Ressources pour étudier la Bible – par où commencer ?

Il existe, de nos jours, plus de ressources pour l’étude de la Bible que jamais auparavant. Mais n’oubliez pas de d’abord consulter la Bible elle-même !

En matière d’études bibliques, la Bible est – à n’en pas douter – la meilleure ressource à consulter!

Cette dernière n’est pas seulement bonne à lire, mais aussi à étudier. On l’a décrite comme l’ouvrage le plus lu et le moins compris. Cela est dû, en partie, à ce qu’on ignore comment s’en servir et qu’on ne l’étudie pas soigneusement. Ne sous-estimez surtout pas son étude, car c’est seulement en l’étudiant qu’on peut mieux la comprendre.

Il existe plusieurs ressources :

  • Diverses versions
  • Des concordances
  • Une certaine connaissance des manuscrits du Nouveau Testament utilisés pour diverses traductions.

Les diverses versions de la Bible

Savez-vous quels sont les atouts et les faiblesses des versions de la Bible disponibles en français ? Certaines versions sont connues pour leur traduction au « mot-à-mot », une correspondance formelle et littérale, leurs auteurs étant désireux de traduire avec la plus grande précision possible chaque mot dans l’original. D’autres traductions sont connues pour mettre surtout l’accent sur les idées contenues dans le texte, l’équivalence dite dynamique ou fonctionnelle, attachant moins d’importance au sens individuel des mots.

Les versions françaises collant généralement davantage au texte original et traduisant davantage « à la lettre » comprennent :

  • la version Louis Segond et ses diverses révisions (1910, 1975, la Nouvelle Édition de Genève, la Nouvelle Bible Segond)
  • la version Synodald
  • la version Ostervald
  • la version Martin
  • la version Darby
  • la version d’André Chouraqui

L’Église de Dieu, Association Mondiale préfère utiliser les versions collant davantage au texte original. À cet effet, elle conseille à ses lecteurs de consulter plusieurs versions car, en faisant ainsi, ils peuvent davantage cerner l’intention originale du texte original hébreu ou grec. Notre expérience et nos recherches, au fil des années, nous font préférer les diverses éditions de Louis Segond.

Il existe, de nos jours, un certain nombre de versions qui ne collent pas de très près au texte mais traduisent « la pensée » de toute une phrase, selon eux, plutôt que de traduire les mots précisément. On appelle cette approche l’équivalence dynamique. Ces versions comprennent :

  • la Bible de Jérusalem
  • la TOB (Traduction œcuménique de la Bible)
  • la Bible en Français Courant,
  • la Parole de VIE (2000),
  • la Parole Vivante et
  • la Bible du Semeur.

Elles ne sont pas aussi fidèles au texte original et par conséquent aussi fiables. 

Les Bibles traduisant « la pensée » du texte se sont multipliées, ces dernières années, dans un souci de « simplifier » les Écritures. Or, quand une idée, dans un passage donné, est mal comprise des traducteurs, ces derniers ont tendance à fournir aux lecteurs leurs propres interprétations, déformant dans certains cas le sens de la Bible. Il est donc préférable de consulter une version parfois moins agréable à lire et d’un style moins attrayant, mais plus fidèle à l’original.

Les concordances bibliques

Si vous désirez savoir où, et combien de fois, dans la Bible, un mot est utilisé, une concordance des Saintes Écritures, comme celle d’après les versions Segond et Synodale, s’avère très utile. En fait, après la Bible, c’est probablement l’outil le plus utile dans l’étude des Écritures.

Les Bibles dites interlinéaires ou les lexiques hébreu/français ou grec/français ou les Bibles bilingues sont également très utiles pour l’étude des mots originaux hébreux ou grecs (de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament). Ces mots sont notamment, et souvent, expliqués à partir de la Concordance anglaise de Strong et leur explication est souvent disponible en ligne, en français, sur Internet.

Soyez conscient des manuscrits grecs sous-jacents du Nouveau-Testament

Un manuscrit est un livre rédigé à la main ou un texte original d’un auteur. Les textes originaux du Nouveau Testament n’existant plus, les manuscrits grecs en circulation de nos jours sont des copies des originaux préservés par des scribes.

Les manuscrits utilisés par la plupart des versions Segond sont les manuscrits alexandrins (d'Egypte), mais le plus souvent s avec des ajouts tirées du « texte reçu ». Beaucoup de ceux qui préfèrent ces manuscrits (du « texte reçu ») notent qu'ils sont issus de manuscrits qui ont été soigneusement copiés et conservés. Ils font partie d'un grand groupe de manuscrits connus comme le type de texte byzantin, qui représentent environ 95% de tous les anciens manuscrits grecs. Le texte reçu est très similaire au texte majoritaire, qui a été établi en comparant ce grand groupe de manuscrits byzantins.

D'autre part, plusieurs traductions récentes (par exemple la Parole de Vie – PDV, la traduction Œcuménique – TOB, et la Nouvelle Bible Segond – NBS) utilisent seulment les manuscrits alexandrins (d'Egypte). Certains préfèrent ces derniers parce que les quelques exemplaires qui existent sont datés bien avant les manuscrits de la majorité. Mais il existe des doutes concernant l'exactitude des manuscrits alexandrins.

La plupart des informations contenues dans ces différentes familles de manuscrits sont les mêmes. Certains prétendent qu’un nombre infime des différences, s’il en existe, sont de nature doctrinale. Néanmoins, les manuscrits utilisés ont un impact sur les mots que nous lisons dans nos Bibles. Considérons la fin de la prière modèle dans Matthieu 6:13 :

  • (NEG) « Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen !"
  • (PDV) « Et ne permets pas que nous soyons tentés. Mais libère-nous de l’esprit du mal. »
  • (TOB) « Et ne nous conduis pas dans la tentation, mais délivre-nous du Tentateur. »
  • (NBS) « Ne nous fais pas entrer dans l’épreuve, mais délivre-nous du Mauvais. »

La dernière phrase dans la NEG (« Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen ! ») est omise dans les manuscrits alexandrins. Par conséquent, elle ne figure pas dans certaines traductions récentes, que ce soit celles au mot à mot ou celles à équivalence dynamique.

Dans l'ensemble, le texte des manuscrits d'Alexandrie contient un peu moins de mots et moins de versets. Par conséquent, si le texte d'Alexandrie était devenu la norme en premier, des versets comme ceux-ci auraient été omis de la plupart des Bibles depuis des années. Pourtant, ces mots peuvent revêtir, et ont été, d'une importance capitale pour ceux qui croient que le texte majoritaire est plus précis. L'exemple suivant est tiré d’Actes 18:21 :

  • (NEG) « Mais il n’y consentit point, et il prit congé d’eux, en disant : Il faut absolument que je célèbre la fête prochaine à Jérusalem. Je reviendrai vers vous, si Dieu le veut. Et il partit d’Ephèse. »
  • (NBS) « Il prit congé d’eux en disant : Je reviendrai chez vous, si Dieu le veut. D’Ephèse il fit voile… »

La NBS omet les mots, « Il faut absolument que je célèbre la fête prochaine à Jérusalem » car ceux-ci sont absents dans les manuscrits alexandrins. Toutefois, cette omission pourrait masquer l’observance des fêtes divines, ce qui était la norme pour Paul, ainsi que pour les chrétiens à la fois juifs et païens (Actes 17:2 ; 18:4).

Ces ressources sont les outils principaux permettant d’étudier la Bible. Il s’agit, pour vous, d’accéder à bien autre chose qu’une simple connaissance ; l’étude de la Bible vous aidera à prendre de meilleures décisions et, de ce fait, améliorera la qualité de votre vie à présent, et pour l’éternité !

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