fête des pains sans levain nous rappelle de vivre une vie convertie (1 Corinthiens 5:6-8).
  • La Pentecôte commémore la réception du Saint-Esprit par ceux qui sont appelés à former l'Église de Dieu du Nouveau Testament (Actes 2:1-4).
  • La fête des trompettes représente le retour de Jésus-Christ pour gouverner la terre (Apocalypse 11:15).
  • La fête des expiations symbolise l’enchainement de Satan afin que les humains ne soient plus trompés par lui et les démons (Apocalypse 20:1-3).
  • La fête des tabernacles préfigure le règne de Christ sur terre, secondé des saints, pendant 1 000 ans (verset 4).
  • Le dernier grand jour représente le moment du jugement, où tout être humain qui n'a pas pleinement connu les commandements de Dieu aura la possibilité de choisir sa voie et de recevoir la vie éternelle (versets 11-12).

Ces fêtes annoncent un avenir où les gens auront la possibilité de vivre dans des communautés converties fondées sur l'amour, l'harmonie, un gouvernement et une vie justes, des opportunités et le sentiment d'appartenir à la plus grande de toutes les congrégations. La signification des fêtes de Dieu révèle la façon divine d’accueillir des fils et des filles dans sa famille en tant qu'êtres spirituels vivant avec lui pour l'éternité. C'est la raison ultime de la venue de Jésus sur terre : mourir en paiement des péchés de ceux qui se repentiront de leur mode de vie pécheur afin de pouvoir faire partie de cette famille spirituelle. Comme l'a noté l’apôtre Jean : « Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jean 1:12). Développant ce principe, Jésus a enseigné qu'il était le pain de vie et que ceux qui croyaient en lui pouvaient avoir la vie éternelle (Jean 6:35-40). La communauté éternelle et avoir un rôle dans la famille de Dieu sont la solution ultime à l'isolement et à la solitude, maintenant et pour toujours. L'Église de Dieu continue de bénéficier des bienfaits de ces fêtes aujourd'hui. Pour en savoir plus, consultez Des jours fériés aux jours saints : le plan divin pour vous.

Poursuivez votre lecture

Ask a Question
×

Discern is published every two months and is available in digital and print versions. Choose your preferred format to start your subscription.

Print subscriptions available in U.S., Canada and Europe